Il pleut sur nos képis ?

Posted on 4 avril 2010

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Quitte à bouffer le goupillon, pourquoi ne pas se taper du sabre…

Il pleut sur nos képis…

Il pleut sur nos képis, oui ! Lorsque les gendarmes se mettent à la poésie, en effet, il pleut. Mais je ne sais pas si c’est sur ou dessous les képis.

Bref, comme tout bon petit ragoteur, j’ai parlé l’autre jour du gendarme Matelly, viré de l’armée par notre vénéré président pour avoir publié une tribune dans Rue 89.

Du coup, un pote à lui, gendarme aussi, et piqué de poésie, s’est fait « suspendre » (je ne sais pas à quoi) pour avoir lui commis un poème de soutien.

Mais il faut dire qu’il n’y va pas de main morte le poète-militaire. Bon, ce n’est pas du Brassens, alors je vais à l’essentiel :

Il pleut sur nos képis ! (C’est le titre)

(…) « Un nouveau Roy fût nommé, et tout a changé.
Diviser pour mieux régner, tel était son but !
Il y parvint bien, précipitant la chute !

Pour ce faire, il choisit bien parmi les nôtres,
Ceux d’entre eux les plus vénaux, les moins fidèles,
Leur fit tant miroiter, qu’il furent ses “apôtres”.

Ces vendus et parjures aujourd’hui, ont ourdi
D’enterrer sans coup férir notre belle histoire…
De nous taire ils nous ordonnent, arguant : “Tout est dit !”

L’un des nôtres osa parler sans démériter,
se faisant ainsi le râle de notre douleur…
Il fût vite éliminé par ces fossoyeurs !

Aujourd’hui, Sainte Geneviève saigne et pleure,
Je sens bien ses larmes chaudes sous mon képi,
Comme si sur moi SARKOZY faisait son pipi… » (…)

On ne peut pas lire le poème sur le site de l’adefdromil (Association de défense des droits des militaires). La consultation des articles archivés étant réservée aux « abonnés et adhérents à jour de cotisation. » Mais le Nouvel Obs se l’est procuré.

Et comme notre gendarme y va de son « Roy » pour qualifier notre Vénéré… Offrons-lui donc quelques soutiens…

………………………

J’aurais au moins appris quelque chose… Ben voui ! Saint Geneviève est la patronne des flics !

Et si on se refaisait un petit coup d’Hécatombe…

………………………

Et comme c’est pâques et que l’on parle de la fermeture des casernes et de la réouverture des (bordels) maisons (Claude) closes…

Dis képi, c’est pour quand la révolution !

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