« La droite, c’est la mort ! »

Posted on 25 novembre 2009

1


Mea culpa. je n’avais pas lu l’interview de Marie Ndiaye, parue dans les inrocks d’août 2009. J’ai donc rectifié.

Ainsi, lorsque Monsieur Raoult préconisait à ce sujet un « devoir de réserve », que certains tel Alain Finkielkraut ont transformé en « devoir de justesse », c’était, je cite, parce que « Les prises de position de Marie Ndiaye, Prix Goncourt 2009, qui explique dans une interview parue dans la presse, qu’elle trouve « cette France [de Sarkozy] monstrueuse », et d’ajouter « Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux », sont inacceptables. »

C’est donc d’avoir qualifié de « monstrueuse » de la France de Sarkozy qui les a choqué. Mais ils n’ont pas du lire la suite de l’interview que je trouve bien plus amusante et proche de la réalité : « Je me souviens d’une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j’aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : “La droite, c’est la mort.” Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n’a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n’a plus. »

Et vous, vous sentez-vous bien dans la France de Sarkozy ? Quant à moi, non ! Je ne me sens pas vraiment bien dans une France dirigée par une droite synonyme « d’abêtissement de la réflexion » au point de n’être pas capable de lire un entretien en entier et de se contenter d’un digest.

D’ailleurs, ne me demandez pas qui a dit « On ne fait pas une communauté comme au village. Le Raincy, c’est pas Bamako ».

Ni qui a signé sous cette phrase : « Sur le plan juridique, rien n’empêche aujourd’hui la France de rétablir la peine de mort que le Parlement avait abolie par la loi no 81-908 du 9 octobre 1981. »

Comme le disait en effet Marguerite Duras, “La droite, c’est la mort.”

P.S. Une certaine droite se propose aujourd’hui de supprimer l’enseignement de l’histoire et de la géographie dans les classes de terminales scientifiques. Dommage pour vous, Monsieur Raoult, nos chers jeunes gens vont impunément pouvoir confondre Le Raincy et Bamako !

Dis le prix, c’est pour quand la révolution !

Publicités