Fête de l’humour…

Posted on 12 septembre 2009

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Je sais, c’était l’anniversaire du 11 septembre hier. Mais comme tout le monde en a parlé et que l’on a sans doute trouvé quelques éléments nouveaux pour la thèse du complot. Moi, j’ai préféré aller à la Fête de l’Huma. Bien oui, c’est amusant la Fête de l’Huma, une véritable foire capitaliste à l’effigie de la faucille et du marteau. Avant, on pouvait même acheter des machines à laver soviétiques, à crédit, et avec une mère Denis gratuite. Et l’on ne coupait pas à la dernière chanson de Jean Ferrat.

Les temps changent, mais quand même, c’est encore le seul endroit où l’on se donne du camarade à chaque poignée de mains. « C’est un joli nom Camarade, c’est un joli nom, tu sais… »

C’est quand même dommage qu’ils n’aient pas invité le camarade Président à la fête, tellement il est de gauche avant chaque élection.

Bon, passons sur la Fête de l’Huma. De toutes façons, vu le pognon que ça rapporte, ils nous la referont l’an prochain. Alors le président…

C’est un peu comme un clebs, un président, faut que ça laisse ses marques. Le premier souci d’un président, dès qu’il est élu, c’est de laisser une trace, comme s’il avait déjà peur qu’on l’oublie.

Le notre, en dehors de sa chanteuse et de mettre le pays totalement sous la coupe du MEDEF, il a une passion, le « Grand Paris ». Bien oui, il a tellement envie de se dire parisien, le neuillyssois, qu’il va même nous y inclure les pantinois dans son Grand Paris, et même Cergy-Pontoise !

Ceci-dit, moi, le Grand Paris, ça me fait penser à un truc teuton. Le Groß Paris, ils appelaient ça les nazi en 40 ! Il aurait quand même pu trouver autre chose Monsieur Nicolas, le Paris Joli, par exemple, ou le Paris Brest, ou le Paris Clermont Ferrand pour y inclure les auvergnats. Il s’y sentirait plus chez lui son ministre auvergnat pas raciste du tout qui aime bien les arabes, mais quand il n’y en a qu’un !

« Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. » Au fait, il parlait de quoi, le ministre, des lapins ?

Bon, il paraît que c’est de l’humour, et même de l’humour britannique. Je dirais plutôt de l’humour neuillyssois mâtiné de saucisses auvergnates. Désolé, c’est juste de l’humour parisien !

D’ailleurs, je crains fort que l’on oublie rapidement Monsieur H. en tant que ministre de l’intérieur, ou du travail, mais que l’on se souvienne longtemps de son passage à la direction du ministère des charters.

On se souviendra par contre longtemps des images de Willy Ronis et de son amour pour Paris. Salut Willy, ton regard va beaucoup nous manquer.

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……………………… Jean Ferrat, Camarade, par Francesca Solleville

Dis l’humeur, c’est pour quand la révolution !

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