La gôche et le lapin !

Posted on 19 janvier 2010

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Pourquoi sortir Monsieur Jospin de son placard ? Il est vrai que pendant ses cinq années passées dans le rôle d’un premier ministre, il a fini de nous démontrer (s’il le fallait encore) qu’une politique « socialiste » avait tant de différences avec une politique de droite, qu’il n’a même pas passé le cap du premier tour des élections présidentielles de 2002.

Pourtant, je lis dans La Croix, sous la plume de François Hollande : « Nous pouvons être fiers de ce qu’a été l’action du gouvernement de Lionel Jospin. Il ne s’agit pas seulement de faire preuve de reconnaissance à l’égard du premier ministre d’alors, mais de prendre conscience que la gauche, pour revendiquer le pouvoir demain, doit s’appuyer sur les avancées qu’elle a su accomplir pendant les périodes où elle a été aux responsabilités depuis 1981. »

Quant à moi, il me semble vraiment qu’un socialiste aujourd’hui, est quelqu’un qui a raté le concours d’entrée à l’UMP et s’est fourvoyé vers la porte de « gôche », mais uniquement par hasard.

De fait, on ne voit pas qui, chez les socialistes, et alors même que la côte présidentielle est au plus bas (et qu’elle n’a sans doute pas fini de descendre), pourrait damer le pion de Monsieur Sarkozy en 2012.

Sans doute la « gôche » pourra-t-elle bientôt se réjouir de quelques victoires électorales. Mais le gouvernement n’en faisant qu’à sa guise, cela ne changera rien. Et surtout, personne ne semble capable aujourd’hui (ni a fortiori en 2012) d’incarner une vraie gauche, face à une vraie droite, et véritablement résolue.

Alors, oui, pourquoi ne pas sortir Monsieur Jospin de son placard. Cela donnera l’occasion aux Guignols de faire une nouvelle marionnette, à moins qu’ils ne reprennent tout simplement l’ancienne !

Au fait, tout le monde sait, je pense que le 10 rue de Solférino abrite le siège du parti socialiste, mais on sait sans doute moins que sous l’occupation, il abritait celui du ministère de l’information et de la propagande (et où fut abattu, en juin 1944, Philippe Henriot, secrétaire d’Etat à l’information et collaborateur « exemplaire »).

Dis lapin, c’est pour quand la révolution !

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