Les cloches du Vatican !

Posted on 4 avril 2010

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Rien de spécial aux infos aujourd’hui, sauf que les pauvres sont toujours plus pauvres et les riches toujours plus… Ce doit être un effet de l’oeuf de pâques… Et d’ailleurs, comme la messe est finie, que Jésus a ressuscité, allons donc chercher des cocottes…

Insomnie la nuit dernière, alors je vais sur ARTE (souvent le meilleur remède à l’insomnie) et je tombe sur un documentaire racontant l’histoire d’un jeune catholique bolivien devenu guerilléro. Et j’ai effectivement fini par m’endormir (avant la fin). Le mec s’appelait Miguel, mais je ne sais pourquoi le commentaire du film persistait à l’appeler Michaël.

Bref, j’ai quand même entendu cette petite phrase : « existe-t-il un dieu qui soit radical et politique ? » Je sais, ce n’est pas nouveau. On a même essayé de faire de Jésus un communiste… N’en déplaise au pape, pourquoi pas !

Mais j’essaie d’actualiser la question. Si Jésus revenait aujourd’hui, serait-il capitaliste ? Et je dis bien Jésus, parce dieu, on nous le balance à toutes les sauces. Même Hitler (paraît-il) y croyait.

Donc, Jésus serait-il capitaliste aujourd’hui ?* Et je vais tenter de pondre un oeuf sans citer la bible, ni le capital.

Mais il faut bien le dire d’emblée, en dehors de Monsieur Kim Jong-il, vénérable président de Corée du Nord de père en fils, le communiste se fait rare aujourd’hui. Benoît XVI peut être au moins rassuré sur un point, il pourra béatifier Pie XII sans remords, Jésus n’ayant pas le profil coréen (chez nous, on dirait le « faciès), il ne sera donc pas communiste.

Pierres Desproges s’interrogeait, « il y a comme ça des jours où l’on se demande si Dieu ne boit pas ». Je me pose aussi la question.

D’ailleurs, si j’en crois Benoît XVI, (encore), le vin est l’un des instruments de la rencontre entre nous et dieu. « Le vin renvoie à la fête, à la suavité de la création dans laquelle la joie des sauvés peut, en même temps, s’exprimer d’une manière particulière. » Il est sûr que la joie et l’ivresse vont souvent de pair, surtout dans « la bonté salvifique de dieu ».

Oui, « salvifique », il paraît que cela existe. Moi, je ne connaissais pas. Mon Larousse non plus, d’ailleurs. Par contre, il me donne salop, salopette et saloperie.

Commençons par « salop », non, ce n’est pas un prêtre pédophile, c’est, je cite Larousse, « une autre forme de salaud. » Et quand au sale, avec op, il vient (évidemment) du féminin qui vient lui-même de sale et hoppe, signifiant « très sale » (ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien). Quant à la salopette, ce n’est pas le vêtement traditionnel du salop. Non, c’est uniquement un vêtement de travail que l’on porte par dessus les autres (pour ne pas les salir sans doute). Certains prêtres en font également usage, mais on appelle cela autrement. Enfin une saloperie, c’est une chose de très mauvaise qualité, mais ce peut-être aussi une action infamante, et n’y voyez surtout aucune allusion… Mon Larousse donne encore salaud et saligaud, équivalents du parfait salop ! Tous ces termes étant populaires, on est en droit de les employer pour en qualifier certains oiseaux.

Oui, je sais il parait que le Vatican dénonce « une campagne grossière contre le pape ». Mais je digresse et ne m’adresse pas au pape. Je note simplement que « salaud » risquant de relever de l’injure, il est préférable d’utiliser « salop » qui lui n’en relève pas.

Bref, passons sur cette petite digression. D’ailleurs, dans son discours de pâques, le pape, ne parle surtout pas de pédophilie, il préfère s’attaquer encore à l’avortement, « meurtre d’enfants innocents qui ne sont pas encore nés. » (Et ne lui reprochez surtout pas l’histoire de la poule et de l’oeuf).

J’en reviens donc à notre Jésus capitaliste.

