Filmographie (extraits)

Posted on 25 décembre 2008

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Paroles de Danses – 1997-2000

«Paroles de Danses est une invitation à entrer dans l’univers créatif de chaque chorégraphe, et à découvrir avec lui/elle le renouveau de la danse aujourd’hui. Loin des conventions du ballet classique, c’est avant tout la rencontre avec un mouvement artistique moderne et vrai. Rejet des frontières et des «classicismes», pluralité, plasticité, théâtralité, musicalité, c’est le reflet d’un mouvement né dans les années 80 et toujours renaissant qui s’exprime à l’image avec force et passion : les regards parlent avec intensité, le corps raconte indiciblement, la musique accompagne les silences…»

Paris Première, 1998

Les quinze numéros de la série ont été produit par Injam Production et Paris Première de 1997 à 2000 :

Charles Cré-Ange, Joëlle Bouvier-Régis Obadia, Claude Brumachon, Régine Chopinot, Philippe Découflé, Maryse Delente, Catherine Diverres, Odile Duboc, Jean-Claude Gallotta, Maguy Marin, Mathilde Monnier, Josef Nadj, Angelin Preljocaj, François Raffinot, Karine Saporta.

Présentation

La danse a connu un véritable bouleversement en France depuis les années 80. Ouverture, rejet des frontières et des «classicismes», pluralité, oralité, théâtralité, plasticité… Tous les champs d’investigation se sont trouvés ouverts pour en faire, peut être, l’une des expressions artistiques les plus riches de la fin du XXème siècle.

Vingt ans de recherches, de travail, d’obstination, mais toujours et avant tout avec cette idée d’une ouverture totale, ont contribué à faire de ces générations de danseurs et de chorégraphes, un «mouvement» ; un mouvement qui n’en sera jamais un, car il n’hésite pas à se déstructurer ou se restructurer sans cesse.

Quinze, Vingt, Vingt-cinq ans qui ont contribué à donner une autre place à la danse ; aujourd’hui, la danse n’est plus seulement la «danseuse» de ces messieurs, mais un art, un ouvrage, un artisanat parfois ; un regard sur le monde en tout cas, sur la vie… Il convenait enfin qu’elle prenne aussi sa place dans ce miroir du monde qu’est la télévision.

Un regard, un parcours, des images, une vie, c’est ce qu’évoqueront avec nous quinze de ces chorégraphes auteurs qui ont fait de ces vingt ans de danse une nouvelle étape des évolutions artistiques, une nouvelle émergence de la vie dans l’art…

A peu de choses près, c’est ce que j’écrivais il y a bientôt dix ans pour la série des «Paroles de Danses». Depuis, de nouveaux regards sont nés, d’autres ont changé ou évolué. Surtout, un autre regard s’est forgé, celui du spectateur. Et celui des médias aussi. La danse, les danses ont bougé, avec notamment une ouverture vers les «cultures urbaines» (break, rap, hip hop…) – encensées par certains ou qualifiées par d’autres de «sous culture».

Néanmoins, faute de mieux, faute d’autres, en 10 ans, la série «Paroles de Danses» est devenue une sorte de «référence» en matière de danse contemporaine – simplement parce qu’il y s’agit de paroles vraies, du simple regard de créateurs sur eux-mêmes, sur la danse, et sur le monde qui les nourri.

Dossier de Presse (1997/2000), (extrait)

Paroles de Danses est une série de documentaires vidéos de 26 minutes présentant chacune un chorégraphe contemporain. Chaque film se compose d’extraits d’une pièce entrecoupés d’entretiens et doit constituer un portrait du chorégraphe au travers de son travail et de sa création. Dans les entretiens seront insérées des photos de la pièce, des images de répétition et des inserts de texte présentant sommairement le parcours du chorégraphe.

Le but général de la série est, au travers d’une galerie de portraits de présenter un large panorama de la danse contemporaine en France dans sa diversité.

L’objectif étant d’aboutir à un portrait «simple» et court qui présente le travail artistique et la démarche du chorégraphe de telle sorte que tout public – et particulièrement un public non «averti» – puisse s’y intéresser. Le choix de ne présenter qu’une seule pièce est ainsi essentiel. Dans le cadre d’un 26 minutes, il s’agit en effet d’assurer une continuité visuelle permettant plus facilement d’amener à la danse le grand public. Il s’agit également de présenter une démarche artistique, ce qui ne peut se faire qu’avec un certain développement.
A l’inverse, le but de l’entretien n’est surtout pas de décrire la pièce, mais réellement de tenter de présenter à chaque fois de manière «simple» un parcours et une démarche créatrice, et, à l’issue de la série, un panorama de la danse contemporaine.

