Complotite et/ou négationnisme ?

Posted on 26 septembre 2009

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Qualifié par certains de négationniste après ses propos sur le 11 septembre, Mathieu Kassovitz attaque…

Peut-on tout dire ? Sur n’importe qui ? N’importe quoi ? Et sur n’importe quel sujet ? Oui, nos chers politicien-nes* ne se font pas faute de nous le démontrer chaque jour ! Peut-on le dire n’importe comment ? Oui, nos chers politiciens-es, le font bien… idem ! Mais d’une part, il peut y avoir la manière, et d’autre part, il y a les tribunaux !Ainsi, lorsque Mathieu Kassovitz nous fait part de son « scepticisme » quant à la thèse officielle sur le 11 septembre en se fondant sur des arguments mal digérés d’une littérature de café de commerce. Il est totalement légitime de confondre sa tête avec un bonnet d’âne. Je cite quelques phrases d’un article paru dans l’Express du 16 septembre : « le propos du cinéaste reste confus, emberlificoté, aucunement étayé, bref intellectuellement inaudible. » Certes, c’est le moins que l’on puisse dire !

Mais lorsque l’auteur du même article qualifie de « diatribe révisionniste » les propos du réalisateur et parle d’un « Kassovtiz en Faurisson ». Il ne faut pas pousser mèmère dans les orties ! « Diatribe », pourquoi pas, mais j’aurais plutôt dit harangue*. Mais de comparer des propos de bazar au « révisionnisme » d’un Monsieur Faurisson, revient à comparer la piqure d’un moustique* à celle d’un scorpion saharien !

Et lorsque qu’une journaliste, dans le Journal du Dimanche va jusqu’à dire que « Kassovitz redonne des couleurs à Geobbels », ce n’est même plus dans les orties que l’on pousse mèmère, c’est, passez-moi l’expression, dans une fausse à purin ! Je vais donc voir sur le JDD pour lire l’article. Il n’existe plus. Ce n’est pas plus mal !

Est-il utile de rappeler que le docteur Goebbels a été et restera – j’espère – l’un des plus grands assassins de l’histoire, que les thèses révisionnistes de Monsieur Faurisson et d’autres voudraient transformer en une jolie Blanche-Neige ? Malheureusement, oui, cela semble utile encore, et encore ! Il semblerait en effet qu’on ne l’apprenne plus, même dans les écoles de journalisme !

Avec l’aide de l’UMP j’ai récemment donné une nouvelle définition des « dérives verbales » de certains ministres en les qualifiant d’épiphénomènes… Il serait bon parfois que les journalistes soient un peu plus sérieux que les politiciens, ou que certains comiques qui se prennent pour des politiciens, ou encore que certains acteurs qui se prennent pour des comiques ! On va finir par ne plus trop savoir à qui donner le bonnet d’âne !

Je me permettrai donc de citer un proverbe chinois, de mon invention : « ce n’est pas parce qu’un âne brait, qu’il faut braire plus fort que lui ! » Et un autre proverbe, andin cette fois : « il faut appeler un âne bâté par son nom ! »

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Pierre Desproges, Journal télévisé

Et pour finir, avec un autre grand penseur : »Il est vrai que ceux qui préfèrent les contes de fées font la sourde oreille quand on leur parle de la tendance native de l’homme à la « méchanceté », à l’agression, à la destruction, et donc aussi à la cruauté. Dieu n’a-t-il pas fait l’homme à l’image de sa propre perfection ? Et nous n’aimons pas qu’on nous rappelle combien il est difficile de concilier – en dépit des affirmations solennelles de la « Science chrétienne » – l’indéniable existence du mal avec la toute-puissance et la souveraine bonté divines. Le Diable est encore le meilleur subterfuge pour disculper Dieu ; il remplirait là cette même mission de « soulagement économique » que le monde où règne l’idéal aryen fait remplir au Juif. Mais là encore on peut tout aussi bien demander compte à Dieu de l’existence du Diable que de celle du mal qu’il incarne. Vu ces difficultés, il convient de conseiller à chacun de s’incliner très bas, et à bon escient, devant la nature profondément morale de l’homme ; cela l’aidera à gagner la faveur générale et il lui sera pour beaucoup pardonné. »

Non, ce n’est pas du Pierre Dac, c’est de l’humour Freudien, tiré de Malaise dans la civilisation, un texte écrit en 1929, soit quatre ans avant l’arrivée du nazisme au pouvoir et sa pleine expansion.

Pour rappel, concernant Monsieur Faurisson (et d’autres dans son genre),le site de Pratiques de l’Histoire et Dévoiements Négationnistes
http://www.phdn.org/negation/faurisson/

*Politicien-ne : ayant trouvé ce néologisme dans une interview de Marie-Georges Buffet, et comme il faut bien qu’il nous reste quelque chose du « communisme », je l’adopte.
*Harangue : dérivé du langage usuel : harang saur
*Il paraît que chez les moustiques, le mâle ne pique pas, mais je fais comme certains journalistes, je ne vérifie pas.

Dis l’harangue, c’est pour quand la révolution !

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