Et puis s’efface…

Posted on 23 novembre 2006

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J’ai marché sur la lune,
là où se croisent
serpent et éléphant,
là où la nuit traverse un cimetière
et se regarde entre rire et dédain,
entre pluie et chagrin.

Faut-il en rire?… Je n’en sais rien!

La pluie est comme un mot d’amour,
tu marches et ça laisse une trace,
et puis s’efface.

Qu’un homme meure,
qu’un homme pleure,
ce n’est que les larmes d’Allah,
le sang du Christ,
de l’Au-Delà,

et puis s’efface.

Et la guerre, et la guerre, et puis…

Marcher sur une terre aride,
ça ne fait que de la poussière,
et le serpent juste s’écarte,
entre dans son trou,

ce n’est que pour mieux revenir,
et pas même la pluie.

La pluie est comme un mot d’amour,
tu le berces au creux de ta main
et tu pleures d’envie,
tu pleures de vie.

Et la guerre, et la guerre, et puis…

Qu’un homme meure,
qu’un homme pleure,
ce n’est que le sang de la vie,
et c’est toujours le premier sang
de ceux qui n’ont rien à pleurer,
et puis s’efface.

J’ai marché sur la lune,
là où l’enfant pleurait sa mère,
là où urine un ciel sans eau,
et pas un regard,
et pas un soupçon,
entre pluie et chagrin.

Faut-il en rire?… Je n’en sais rien!

Et la prière de l’éléphant,
ce n’est que les larmes d’Allah,
le sang du Christ, de l’Au-Delà,

et puis s’efface.

Et la guerre, et la guerre, et puis…

La pluie est comme un mot d’amour,
une caresse où bat le sang,
et puis s’arrête.


……………….. Pour en finir avec la barbarie (2)

……


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