Des thèmes spécifiques seront abordés à chaque fois suivant le parcours du chorégraphe, par exemple, la pluralité des danses, la notion de répertoire, le travail d’équipe …
Un cohérence de montage fera en sorte que, bien que chaque film constitue une entité en soi, la série forme un ensemble, une «collection» en laquelle les chorégraphes se répondent les uns aux autres.

Format : 15 x 26 minutes Betacam numérique 16/9 – Réalisation : Jean-Michel Plouchard – Production : Injam Production – Paris Première

Extrait de presse

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Nouvelles Pistes

Trois documentaires sur les Nouveaux Cirques de Bernard Schmitt et Jean-Michel Plouchard
Format Betacam numérique 4/3 – Durée des épisodes 26 minutes

A la fin des années 50 et pendant les années 60, la musique populaire s’est réinventée et a bouleversé les mœurs en créant le rock-n roll et ses enfants plus ou moins naturels.
Dans les années 70, le théâtre a fait sa révolution grâce à la décentralisation, l’invention du « public populaire », et l’ouverture aux cultures étrangères. Dans les années 80, la danse a brisé son image en réinvestissant d’autres formes artistiques.
Depuis quelques années, c’est au cirque (mais peut-on encore parler de cirque ?) que s’inventent de nouvelles pistes de création : pluralité, appétit, aventure, exigence, regards vers le théâtre, la danse, la musique, les arts plastiques… ouvertures hors les murs, hors les pistes.

C’est de cette émergence d’un nouveau type de spectacle dont des trois documentaires se veulent être le reflet.

Quelques notes sur les compagnies…

Avec au coeur Agathe et Antoine (Grand Prix National du Cirque 1993) et Lazlo Hudi (émule de Josef Nadj), mais aussi Kathleen Reynolds (Sidonie Rochon, J. Nadj), Les Colporteurs font entrer la danse et la poésie dans le cirque. De la voltige dansée ordonnée par un magicien fou, ainsi pourrait-on qualifier leur création d’après « Le Baron Perché » d’Italo Calvino. Quand le cirque se réinvente… Combien de temps dureront-ils ?

Acrobates et comédiens, Adrienne Larue et Dan Demuynck ont créé d’abord une famille puis la Compagnie Foraine en 1974. Leur esprit du cirque aux yeux grands ouverts nous fait entrer dans l’univers toujours renouvelé, bizarre et farfelu, de leurs créations, à la rencontre d’auteurs de théâtre ou de plasticiens… Quel regard nous apportent les plus anciens de ces jeunes ?

Composé d’Emmanuelle Jacqueline, Hyacinthe Reisch et Jean Paul Lefeuvre, formé au Centre National des Arts du Cirque et qui avaient partagé l’expérience du Cirque 0, Que-Cir-Que crée des spectacles à mi-chemin entre la chorégraphie, le théâtre absurde et le cirque acrobatique, faisant surgir des images belles insolites et poétiques. Trois clowns, ni tristes ni gais, mais étonnés et distanciés. Mais jusqu’à quand tiendra un spectacle aussi contitué d’eux-mêmes ?

… et questionnement

En France, et dans la majorité des pays européens, le cirque est, par le nombre de spectateurs réunis chaque année et par la notoriété spontanée qu’il génère, le premier parmi les spectacles vivants. Mais cette familiarité immédiate s’accompagne d’une image fondamentalement traditionnelle, ancienne, poussiéreuse parfois, confortée par des années de « Piste aux Etoiles » et autres « Cirque de Moscou », pleine de familles mythiques, d’éléphants fatigués et d’Augustes poussifs.
Or, depuis la fin des années 70 et la crise financière qu’il a traversé à cette époque, le cirque a plus qu’évolué, il a explosé, changé ses pratiques, bouleversé sa poésie propre et il est devenu un lieu de recherche, d’expérimentations, qui bouge en permanence, alors même que le théâtre, après les bouleversements de la décentralisation, s’est profondément replié dans une certaine léthargie, et que la musique (même le rock) s’est largement « embourgeoisée ».

Pour changer, le cirque a cassé ses propres frontières et est allé chercher du côté du théâtre, de la mise en scène, de la musique, de la danse, de l’opéra parfois, pour en faire un melting-pot, un vivier, un lieu de rencontres et de confrontations expérimentales.
Il a voulu, tout en l’intégrant de plain-pied, dépasser la simple « performance » qui était le seul discours du cirque, pour la mettre au service d’une émotion plus clairement poétique. Cette émotion est multiple et chaque compagnie a la sienne, qui va de la violence « rock » (Archaos) à la poésie un peu douloureuse de l’Est (Colporteurs, Volière Dromesko) en passant par la « comédie musicale » à l’américaine (Cirque du Soleil) ou bien d’autres choses.

