A droite toute ???

Posted on 19 juillet 2009

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A la une du NouvelObs ce matin, BHL et Carla Bruni-Sarkozy. Décidément, il l’est passé totalement à droite le NouvelObs.

Bon, je zappe, et vais voir Le Monde, re BHL et l’anniversaire de Mandela – un tout petit peu moins à droite, Le Monde, il n’y a pas la photo de Carla !

Allons voir du côté de Libération, toujours BHL, mais sans photo ! Ouf, ça va déjà mieux ! Il y a quand même la photo de la Dame chanteuse, mais bien plus bas !

Et dans L’Humanité, « Le jour où l’homme a marché sur la lune ». Merci L’Huma… ça décale toujours chez les cocos !

Mais un peu de sérieux, je vous prie, il faut dire qu’il fait fort le BHL, le parti socialiste « doit disparaître », titre Le Monde ! Et dans Libération, BHL veut en finir «le plus vite possible» avec le PS. «Tout le monde sait que le PS est mort». Je file donc voir l’interview du philosophe, publiée par le Journal du Dimanche, sait-on jamais. On y découvrira peut être la lune !

La lune, non, mais on y découvre qu’il est cultivé le philosophe, il fait d’emblée référence à Alfred Jarry et Italo Calvino et vous savez qui encore ? Marx ! Eh bien oui « L’histoire, disait Marx, a plus d’imagination que les hommes. » Sauf que Monsieur BHL, lui, n’en a pas. Que le Parti socialiste soit « mort », c’est un secret de Polichinelle depuis longtemps. Disons, au moins, depuis qu’un certain Monsieur Jospin a dû laisser place à Monsieur Le Pen au second tour des présidentielles. Au fait, ça date de quand déjà ? 21 avril 2002 !

Mais qu’inventer pour faire face aux pleins pouvoir du MEDEF, de cela, BHL n’a aucune idée semble-t-il.

Alors désolé, moi, je vais refaire un petit tour sur la lune…

Une nouvelle tirée de L’Humanité, néanmoins. Je cite, sans couper : Une militante des droits de l’Homme assassinée en Tchétchénie.

Le 15 juillet, une activiste de l’ONG Memorial, Natalia Esterimova, a été assassinée. Proche de la journaliste Anna Politkovskaïa, tuée en 2006, elle dénonçait la poursuite des exactions commises en Tchétchénie.

« Je sais, je suis sûr de l’identité du coupable du meurtre de Natalia Estemirova, nous le connaissons tous — son nom est Ramzan Kadyrov » : Oleg Orlov, responsable de l’ONG Mémorial où travaillait Natalia Esterimova, a directement mis en cause le président tchétchène, soutenu par le Kremlin. Ramzam Kadyrov « menaçait Natalia, l’insultait et la considérait comme une ennemie personnelle », a-t-il poursuivi. « Nous ne savons pas s’il a lui-même donné l’ordre ou si ses collaborateurs l’ont fait pour faire plaisir à leur chef », a ajouté M. Orlov.

La militante des droits de l’homme, 50 ans, a été retrouvée morte dans la République d’Ingouchie dans le Caucase russe, après avoir été enlevée mercredi en Tchétchénie. Mère de famille, Natalia Estemirova avait été professeure, puis journaliste, avant de devenir militante de Memorial lors de la seconde guerre de Tchétchénie en 1999.

La communauté des militants des droits de l’homme pleure une collaboratrice d’un « immense courage » et d’« une grande ténacité », selon Anne Le Huérou, chargée de mission de la FIDH. « C’est elle qui avait révélé en 2002 le meurtre des civils brûlés vifs de Chatoï, une affaire qui, reprise par les écrits d’Anna Politkovskaïa, avait abouti à la condamnation de gradés russes. Rigoureuse dans ses enquêtes, elle avait fourni beaucoup d’éléments à Anna Politkovskaïa, avec laquelle elle partageait une sorte de complicité professionnelle ».

Après le meurtre de la journaliste Anna Politkovskaïa en 2006, dont elle était proche, Natalia Estemirova a été la première à recevoir le prix Anna-Politkovskaïa en 2007. Elle avait également été désignée pour participer à un conseil des droits de l’homme en Tchétchénie, mais elle avait été écartée par l’homme fort de la région, Ramzan Kadyrov, parce qu’elle refusait de porter le voile conformément à la charia instaurée en Tchétchénie.

Remuer la boue

Avant son assassinat, Natalia Estemirova enquêtait sur plusieurs affaires, notamment sur le meurtre d’une dizaine de jeunes filles, le meurtre la semaine dernière d’un présumé indépendantiste ainsi que les incendies de maisons de parents de rebelles.

Les médias russes ont également mis en cause les autorités tchétchènes. « Par coïncidence, juste avant l’assassinat, le commissaire tchétchène aux droits de l’Homme Nurdi Nukhazhiyev a appelé le chef du bureau de Memorial à Grozny pour se plaindre d’Estemirova qui ne voyait pas d’évolutions positives et insistait pour remuer la boue », écrit le quotidien Gazeta.

Ramzan Kadyrov a qualifié mercredi d’ »inhumain » son assassinat et a promis de superviser personnellement l’enquête, selon l’agence de presse russe Ria-Novosti. « Ceux qui ont levé la main sur elle n’ont pas le droit de revendiquer le qualificatif d’être humain et ne méritent aucune pitié. L’emprisonnement à vie est une peine insuffisante pour les meurtriers d’Estemirova, ils doivent être jugés comme des être inhumains qui ont attaqué non seulement une femme sans défense, mais également tout notre peuple », a déclaré le président tchétchène.

Le président russe Dmitri Medvedev, actuellement en Allemagne, a réclamé une enquête. La communauté internationale a fustigé l’enlèvement et le meurtre de l’activiste russe.

(Sarah Irion, L’Humanité)

Dis la lune, c’est pour quand la révolution !

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