Le cormoran de Monsieur Seguin…

Posted on 21 septembre 2009

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J’avais envie d’écrire quelque chose sur les goélands aujourd’hui. mais ce ne sont jamais que de grosses mouettes et ça ne m’inspire pas vraiment, la mouette – on en trouve plein Paris, et partout où il y a une décharge. Pas grand chose donc pour faire rêver ! Du coup, je vais tenter le cormoran.

Et pourquoi le cormoran, direz-vous ? Pourquoi pas le caniche à poils roux ?

Bien c’est simple, je n’en ai strictement rien à faire du caniche à poils roux ; et en plus, c’est un truc de mèmères UMP. Donc, je passe… Et j’en reviens au cormoran.

Avez-vous déjà assisté à l’atterrissage d’un cormoran ? C’est assez amusant – sauf pour lui peut-être – parce que, justement, il ne sait pas atterrir et qu’à chaque fois, il se vautre lamentablement ! Du n’importe quoi dans l’art de faire l’oiseau ! Certes, il paraît que « ses ailes de géant… »

Non, ça c’est l’albatros, direz-vous ! Mais tant pis ! Si elles le gênent, ses ailes, pourquoi ne s’en coupe-t-il pas un morceau ?

Bien non, justement ! S’il se coupait un bout des ailes, il ne pourrait plus voler. Et surtout, même si c’est un peu con, un cormoran, et que ça n’a toujours pas inventé les ciseaux, ça ne fait pas dans le masochisme !

« Ca rime à quoi de se couper un bout des ailes, non mais ! Ca va pas la tête ! » Qu’il vous répond le cormoran ! Et il n’a pas tort, désolé, à question idiote, réponse idiote ! D’ailleurs, le masochisme, ce n’est rien qu’un truc créé par l’humain.

Qui plus est, avez-vous déjà assisté à l’envol d’un cormoran ? Non ? Tant mieux, parce qu’il est presque aussi idiot qu’à l’atterrissage. Le genre éléphant s’essayant à danser le lac des cygnes. Bref, totalement ridicule comparé à l’envol du moineau. Même le pigeon est moins crétin ! Par contre, essayez d’envoyer un pigeon en pleine mer pécher le poisson, m’est avis qu’il se noie dès la première tentative. Et essayez de faire le même coup au moineau, comme il est bien moins con que le pigeon, il risque fort de vous rire au nez.

Bon, je sais, je divague un peu. J’aurais mieux fait de parler du caniche à poils roux, c’est plus facile à décrire que le cormoran, on en trouve partout – même dans les villes de province où l’on vote UMP. D’ailleurs, essayez d’imaginer une mèmère UMP tirant en laisse un cormoran ! Pour le coup, ce n’est plus la bestiole qui ressemble à l’éléphant du lac des cygnes ! Et si vous envoyez le caniche en pleine mer chasser le poisson…

Ceci-dit, je n’ai rien contre les caniches à poils roux, ni contre les mèmères UMP, mais nous ne fréquentons pas les mêmes trottoirs.

Désolé les amis des bêtes, j’ai du dire n’importe quoi sur les cormorans. Mais après tout, il y en a qui font la même chose à propos de trottoirs et sur bien des sujets encore. Et on appelle ça de la politique…

P.S. Ne me demandez pas le pourquoi du titre, s’il vous plaît. C’est un peu comme de chanter Caspienne au bord de la Mer Noire…

Et je vous laisse avec un pélican de Robert Desnos

Le Capitaine Jonathan,
Etant âgé de dix-huit ans
Capture un jour un pélican
Dans une île d’Extrême-orient,
Le pélican de Jonathan
Au matin, pond un oeuf tout blanc
Et il en sort un pélican
Lui ressemblant étonnamment.

Et ce deuxième pélican
Pond, à son tour, un oeuf tout blanc
D’où sort, inévitablement
Un autre, qui en fait autant.
Cela peut durer pendant très longtemps
Si l’on ne fait pas d’omelette avant.

Dis l’oiseau, c’est quand que tu repeins le monde !

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