Voyage en sark-clownerie…

Posted on 20 janvier 2010

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Paris est triste comme une huître,

mouillé comme une vieille poule sous l’orage,

tout triste, comme un castor perdu au milieu du désert…

Bref, l’ennui nous guette à chaque instant, et lorsqu’il pleut à vous fendre l’âme…

Que fait on ?

Qui a donc dit le 24 décembre ?

« Que Noël soit l’occasion pour chacun de retrouver ses proches, famille et amis. »

Surtout en Afghanistan !

Et le même jour : « ayons enfin une pensée pour ceux qui sont en difficulté, qui souffrent en ces temps de fête. Ayons le sens du partage et à l’esprit les valeurs qui font la solidarité nationale. »

Et n’oublions pas d’aller à l’église ! Sans oublier la dernière Rolex.

Eh bien oui ! Vous l’avez deviné, ce n’est certainement pas le pape…

Mais depuis ses deux dernières notes sur Facebook, Notre vénéré président s’éloigne. Il faut rappeler que le 14 novembre, il soutenait pleinement l’équipe de France de football, ce pourquoi sans doute Thierry Henry s’est permis une main baladeuse. Quant au 8 novembre, ils se revoyait face au mur de Berlin ! Difficile de faire plus fort.

Donc, le président boude ses 200.000 fans sur Facebook. Mais il est vrai qu’il a fort à faire, à refaire du neuf avec du pareil au même.

Après la reculade forcée sur la taxe carbone, la voici en effet de retour avec une modification d’importance. Pour les industries les plus polluantes qui n’étaient pas touchées par la-dite taxe, le gouvernement proposera une « concertation ».

Mais calendrier électoral obligeant sans doute, le nouveau projet de loi carbonite ne sera transmis au parlement qu’en avril ou mai… Soit après les régionales.

D’ici là, nous avons le droit de respirer !

Ouf !

Au fait, savez-vous ce qu’est un PRLF ? Tout simplement un projet de loi de finances « rectificative », c’est à dire, un truc qui fait généralement du pire avec du pareil au même ! Ou encore, si j’en crois Le Point et L’Express, un projet de loi qui « met en musique » le grand emprunt cher à notre Vénéré (et sans doute très cher à notre porte-feuille, aussi).

Comme quoi, si l’on met les emprunts en musique, il est vraiment temps, en effet, d’instituer une taxe carbone !…

Ou de limiter le chauffage des cerveaux !

D’autant plus que nos journalistes, s’ils ne peuvent plus aller en recherche de « scoop » en Afghanistan pour cause d’ « imprudence vraiment coupable », auront sans doute bien d’autres choses à mettre en musique !

P.S. J’avais préalablement écrit Voyage en « sark-colwnerie »… Je rectifie. Mais la coquille fait parfois le (bon) lapsus.

Dis la muse, c’est quand que tu changes de musique !

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