Le suicide du papillon

Posted on 2 décembre 2006

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Cœur serré comme un trou,
corps posé en sous-main,
étreinte de la vie,
cassée, comme une feuille –
L’empreinte d’un corps chaud
dans le brouillard du soir
et résonne une cloche
un peu comme un tambour –
Petits désirs sans lendemain,
le jaillissement de l’eau
sur le trottoir du vent,
ça fait comme une coupure
juste dessous le sein –
Perte de nuit, de jour,
insolation de pleine lune
où ton corps se bouscule
à la quête d’un corps,
caresse de la dent
qui te mord à l’oreille –
le cœur serré comme un caillou
à peur de mort aux rats,
et les rats n’avaient pas
déserté le navire,
rien qu’attendre la fin
sans poser de questions –
sur un chemin de croix.

Nuit fermée, à deux mains,
sous une couverture usée,
et se promène au vent
un incertain sourire –
sourire de biais,
comme une fenêtre entrebâillée

…………………….

La solitude sans lendemain d’une nuit à veiller
où juste un papillon se reheurte à la lampe –
l’attente du sommeil,
ce pourrait être un peu comme le suicide du papillon,
il se heurte à la lampe à plus savoir que vivre,
plus savoir que mourir,
et le bruit de ses ailes est comme un cri de rage.

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