Les artistes du cirque – équilibristes, jongleurs, trapézistes… – ne présentent plus seulement un « numéro », ils l’intègrent à un récit, à un style poétique donné. Ils sont devenus comme des musiciens, capables de jouer des partitions très différentes. Ils amènent leurs techniques pour les mettre au service d’une œuvre plus vaste. En cela, la pratique traditionnelle du cirque a considérablement évolué, passant de la famille permanente, dépositaire de l’esprit d’un cirque, à la création de compagnies mouvantes, réunissant pour un temps des artistes qui iront ensuite prêter leur talent à d’autres aventures.

C’est ce vivier que nous nous proposons de donner à voir. Notre méthode sera faite de légèreté (équipes réduites), d’humilité (les films seront ceux des compagnies visitées autant que les nôtres) et de curiosité.
Interviews des créateurs et extraits de spectacles filmés constitueront le corps de ces films, mais aussi « portraits de troupes » tant il nous semble important, dans ce cas si particulier du cirque, de donner à voir cette pratique et ce mode de vie réellement différent.

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Maguy Marin, du ram-dam en banlieues

Documentaire
52 minutes
Réalisation : Jean-Michel Plouchard, 2000
Format : Betacam numérique 4/3

En 1998, la chorégraphe Maguy Marin quittait le Centre Chorégraphique National de Créteil pour s’installer et développer son travail dans la banlieue lyonnaise.

En créant son propre lieu d’abord, l’usine Ram-Dam, dans une ancienne menuiserie désaffectée de Sainte-Foy ; lieu de travail pour sa compagnie d’abord, en attente de nouveaux locaux, puis très vite lieu d’accueil et d’échange ouvert aux autres artistes : « ouvert à toutes les formes d’échange… Ram-Dam veut donner du temps à l’émergence d’expériences singulières qui n’ont pas pour vocation première d’être commercialisées »…
Surtout, en acceptant de prendre la direction d’un projet tout aussi ambitieux que périlleux, l’implantation d’un Centre Chorégraphique National à Rillieux-la-Pape, cité de la banlieue lyonnaise -rendue tristement célèbre en 1995 par l’affaire Khaled Kelkal – en recherche d’une nouvelle image, afin, dans le cadre de la réhabilitation d’une tour HLM d’un quartier particulièrement désenclavé, de mener une « action d’échange et d’ouverture envers une population particulièrement isolée et défavorisée. »

Filmé en 1998/1999, « Maguy Marin, du Ram-Dam en banlieue » est un documentaire témoignage, suivant étape par étape les premiers pas de cette installation à Rillieux-la-pape, les enjeux, les actions, les réalisations et les désirs, mais aussi les questionnements et les premiers écueils.
Témoignage sur une chorégraphe qui s’implique dans la vie quotidienne, mais aussi peinture de cet engagement, et donc des coulisses et des différents acteurs du projet, de leurs regards, parfois inverses, sur des désirs et des réalités.

Un travail d’écoute avant tout, avec une équipe de tournage légère qui s’intègre aux actions, « fasse partie des murs », afin de rester le plus possible en transparence et laisser parler les acteurs du projet. Saisir des instantanés, ces moments de vie qui constituent l’ensemble d’une réalisation.

Ainsi que nous le dit la chorégraphe, « nous associer à la construction d’une culture pour demain. »

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Jardin (s) de femmes…
vues par un autre…

documentaire de 26 minutes
format bétacam SP 4/3
réalisation : Jean-Michel Plouchard – 2001
autour du spectacle « Jardin de femmes » de Jean-Marie Maddeddu

Acteur, auteur, metteur en scène, réalisateur, musicien… Jean-Marie Maddeddu est un créateur de spectacles multiformes, iconoclaste et atypique. En 2001, il crée Jardin de femmes, un spectacle pour 12 danseuses-comédiennes, destiné autant à la scène qu’à la rue. 12 femmes de continents, de races, de cultures différentes sont ici réunies pour figurer le (les) secrèt(s) de La femme ? Des femmes. Un spectacle engagé sur la condition des femmes dans le monde qui doit autant au metteur en scène qu’aux danseuses.

En 2001, Jean-Michel Plouchard, réalisateur tout aussi atypique rencontre « Dudu » et sa tribu féminine, en pleine création – gestation serait le mot juste – au travers d’un film où se dévoileront 12 portraits de femmes confrontées, dans le monde clos des salles de répétition, à l’univers fantasque et fantastique de leur metteur en scène. Il en naîtra le journal d’une création sous le titre de Jardin(s) de femmes vues par un autre.