« Celui qui souffre a été plus fort que les détenteurs du pouvoir. » Non, je ne l’ai pas inventé. C’est encore une citation de notre pape préféré (et encore heureux, il n’y en a qu’un).

Si vous posez la question au patron d’une certaine marque de yaourts (que je ne consomme plus depuis que je connais son salaire), il risque de sourire un peu, mais ne démentira sans doute pas le pape. Mais posez la même question à l’un des 8 millions de français qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, c’est vous qui allez sourire en recevant son pied dans… l’entre-jambes. Et vous ressemblerez sans doute à Jésus s’il se veut adepte de Kim Jong il.

CQFD, selon notre bienheureux pape, Jésus ne serait irrémédiablement pas communiste. Ce qui ne signifie pas, je sais… qu’il soit capitaliste ! Mais…

« Le divertissement, à sa juste place, est certainement une chose bonne et agréable. C’est bien de pouvoir rire. Mais le divertissement n’est pas tout. Il est seulement une petite partie de notre vie, et là où il veut être le tout, il devient un masque derrière lequel se cache le désespoir ou du moins le doute de savoir si la vie est vraiment bonne, ou s’il ne serait peut-être pas mieux ne pas exister que d’exister. »

Et ce n’est toujours pas de moi, mais de… Et si vous reposez la question aux deux mêmes, je vous conseille de vous retourner avant de prendre un coup de pied au… postérieur !

Bon, je sais, on ne demande pas à un pape de lire Paul Lafargue, ni le capital (il a assez à faire à lire la bible). Mais notre pape étant un grand érudit, il lui arrive de citer Nietzsche, « le christianisme donna du poison à Eros ; il n’en mourut pas, mais dégénéra en vice. »

Si Nietzsche nous revenait aujourd’hui, il écrirait peut-être un autre aphorisme, en remplaçant « vice » par « rire ». Quant à cette citation du pape, elle ne date pas d’hier mais de sa première lettre encyclique, comme quoi… Mais peut-être avait-il déjà quelques prémonitions au sujet de certaines de ses « oilles »…

Quant à Jésus, s’il nous revenait… Il n’aurait sans doute pas d’autre choix que de bousculer un peu le pape, ce en quoi il n’innoverait pas, de souffrir à nouveau sur la croix, pour être plus fort… ou de mettre le divertissement dans sa poche (droite) pour faire partie du petit cercle des « détenteurs du pouvoir ».

Et quand au président des yaourts et au pauvre…

Mais au fait « croissez et multipliez », ce n’est pas une formule du MEDEF ? Non, c’est de Jésus Christ… Alors oui ! Désespérément, Jésus serait bien capitaliste aujourd’hui. Et tant pis si j’enfreins ma règle de ne pas citer la bible… Du coup « la religion est l’opium du peuple », j’ai le droit aussi…

………………………

*Si Jésus revenait aujourd’hui, serait-il capitaliste ? On devrait donner ça comme sujet d’oral à l’ENA, Eric Zemmour et notre cher ministre de l’identité des cavernes, sauraient y répondre (enfin, peut-être).

Et plutôt que de tenter de rendre la France aux français, rendons la gaule aux gaulois ! Mais dans les deux cas, l’effet sera le même, soit une désertification totale, soit une usurpation identitaire.

P.S. En cherchant « dieu » sur le net, je suis tombé sur un truc amusant : 

Apprentisdieux.com Qu’est-ce que c’est
Incarnez un Dieu et créez votre planète !

Vous devrez façonner l’équilibre biologique et l’évolution des êtres vivants et de la flore qui peuplent votre terre.
A vous de décider des évènements météorologiques, de la géologie et des composants de votre atmosphère.

Dieu créa le monde en 6 jours, pourquoi pas vous ?
Le jeu se déroule en round de 9 à 12 jours !
Au terme de chaque round, le premier au classement remporte le cadeau mis en jeu, et les compteurs sont remis à zéro.
La loi du Cosmos est cruelle ! A vous de protéger votre monde et de lancer des météorites sur ceux des autres !

Pourquoi pas !…
Ceci-dit j’inventerais bien un nouveau slogan
Faites(-vous) des curés, pas des bébés…

Dis cosmos, c’est pour quand la révolution !

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