Bonne nouvelle !!!

Posted on 21 mars 2009

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Enfin une bonne nouvelle… peut être !

Même le conseil d’Etat semble en avoir marre de l’ubiquité télévisuelle d’un certain président.
Peut être donc verra-t-on un peu moins Monsieur S. à la une de chaque information !
Je dis bien « peut-être » !

Ceci-dit, qui dirige aujourd’hui les rédactions de la plupart des journaux télévisés (idem, d’ailleurs, de la radio publique et incidemment du MEDEF) ?
Donc, assez peu de changements à attendre !

Un montage rapide en guise de réponse à Monsieur Le Pen, pour qui les camps d’extermination et les chambres à gaz ne sont qu’un détail de l’histoire… Et à tous les imbéciles négationnistes dont je ne parviens même pas à comprendre ce qu’ils peuvent avoir en guise de cerveau. Sans doute un trou béant !

Attention !!!!!!

Ces montages peuvent heurter la sensibilité de certains.
Les images, bien réelles pourtant, font mal – sauf évidemment aux béants du cerveau !
Le flou n’y est pas volontaire et ne traduit probablement pas l’amateurisme du photographe, mais plutôt son émoi.
Mais il faut néanmoins les montrer, et montrer encore, afin d’espérer qu’elles ne se reproduisent plus !
Malheureusement, on pourrait les refaire chaque jour de par le monde !


Et un autre, parce ces tordus seraient sans doute prêts à recommencer !


La plupart des images sont de Jules Rouard, et ont été prises lors de la libération du camp de Buchenwald, le 16 avril 1945. Les autres sont issues du CRDP 94 et de l’académie de Rouen. Aucun truquage !

Les images de Jules Rouard sont à voir sur

http://www.lucnix.be/gallery2/main.php?g2_itemId=27042

Quelques informations sur Monsieur Jules Rouard m’ont été données par Luc Viatour :

« Mon beau père Jules Rouard était résistant Belge. A la libération de la Belgique, il a rejoint les troupes alliées pour attaquer l’Allemagne.

Lors de la capture d’un chef Nazi il a confisqué un petit appareil photo avec deux pellicules. Il a continué à avancer en Allemagne avec l’appareil dans sa poche. Il a des photos de villes allemandes rasées par l’aviation alliée. Il a participé a la libération du camp c’est là qu’il a fini les films, malgré l’interdiction de photographier imposée par l’armée américaine.

Une fois rentré en Belgique, il a fait développer les films et fait un tirage papier. Il a gardé cela dans une boite des années sans jamais publier. C’est moi quand j’ai vu la valeur historique des documents, qui ai proposé de publier cela en licence libre sur Wikipédia.

Mon beau-père vient de décéder ce début d’année, mais quand il en parlait il avait encore les larmes aux yeux.

Mon beau-père était une personne sentimentale dans une époque douloureuse qui l’a forcé à faire des choses qui n’étaient pas dans sa nature. Il en a fait des cauchemars toute sa vie. Et en même temps toute sa vie était lié a ce moment historique. »

Une belle personne dans un monde de brutes !

N’en déplaise aux négationnsites, chacun connaît, je pense, l’existence des camps d’extermination nazis.
En France, chacun connaît, je crois, l’existence du camp de Drancy, véritable antichambre de ces camps de la mort, et a au moins entendu parler de la rafle du Vel d’Hiv de juillet 1942.

Mais ce que l’on sait sans doute moins, c’est que Drancy fut géré et administré par les autorités françaises jusqu’en juillet 1943, et qu’il ne fut pas, loin de là, le seul camp de ce type.

En France, les premiers camps furent crées en 1939 pour « accueillir » les réfugiés politiques espagnols.
Dès le début de la guerre, ils « accueillirent » aussi les premiers Juifs, principalement des allemands ou des autrichiens, et majoritairement venus en France parce qu’opposants au régime nazi qui, depuis 1933, internait ceux qu’il ne parvenait pas à réduire.

Antinazis ayant eux-mêmes fuis les camps nazis, ils se retrouvaient dans des camps français !

Rapidement, ils furent rejoints par les Juifs expulsés d’Allemagne.

En mai 1941, deux camps furent spécialement « réaménagés » dans le Loiret, à Pithiviers et Beaune-la-Rolande, afin « d’accueillir » les 3700 premiers Juifs arrêtés massivement en France, par les autorités françaises.

La cité de la Muette à Drancy sera transformé en camp d’internement en août 1941, pour recevoir les 4232 Juifs arrêtés à Paris entre le 20 et le 25 août par la police française.

