La nuit, parfois….

Posted on 11 juillet 2010

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Cœur serré comme un trou,
corps posé en sous-main,
étreinte de la vie
cassée, comme une feuille.

L’empreinte d’un corps chaud
dans le brouillard du soir
et résonne une cloche
un peu comme un tambour.

Petits désirs sans lendemain,
le jaillissement de l’eau
sur le trottoir du vent
ça fait comme une coupure
juste dessous le sein.

Perte de nuit, de jour,
insolation de pleine lune
où ton corps se bouscule
à la quête d’un corps,
caresse de la dent
qui te mord à l’oreille.

Le cœur serré comme un caillou
à peur de mort aux rats,
rien qu’attendre la fin
sans poser de questions.

Nuit fermée, à deux mains,
sous une couverture usée,
et se promène au vent
un incertain sourire –
sourire de biais,
comme une fenêtre entrebâillée
sur un chemin noyé.

La solitude sans lendemain d’une nuit à veiller
où juste un papillon se reheurte à la lampe.

L’attente du sommeil,
ce pourrait être un peu comme le suicide du papillon,
il se heurte à la lampe à plus savoir que vivre,
plus savoir que mourir,
et le bruit de ses ailes est comme un cri de rage.

La nuit… parfois…
Ou juste après un vent de pluie…

Dis la nuit, c’est quand que tu repenses le jour !

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