Du Bongo-Bongo chez Total

Posted on 4 septembre 2009

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Selon un certain french docteur, ex humaniste, devenu ministre de l’humanité (ou un truc de ce genre), il semblerait que les élections gabonaises ayant porté à la présidence Monsieur Bongo, fils de feu Monsieur le président Bongo, se soient passées normalement, et même qu’il le savait par anticipation, puisqu’il avait appelé au calme avant ces-dites élections. !

Bon, j’admets. Elle est un peu longue ma phrase, mais c’est juste pour enfoncer un clou !

Si tout le monde savait que Monsieur Bongo, fils de Bongo, deviendrait président à la suite de son père, vive la démocratie – surtout lorsqu’elle fonctionne avec de telles anticipations !

Il n’y a pas si longtemps en France, les rois s’appelaient Louis I, Louis II, Louis III, etc… Au Gabon, les présidents s’appellent Bongo, Bongo, Bongo, etc.

Alors pourquoi des élections, demanderez-vous ? Surtout lorsque l’on en connaît à l’avance le résultat ! Et bien oui, justement, pourquoi ?

Se donner bonne conscience ? Allez donc demander à feu Monsieur Bongo père, peut-être vous répondra-t-il !

Ou donner bonne conscience à Total et autres puissances du fric qui faminent l’Afrique en entretenant des présidents de paille ou de pacotille ! Allez donc demander à Shell et sa collection de jolis coquillages africains ! Peut-être vous répondra-t-il !

Quant à moi, je renonce, et constate simplement : quarante et un ans de règne (pardon, de présidence !) de feu Omar Bongo ! Son fils, Ali, n’accédant à la présidence qu’à cinquante ans, risque fort de sucrer les framboises s’il atteint un jour le même score que son père.

Et oui, j’ai dit score ! Parce que les élections, en Afrique, ça ressemble souvent à un match de catch. Pas vraiment truqué, mais dont tout le monde, sauf les autruches, connaît le résultat à l’avance ! C’est au moins un bon point pour notre cher ministre de l’humanité, la preuve qu’il n’est pas une autruche.

Au fait, étant donné que feu monsieur Omar Bongo n’a pu être jugé en France où il ne détenait « personnellement » aucun bien – tous ses biens appartenant à sa famille. Peut-être pourra-t-on juger son fils.

Encore que… sans doute pas, puisque sa fortune personnelle n’est que celle de son père ! Demandez donc à notre cher ministre de l’humanitarisme, ayant travaillé comme « consultant » de feu le président Bongo, il en sait peut-être quelque chose.

Ceci dit, ces élections gabonaises auront eu au moins un mérite, celui de nous faire découvrir que Monsieur Ali Bongo fut un jour chanteur et a même enregistré un album en 1977, intitulé « A Brand New Man ».

Alors j’y vais de mon Harrap’s et j’essaie de traduire, en gros, cela voudrait dire « un homme flambant neuf ». Pourquoi pas ! Mais c’est ambigu, parce que « brand », cela peut signifier également flétrissure, le genre de marque qu’à l’époque de nos Louis quelque chose, l’ont infligeait à certains criminels à l’aide d’un tison.

Pour en savoir plus sur l’affaire des « biens mal acquis »
http://www.ccfd.asso.fr/BMA/


Volo, Histoire sympa (http://www.volo.fr/)

Oui, je sais, cela n’a aucun rapport ! Mais on s’en fiche ! Et d’ailleurs, chez nous, et selon la rumeur, une certaine chanteuse serait enceinte. Vous voyez qui ?
Non !
Eh bien si !
Comme le mandat présidentiel est maintenant limité à dix ans, il a intérêt de s’assurer une sacrée descendance, Monsieur S., s’il veut rivaliser avec les Bongo !

Dis le roi, c’est pour quand la révolution !

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