Le principe, une caméra et un micro ouverts en quasi permanence pour une saisie au plus proche, et quelques confidences que l’on aurait peut-être voulues hors micro. Montrer les boires ou déboires d’une création par un homme d’un Jardin de femmes.
Un film crée lors de résidences à Chalon sur Saône et à Lille, de répétions publiques, du spectacle représenté en rue et en salle (à Chalon, Beaubourg et Bezons). Journal et questionnement sur une création, il tentera de dévoiler le regard qu’un homme peut porter sur les femmes, de montrer, surtout, des regards de femmes sur le monde.

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Déséquilibres
Documentaire de Jean-Michel PLOUCHARD
52 minutes / 2008

Après avoir passé dix-sept ans à la direction du Centre Chorégraphique National de Franche-Comté à Belfort, Odile Duboc et son équipe, Contrejour, partent vers d’autres aventures. Pour clore ce « séjour », la chorégraphe imagine La Pierre et les Songes, un rêve de danse pour 300 amateurs, une vingtaine de professionnels et quelques lieux typiques de Franche-Comté et du Jura.
L’occasion d’un film bien évidemment, mais ici, de l’artiste ou de l’amateur, lequel a le plus à dire ? Si l’artiste donne à voir, c’est l’amateur qui est au coeur de la représentation.
Ils sont plombier, enseignant, maçon, mère au foyer… Pour beaucoup, la danse et le langage du corps sont une découverte.
C’est donc leur regard qui nous guidera en un film où, pour une fois, les mots de la danse ne seront pas simplement portés par l’artiste lui-même, mais vu de l’autre côté de la rampe.
Portrait d’une poétique au quotidien, ou comment la danse peut aussi s’inscrire aussi dans la vie de tout un chacun.

©24Images – Faites un Voeu – Franche 3 Bourgogne Franche-Comté

Vu sur le site www.macommune.info

Déséquilibres donne la parole aux danseurs sur fond de Citadelle

Samedi 14 juin à 16h15, la chaîne régionale France 3 Bourgogne Franche-Comté diffuse un documentaire de 52 minutes qu’elle a coproduit. Ce film est en lien avec le dernier projet franc-comtois d’Odile Duboc “La pierre et les songes” qui eut pour cadre plusieurs lieux dont la Citadelle de Besançon.

Avant de quitter le Centre Chorégraphique National de Franche-Comté à Belfort qu’elle a dirigé durant dix-sept ans, Odile Duboc a imaginé “La pierre et les songes”, un rêve chorégraphique pour 300 danseurs amateurs et une vingtaine de professionnels qui serait donné dans quatre lieux franc-comtois et suisse, dont la Citadelle de Besançon.

De la première rencontre des amateurs en 2006 à la création en septembre 2007, toutes les étapes de cette aventure tant chorégraphique qu’humaine ont été suivies par le réalisateur Jean-Michel Plouchard. “Je n’ai pas voulu faire un énième film sur la danse contemporaine, a-t-il indiqué à la projection en avant-première au Petit Kursaal à Besançon. J’ai choisi de laisser la parole aux danseurs amateurs afin de saisir leurs réactions par rapport à la danse, à la relation à l’autre. C’est pourquoi Odile Duboc n’est présente dans le film qu’en retrait par rapport à eux”.

Enseignante, plombier, étudiante, mère au foyer, journaliste, éducatrice, plâtrier, etc. Quatorze hommes et femmes ayant participé à ce projet ont ainsi été interviewés et livrent leurs impressions tout au long du documentaire. Ces séquences sont entrecoupées d’instants de danse saisis par la caméra durant les spectacles ou leur préparation.

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Sur les traces de Merce Cunningham
Un documentaire de 52 minutes, écrit et réalisé par Jean-Michel Plouchard
coprduction : Injam production/Mezzo 2009
Première diffusion : Mezzo, 13 décembre 2009

Juste un avant goût :

« En 2009, le chorégraphe Merce Cunningham aura 90 ans. A cette occasion, de nombreux hommages lui seront rendus de par le monde et il présentera en Europe ses dernières créations. »C’est ainsi que débutait la présentation de mon film, il y a près d’un an. Mais la mort a été plus rapide, elle a emporté Merce le 27 juillet 2009, quelques mois après son anniversaire !En soixante ans de création, il a révolutionné la danse en la libérant des conventions formelles du ballet. La plupart des danseurs et chorégraphes actuels, même ceux qui ne s’en réclament pas, sont les héritiers de son école. Incontestablement il y a un avant et un après Merce Cunningham.

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Un brut de pomme !
Le chorégraphe Jean-Claude Gallotta raconte comment a été créée sa première grande pièce, Ulysse.

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