De la légèreté (de l’être ?)

Posted on 6 juillet 2009

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Comme aux infos aujourd’hui on apprend que le Front National a été battu de peu, à Henin-Beaumont… mais battu quand même, et que je ne mettrai jamais un pied dans ce bled où, par dépit sans doute, certains s’amusent à lancer des grenades lacrymogènes sur le nouvel élu, sans attendre le 14 juillet !

Que l’on apprend aussi que l’ONG Médecins du Monde est poursuivie en justice aujourd’hui « pour occupation illégale d’un terrain où elle a installé sept tentes d’urgence pour héberger des Roms, dont 41 enfants, victimes d’un incendie. »

Que des émeutes auraient fait au moins 140 morts et 828 blessés dans le nord de la Chine…

Que l’on découvre un nouveau témoignage concernant l’assassinat en 1996 en Algérie des sept moines des Tibéhrine ; assassinat dont on ne saura sans doute jamais officiellement s’il a été commis par l’armée algérienne…

Et que je vous passe le reste tellement j’en ai une petite altération de la pensée, de la boîte vocale, et même de la boîte à dire merde !

Besoin de vacances sans doute, j’aurais tendance à repeindre le monde tout en noir aujourd’hui ! Alors je me force à penser que même dans le noir, on pourrait aussi découvrir plein de choses, et peut-être même des éléphants roses, ou simplement imaginer, repenser, créer… Inventer des mots qui ne veulent rien dire, juste pour dire… Juste pour être… Juste pour penser un monde où il ferait bon vivre !

A Tibehine, justement…

Le monastère en 2006…

Au fait, que serait un monde sans poissons, sans grands ou petits singes…
Un monde sans oiseaux ?
Ou, à l’inverse, que serait un monde sans hommes ?…

En pleine guerre d’Espagne, le philosophe Miguel de Unamuno écrivait à propos de certains tordus allant à la guerre au cri de « Viva la muerte ! » :

On a parlé de guerre internationale en défense de la civilisation chrétienne, il m’est arrivé jadis de m’exprimer de la sorte. Mais non, notre guerre n’est qu’une guerre incivile. Vaincre n’est pas convaincre, et  il s’agit d’abord de convaincre ; or, la haine qui ne fait pas toute sa place à la compassion est incapable de convaincre…

(…) Je viens d’entendre le cri nécrophile « Vive la mort » qui sonne à mes oreilles comme «  A mort la vie ! » Et moi qui ai passé ma vie à forger des paradoxes qui mécontentaient tous ceux qui ne les comprenaient pas, je dois vous dire avec toute l’autorité dont je jouis en la matière que je trouve répugnant ce paradoxe ridicule.

(…) Vous vaincrez mais vous ne convaincrez pas. Vous vaincrez parce que vous possédez une surabondance de force brutale, vous ne convaincrez pas parce que convaincre signifie persuader. Et pour persuader il vous faudrait avoir ce qui vous manque : la raison et le droit dans votre combat.

(discours de Salamanque, extraits)

Juliette et Guillaume Depardieu

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Dis la Muerte, c’est pour quand la révolution !

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