Vive le pédalo !

Posted on 13 janvier 2010

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Il paraît qu’il existe un « mode dieu » (GodMode) sur Windows ! Et ce n’est pas une plaisanterie. L’église devrait peut être assigner Bill Gate en justice, pour usurpation de mode. Quant à moi, je préfère rester sur Macintosh, même si le « A » de Apple rime parfois plus avec bordel qu’avec anarchie !

Bon, je sais, il y a des jours où la plaisanterie n’est pas de mise, surtout lorsqu’on apprend qu’un séisme vient de ravager l’un des pays les plus pauvres du monde. 76% de la population y « survit », si l’on peut encore employer ce mot, avec moins de 2 dollars par jour, et en 2009, Haïti est passé du 146ème au 149ème rang – sur 182 pays – du classement du développement humain dressé par le PNUD.

Que dire ? Mais si un jour, dieu s’affiche dans mon ordinateur, c’est promis, je reprends la plume sergent-major.

Ceci dit, en consultant le site du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), on apprend tout de même une bonne nouvelle, depuis juillet 2009, le premier bus fonctionnant à l’eau sillonne les rues de Sao Paulo au Brésil. En fait, le bus fonctionne à l’hydrogène, mais le fait est là, « ce bus écologique n’émet pas un seul gramme de matière polluante ». Et il paraît même que la technologie permettant de fabriquer de tels engins est déjà disponible en Chine, aux Etats-Unis, au Japon, et aux Pays-Bas.

Revers de la médaille néanmoins, il en faut toujours un. Si « l’hydrogène est considéré comme une alternative prometteuse aux combustibles fossiles. Aujourd’hui, seuls 5000 véhicules dans le monde produisent de l’énergie à partir de ce gaz. Selon le Partenariat international sur l’économie de l’hydrogène (IPHE), ce type de combustible devrait être largement distribué en 2015, principalement en Europe et aux États-Unis. 
La disponibilité à large échelle de l’hydrogène au Brésil n’est prévue que pour 2020. « Les chercheurs estiment que d’ici 2080, 90 pour cent des véhicules du monde fonctionneront à l’hydrogène », » précise Carlos Zündt, directeur de la planification et coordinateur du projet de bus à hydrogène au sein de la Société de transports urbains de São Paulo.

Malheureusement, si nous continuons à ce rythme, d’ici 2080, il risque fort de ne plus y avoir d’eau non pollué de par le monde. Et peut-être faudra-t-il aller la chercher sur la lune ! Et malheureusement encore, tout comme moi, ils doivent avoir un bus de retard à la PNUD, parce que chez BMW, il paraît que l’on travaille depuis plus de 30 ans sur un projet de voiture à l’hydrogène. Une BMW Hydrogen 7 a d’ailleurs déjà été produite depuis 2007, mais selon un site bien informé auquel je ne comprend rien, il paraît qu’elle « pollue plus l’environnement qu’un poids lourd diesel » !

Décidément, ce doit être comme de chercher dieu sur son ordinateur, ou Lazare à la gare Montparnasse. Comme dirait Benoît, j’y perd mon lapin ! Et d’ailleurs la BMW Hydrogène, c’est une grosse limousine pour riches. Mais au fait, l’hydrogène en question, ça ne ressemblerait pas à « l’eau lourde » que cherchait à produire un certain caporal ?

Bon, je reprend mon bus là où je l’ai raté, et si j’ai bien compris, la voiture à eau, ça n’existe pas plus qu’un bateau à voile qui tenterait de se prendre pour une mouette. Et si la voiture à hydrogène pollue autant qu’un poids lourd diesel, que dire d’un bus à hydrogène. Etant donné que le bus de São Paulo est conçu pour recevoir 63 passagers, on devrait songer à l’équiper de pédales, au moins, on est sûr que l’énergie du mollet ne pollue pas.

Bref, ce n’est pas demain que le bus à pédales dépolluera São Paulo, mais comme la grippe A truc-chose, selon les dires mêmes de Monsieur Wolfgang Wodarf, président de la commission santé du Conseil de l’Europe, « est une grippe tout ce qu’il y a de plus normale » et que nous avons tous acheté un stock de masques…. Nous sommes parés pour 2080 ! (A lire sur le site de L’Humanité)

Et, sans aucun rapport… quoi que… sur celui du NouvelObs
« Accumuler un coussin de graisse sur les hanches, les cuisses et l’arrière-train aide à protéger contre le diabète et les maladies cardiaques, assurent des chercheurs britanniques… »

Ceci-dit, l’excédent de poids sur les hanches ne doit pas être une règle commune en Haiti, ni d’ailleurs chez les pédaleurs de São Paulo.

Photo Jason Reed/Reuters

Oui, je sais, les fesses en question sont brésiliennes et non haïtiennes…

Dis la faim, c’est pour quand la révolution !

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Posted in: Bof Bof...