Les jeux et les enjeux du papillon !

Posted on 16 décembre 2009

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Décidément, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles !

 

L’économie est devenue un jeu de hasard où l’on prend pour boursiers des mathématiciens qui nous calculent l’effet papillon de l’action x sur la rentabilité du prêt y… ou l’inverse s’il le faut.

La politique est devenue un jeu de polichinelles où l’essentiel est de papillonner devant des caméras pour montrer qu’on existe, mais qu’au final il faut indexer la rentabilité du prêt y sur le taux de l’action x… ou l’inverse s’il y a lieu.

La communication n’est qu’un jeu de miroirs où le papillon perd ses plumes à se chercher dans le mauvais miroir… et au final pour vendre le prêt y et récolter les fruits de l’action x – et il n’y a pas d’inverse.

Ceci pour les trois grandes valeurs actuelles de notre civilisation dite « civilisée ».

Show business, dira-t-on pour simplifier !

Quant à la religion, nous pourrions aussi bien la remplacer par un match de football. Et l’idéal révolutionnaire par une course effrénée à savoir qui gagnera au loto !

Et quant à la philosophie… n’en parlons même pas ! Elle se ramène à savoir comment tirer aux dés qui, du sapiens-sapiens ou du sapiens à peine sapiens, gagnera son titre à figurer en première page de Voici-Voilà.

Et quant au sapiens lui-même, on s’en fiche… Et on a bien raison !

Après tout, le sapiens n’est rien d’autre qu’un animal à deux pattes qui ne se distingue de son cousin le singe que parce qu’il a appris à exterminer le singe, et qui, à force de se penser centre du monde, a fini par créer des catégories telles que celles des « ‘nuisibles », des « indésirables »… voire même des « intouchables ».

Bref, des catégories qui lui permette de se poser comme supérieur dans une hiérarchie qu’il a lui-même créée de toutes pièces, et à sa propre convenance uniquement – et qui justifie toutes ses exactions.

Décidément, tout va en effet pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles !

Au fait, exaction vient du latin exactio qui signifiait « recouvrement d’impôts ». Aujourd’hui, cela qualifie l’action de celui qui exige de quelqu’un plus que celui-ci ne doit. N’y voyez surtout pas de similitude ! D’ailleurs, cela signifie aussi abus de pouvoir…

Et un phénakistiscope est un appareil donnant l’illusion du mouvement grâce à la persistance des sensations optiques.

Mais j’en reviens à mes mouton, ou plutôt à mon papillon, avant qu’il ne se brûle les ailes dans mon verbiage.

Donc, aux infos ce matin, on apprend que l’Egypte rappelle son ambassadeur en Algérie pour « consultations » après un match de foot détourné en match de boxe ! Et que notre Vénéré Père du Peuple est prié de jouer les arbitres suite à un autre match de foot transformé en match de rugby !

On apprend aussi qu’en Alsaka, le béluga de Cook Inlet est à nouveau en déclin avec une population de 321 individus. Et qu’un rapport de l’ONU tient l’accroissement démographique du sapiens pour l’une des causes majeures du réchauffement climatique.

Mais le sapiens étant sapiens, il se fiche éperdument du sort des bélugas d’Alaka, et ne se pose pas la question de savoir si un certain effet papillon n’entrerait pas en relation de cause à effet entre son accroissement démographique et le déclin de la bête blanche !

Non, le sapiens semble toujours préférer l’usage de ses poings à l’occasion de matchs de foot. Sans doute est-ce un bon stimulant pour la reproduction !

Quant au papillon là dedans, il ne sait plus où donner de la tête.

……………………… Merci Jean Yanne !

Alaska : le béluga de Cook Inlet de nouveau en déclin
AP 20/11/2009

ANCHORAGE, Alaska — Une course contre la montre est engagée pour sauver du déclin les bélugas de Cook Inlet, ce groupe de baleines blanches génétiquement distinct, vivant dans une anse du Golfe d’Alaska. Cette espèce menacée ne compte plus que quelques centaines de représentants, et des scientifiques craignent que les mesures d’urgence nécessaires pour le protéger n’arrivent trop tard.

