Juste une petite « cosette »

Posted on 6 novembre 2009

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Je suis né fin 1959, un an à peine avant l’édification du mur de Berlin, dans une famille où le communisme était quasi viscéral.
Et j’ai fêté mes trente ans, le 10 novembre 1989, alors que le mur tombait.

Communiste, j’étais encore, mais sans parti depuis longtemps.
Et communiste, je reste… Même et surtout sans parti… et surtout sans mur !

Communiste à vide, pourrait-on dire !

Mais n’est-ce pas ça, justement le « communisme » ?

Une vraie utopie ! Une île vers laquelle l’on peut parfois déserter le monde et ses absurdités concrètes, pour se réfugier dans une utopie où ce monde pourrait devenir ce que l’on rêve depuis toujours…

Un monde de vie, tout simplement ! Un monde sans les artifices que l’on persiste à définir comme « humains », quitte à les redéfinir tous les dix ou quinze ans, ou simplement au gré de quelque personnage arrivé aléatoirement au sommet de la « gloire » et qui prétend nous les réordonner à sa guise.

Et communiste, je reste, et même et surtout sans un parti qui tenterait de nous imposer des murs de la même manière que ceux qui nous cloisonnent sous couvert de « démocratie » ou de n’importe quelle ineptie, nous bornent entre des frontières dont la seule fonction est d’exclure.

L’exclusion ! Telle est bien la fonction d’un mur !

Telle semble aussi devenir le fonction de ce que l’on nomme « Humain » aujourd’hui !

« Humain, trop humain », disait Nietzsche…

Je déteste les jugements de valeur, mais j’aurais plutôt tendance à dire
« Humain, trop mal humain ».

Et juste un texte que j’avais écris pour mes trente ans et la chute du mur :

Le roi est mort, vive le roi,
des coups de poing dans le silence
ont fini par briser un mur,
d’un côté, il était plein de graffitis,
de l’autre, maculé par des barbelés,
attention danger!

Les coups de poing dans le silence
ça ne résonne que l’écho,
il finit par s’éteindre un jour
et restent des mains sur du vide,
attention danger!

Le roi est mort, vive le roi,
l’horreur est parfois si enfouie
qu’un coup de poing la fait sourire,
« Oh Barbara! Rappelle-toi! »
Les guerres sont toujours les dernières,
les premières à recommencer,
le cri de l’enfant qui gémit
est comme la balle du fusil,
remplace l’enfant, remplace la balle,
attention danger!

Le roi est mort, vive le roi.

A Berlin,
que l’illusion ne soit pas qu’illusion

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