A partir de là, les rafles vont se multiplier, et les camps français, gérés et administrés par les autorités françaises, se remplir ou se vider au gré des convois les expédiant vers les camps de la mort.

Le premier convoi partira de Drancy, via le camp de Compiègne le 27 mars 1942 avec 1112 hommes, en direction d’Auschwitz où 1008 mourront en moins de six mois! Ce convoi était constitué de wagons de troisième classe, ce sera le seul, les autres seront constitués de wagons à bestiaux.

Dans le troisième convoi, parti de Drancy le 22 juin avec 1000 personnes, il y aura, pour la première fois, 66 femmes.

Le sixième convoi partira de Pithiviers le 17 juillet 1942 avec 928 personnes, dont 119 femmes, et 24 jeunes de moins de 18 ans. La plus jeune, Marie-Louise Warenbron avait 12 ans. Selon le Mémorial de Serge Klarsfeld, il n’y eut que 45 survivants en 1945, l’association Mémoire du convoi 6 en a retrouvé 94.

Entre 1942 et 1944, selon les chiffres de Serge Klarsfeld, 75 721 Juifs furent déportés depuis la France, vers Auschwitz, Sobibor, Bergen-Belsen ou les forts de Kaunas et de Klaïpeda. Environ 2000 revinrent de déportation. Par ailleurs, environ 3000 Juifs moururent dans les camps d’internement français, de maladie ou de malnutrition. 1000 Juifs furent assassinés en France parce qu’ils étaient juifs, par les forces allemandes ou par la Milice française.

Pour la seule année 1942, 41 000 juifs ont été déportés de France ; dont 19 000 en à peine cinq semaines entre le 17 juillet et le 26 août, parmi eux, plus de 3900 enfants.
Ces enfants furent pour la plupart séparés de leur famille, en France, et gardé seuls en attendant leur déportation dans des camps français, gérés par les autorités françaises.

Sur cet épisode concernant les enfants, lire :
Eric Conan, Sans oublier les enfants (Le livre de poche)

L’exemple de la France n’est sans doute qu’un « détail »…

Rappelons que l’hitlérisme et ses avatars ont causé la mort de plus de 60 millions de personnes en 5 ans :

plus de 19 millions en Europe
plus de 21 millions en Union Soviétique
et plus de 27 millions en Asie (dont environ 20 millions en Chine)

Environ 6 millions de Juifs ont été exterminés par les nazis et leurs sbires, dont 3 millions dans les camps de la mort.

Alors, pour en revenir à Monsieur Le Pen et autres négationnistes.
Détail de l’histoire !

Certes ! 3 millions de Juifs transformés en cendres dans les camps, c’est bien peu au regard des quelques 60 millions de morts générés par cette mascarade grotesque de l’humanité en brute sauvage.

Mais détail, merde ! Comment une gigantesque machinerie destinée uniquement à générer la mort peut-elle être qualifiée de détail ?

Et Monsieur Le Pen ose se plaindre d’avoir été égratigné pour ses propos d’une amende de 200 millions d’euros et se plaindre de la démocratie !

Ubuesque Monsieur Le Pen, où, dans certaines « démocraties », ce n’est pas seulement son porte-monnaie qui se trouverait amputé pour de tels propos…

PS Je jette un oeil sur Monsieur-biographie.com sur lequel j’apprends que Monsieur Le Pen a été diplômé de Sciences Politiques en 1971 avec un mémoire intitulé (accrochez-vous !) : « Le courant anarchiste en France depuis 1945. » On croit rêver !

Je vérifie donc la bio sur l’imbitable site du Front National pour une version « officielle » de celle-ci, et je cite :

« Le mémoire pour le diplôme d’études supérieures de sciences politiques, rédigé en 1971, présenté par Jean-Marie Le Pen et Jean-Loup Vincent s’intitule Le courant anarchiste en France depuis 1945. »

En 1971, Monsieur Le Pen était déjà borgne depuis longtemps. S’y sont donc mis à deux pour écrire sur les anarchistes !

Les deux photos montrent le camp de Pithiviers, dit « camp d’hébergement » encadré par les gendarmes français. La seconde est extraite du film « Nuit et Brouillard » d’Alain Resnais et Jean Cayrol de 1955. Dix ans après la fin de la guerre ! La présence à l’image du gendarme français fit que le film soit censuré. Alain Resnais fut donc obligé de masquer le képi…

Aujourd’hui, Monsieur Le Pen et ses condisciples (bien joli mot pour les qualifier), effaceraient sans doute volontiers la présence de cadavres sur les images des camps d’extermination !

Pour finir. La bête humaine. Un petit détournement d’images. Pour que plus jamais…

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