L’île aux Tapie(s)

Posted on 17 mai 2010

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L’île aux Tapie(s), ou L’îlot Tapie, je vous laisse choisir le titre. 

Huit jours de vacances sans infos, ça fait parfois du bien. mais j’ai quand même entraperçu que le nuage islandais avait refait des siennes, histoire de nous (gâcher) cacher des choses, et qu’un certain ministre de je ne sais trop quoi nous avait longuement expliqué la nécessité de bouffer de la vache maigre… Qu’il le fallait pour sauver le monde… Et que cela irait nettement mieux après…

Ben voyons !…

 

 

« Ensemble, tout devient moins cher », Non ! ce n’est pas le nouveau slogan de l’UMP (et pour cause !), c’est celui d’un nouveau site de ventes, que le tout blanc tout neuf Bernard Tapie lance sur le net.

On y trouve même une « assurance pour mon chien », un « presse papier », et des trucs pour « réduire ses impôts »… L’idéal pour sortir de la crise ! Malheureusement, pour réduire ses impôts, il faut être soit vieux, soit handicapé, soit assez riche pour isoler sa baraque avec de la laine de mouton et employer du petit personnel pour préparer son petit déjeuner (et tisser la laine à l’occasion).

Si, à l’image de notre Vénéré, Bernard Tapie se prend pour le messie… Il va bientôt falloir inventer un docteur Lepire pour nous sauver de la déroute.

Fait étrange d’ailleurs, le site ressemble à un club privé : « Pour découvrir les offres, contactez-nous ». Bref, comme à l’UMP, il faut s’inscrire pour en bénéficier. Et j’ai failli dire, comme au MEDEF, mais l’UMP n’étant plus qu’une filiale du MEDEF… N’allez surtout pas chercher l’os.

 

 

Passons… Et revenons à nos moutons, pardon, à nos nuages.

A l’image de la « crise », le volcan islandais Eyjafjoll souffre d’éjaculations prolongées*. De même que la plate-forme BP souffre d’éjaculations fioulesques à n’en plus finir. Quant à la crise, elle va finir par ressembler à un pigeon voyageur, une bêbête qui revient toujours chez son envoyeur, sauf si vous lui tirez dessus à coups de canon. Mais comme il n’y a personne pour tirer le canon… Devinez la suite…

 

 

C’est marrant la crise, en plein dedans, on trouve quand même du pognon pour sauver les banquiers, même ceux qui ont financé la faillite de la Grèce. Si, comme il paraît, cela va bientôt être le tour de tout un chacun, je me demande où on va trouver le pognon !

Peut-être en repêchant le fioul de la plate-forme à fuites. Ben oui, la plate-forme, il paraît qu’elle déverse beaucoup plus de pétrole que les chiffres officiels ne le disent. Quant au pognon des riches, quand on croit qu’il n’y en a plus, il en reste dix fois plus, caché sous la surface. Et celui-ci, on ne le voit jamais apparaître dans les chiffres officiels.

 

 

C’est un peu comme au club privé de Bernard Tapie. Quand on perd son yacht à la roulette suisse, on trouve toujours de quoi s’en acheter un autre.

 

 

Et à propos de crise encore, d’oeuf et de poule, ou de chat qui se mord la queue, selon Angela Merkel (dont le sourire est aussi avenant que celui de Martine Aubry après une rencontre avec Ségolène) « Tous ce que nous avons fait avec (ces plans d’aide à la Grèce), c’est gagner du temps pour que les disparités en termes de compétitivité et d’écarts de déficits entre les pays de la zone euro soient réglés ».

Selon mon décodeur, cela signifie que l’on file du pognon à la Grèce, tout en sachant que cela ne servira à rien. Et merci à Madame Merkel pour nous redonner le sourire…

 

 

Bref, « Ensemble, tout devient moins cher », ce ne sera sans doute pas le nouveau slogan de la Grèce, ni de l’Europe en général, ni sans doute du monde…

Mais une petite consolation quand même, les bourses chutent (et ce n’est pas la faute de l’Eyjafjoll, lui, il fonctionne très bien de ce côté-là), c’est toujours ça que les pognonnistes ne gagneront pas sur notre dos… Du moins en surface !

Sous la surface, va-t-en savoir qui arrose quoi !

 

 

Oui, je sais, je rentre de vacances aussi rouge que les tomettes de ma grand-mère. Mais après tout… Et cette note n’a ni queue ni tête… Quoi que, il y a bien celle de l’Eyjafjoll… Et pour le rouge… Lorsque les banquiers nous chantent l’Internationale, ça donne une sacrée carmagnole.

 

 

P.S. Ben voui, c’est plutôt marrant les éja… folles d’un volcan ! D’ailleurs, j’ai failli intituler cette note « Y a vraiment des fessées qui se perdent ! » Mais bon, ce n’est pas original. Tiens, allez lire la note de Gourgandine. Il y manque nombre de têtes à claques, mais c’est déjà pas mal. Et quand à la marée noire de l’ineptie humaine, on ne sait même plus par quel bout la prendre, même les couvercles ne l’empêchent pas de se répandre.

En écrivant ma note, j’ai un autre slogan qui pagine sur mon ordinateur « Découvrez l’offre d’HSBC Premier »… J’ouvre, et je découvre que parce que mon monde est unique, je gagne le droit à « une relation bancaire sur mesure »… C’est pas bô la crise, docteur ?… Si, ussi bô qu’une chanson de Carla Bruni …

 

 

Allez va, je retourne faire une petite ballade…

 

 

 

Dis pirate, c’est pour quand la révolution !

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