Après deux ans de stabilisation, les effectifs de bélugas de Cook Inlet sont repartis à la baisse pour ne plus atteindre que 321 individus en 2009, contre 375 en 2007 et 2008, selon les chiffres publiés en octobre par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), l’agence fédérale américaine chargée de l’étude des océans et de l’atmosphère.

Dans les années 80, ce sous-groupe de bélugas comptait quelque 1.300 représentants mais, pour des raisons mystérieuses, en une dizaine d’années, leur nombre a été divisé par deux pour tomber à 653 en 1994. Le point le plus bas jamais observé a été atteint en 2005 avec une population totale de seulement 278 membres.

Les bélugas de Cook inlet font partie d’un groupe génétiquement distinct et géographiquement isolé des autres. Il ne se mêle pas aux quatre autres groupes de bélugas présents en Alaska qui, contrairement à lui, ne sont pas menacés et comptent des milliers d’individus.
Le béluga de Cook Inlet, qu’on ne trouve que dans cette anse du Golfe d’Alaska, au large du port d’Anchorage, a été placé en 2008 dans la catégorie des espèces menacées, une décision à laquelle ont tenté de s’opposer les autorités de l’Etat d’Alaska par crainte des répercussions économiques sur l’activité de cette région portuaire très active.

Le placement dans cette catégorie, effectué au niveau fédéral, oblige les autorités à mettre en place, pour ce cétacé menacé, une zone d’habitat dite « critique » pour le protéger, ainsi qu’un plan de restauration de la population et une étude des activités dans l’anse de Cook Inlet.

Pour les défenseurs de l’environnement, la reprise du déclin de ce béluga impose à la NOAA d’intensifier ses efforts pour inverser la tendance et sauver de l’extinction cette baleine blanche (« béluga » vient du mot russe pour « blanc »), au comportement social très grégaire, reconnaissable à sa petite tête au melon arrondi, à son bec très court, à son cou flexible et à son répertoire vocable particulièrement varié qui lui vaut le surnom de « canari des mers ».

Brendan Cummings, directeur du département océanographie au sein de l’ONG Centre pour la biodiversité (CBD), déplore l’absence de désignation d’habitat « critique » et de plan ou d’équipe de restauration de population, un an après le placement dans la catégorie des espèces menacées.

Mais, pour ce scientifique, il n’est pas trop tard si les autorités mettent en place rapidement un programme de sauvegarde. « Il doit démarrer très vite. Sinon, chaque année, nous verrons de moins en moins de bélugas, jusqu’à ce qu’un jour on n’en voie plus du tout », prévient-il.

Les scientifiques ignorent les causes du déclin des bélugas de Cook Inlet, alors que les chasses indigènes ont été réduites drastiquement il y a dix ans et qu’elles sont même suspendues depuis trois ans.
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C’est-y pas beau un béluga !

P.S. Notre président ayant décidé de ne pas se faire l’arbitre d’un différend entre footeux français et irlandais. Le même s’étant excusé d’avoir envoyé ses ministres essuyer à sa place les tomates lors du Congrès des Maires, mais n’ayant pas excusé son absence à l’occasion du sommet de la FAO ; je fais grève de pensée aujourd’hui. Surtout lorsque j’apprends que TF1 aurait versé 120 millions d’euros pour la retransmission des matchs du Mondial 2010 ! Alors que d’ici peu, c’est près de la moitié de l’humanité qui crèvera de faim… Il y a des jours où l’on ne sait plus vraiment qui mérite la fessée !

Alors précisément qui mérite la fessée cette semaine ?

Notre vénéré Président et tous ceux qui comme lui, n’ont pas daigné apparaître au sommet de la FAO ?
Thierry Henri pour avoir confondu football et rugby et fait la nique aux Irlandais?
Le tribunal correctionnel de Toulouse pour son jugement complaisant à l’égard de la « Grande Paroisse » ?
Ou l’Eglise pour n’avoir pas porté plainte pour usurpation d’identité à l’encontre de la « Grande Paroisse », alias AZF ?

http://www.dailymotion.com/swf/x2u919

Dis le canaris, c’est quand que tu refais le monde !

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