C’est ri-lance…

Posted on 16 juillet 2010

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Oui, c’est ri-lance, mais seulement demain…

Bon cette fois ça y est BP a enfin rebouché sa fuite. Mais il vaut mieux le dire avec précautions, et mettre des « s » à précaution, parce qu’ils sont surtout spécialistes en bouchage de cerveaux, les capitalistes, depuis le temps qu’ils pourrissent le monde, et qu’ils pourrissent tant nos esprits que nous en restons niais, béats, à ne rien faire, et même à en redemander.

Jusqu’où va-t-on nous enfoncer le clou avant de crier ail, aille, ouille, arrêtez, ça fait mal? Ce sera donc ma question du jour.

Oui, jusqu’où ? Tiens, chez nous, François Fillon se lâche (non, je ne me suis pas trompé d’orthographe), et pan, c’est la « rigueur » qui nous arrive. Et au même moment on retrouve encore cent mille balles en goguette dans l’affaire des shampoings politiques.

Je sais, ça ne s’écrit pas comme ça « shampoings », mais j’ai envie d’innover aujourd’hui, et puis ça rime à quoi d’y mettre deux o. Pour faire comme les américains, une « réforme » des banques qui ne servira à rien ? Une petite fessée à BP pour avoir transformé les pélicans marteaux en dauphins à gros bec ? Bon, d’accord, ça n’existe pas les pélicans marteaux, ni les dauphins à gros bec. Et bien justement !

Et puis de toutes façons, j’innove ! Selon Monsieur Fillon, le seul secteur qui ne soit pas touché par la rigueur, c’est « l’effort de recherche et d’innovation »… Dites, Monsieur Fillon, j’ai besoin de cent mille balles aujourd’hui, vous ne pourriez pas demander à Madame B. de financer mon parti politique ?

Et tiens, puisque j’innove, je viens de créer un parti politique. Un truc à la Pierre Dac et Francis Blanche, le genre parti d’en rire ! Et j’ai même créé quelques sous-partis (c’est le cas de le dire), pour le financer…

D’ailleurs, je ne suis pas le seul à innover. Madame Largarde, encore une ministre dont je me demande… à quoi elle sert. Bien Madame Largarde, elle sert au moins à néologiser. Et ça donne quoi à votre avis ? La « ri-lance », que ça donne !

C’est chouette la « ri-lance », un genre de fourre-tout, un truc que vous n’avez pas intérêt de renverser, sauf à faire rire tout le monde. On y trouve de tout, de la capote anglaise au rouge à lèvres, en passant par la clé à molette et les pinces à vélo. Parfois, on y trouve même un écureuil en train de manger le pompon d’un marin. Et en été, quand il fait bien chaud, on y trouve aussi un joli nez rouge. Non, pas celui qui orne votre figure lorsque vous venez de griller au soleil, mais celui du clown, le marrant, celui qui botte les fesses du clown triste.

Oui, c’est vraiment chouette la « ri-lance », un condensé de « rigidité » et de « lance à eau », et non, ça ne se trouve pas là où vous pensez… La rigidité, c’est bien un truc dur, mais plutôt comme le bâton pour faire avancer l’âne. Et la lance à eau, ça sert à éteindre l’incendie lorsque les banques nous mettent le feu aux fesses, ou disons au derrière de l’âne.

Ceci-dit, cela peut aussi être un condensé de « rigueur » et de « relance ». Oui, la rigueur, c’est rude, donc, c’est dur. Et la relance, on en a toujours besoin d’un petit coup après.

Quant à l’avant, vous connaissez le coup de la DS, la bagnole de chez papa Citron ? Avant de la faire avancer, il fallait lui donner un petit coup de pompe, et elle montait en automatique.

Et rigoler, vous savez d’où ça vient ? D’un condensé de « rire » et de « riole », et la riole, c’était une partie de plaisir.

Alors la « ri-lance », si je suis banquier, je propose qu’il s’agisse d’un condensé de « riole » et de « relance ». Mais dans tous les cas, je me marre, parce que c’est moi qui y gagne.

Et l’âne dans tout ça?

Ben voyons, on s’en fiche de l’âne !

« Sous le règne de notre bien-aimé Louis XV, une jeune femme qui se serait trouvée dans la situation où vous êtes aurait bientôt puni son mari de se conduire en vrai lansquenet. » C’est du Balzac, et je viens de trouver ça sur wikimachin.

Quel rapport, direz-vous ? Aucun, mais ça me fait rioler, et comme ce n’est pas tous les jours qu’on riole, quand on n’est pas banquier, alors j’en profite. Ceci-dit, il suffit de remplacer quelques mots… Elle n’est plus toute jeune, Madame la ministre du néologisme, et l’autre, le ministre en chef, (enfin paraît-il), n’est pas son mari (quoi que, selon la prochaine rumeur… sait-on jamais…).

Donc : « Sous le règne de notre bien-aimé (Louis XV) Nicolas 1er, une (jeune) femme qui se serait trouvée dans la situation où vous êtes aurait bientôt puni son (mari) ministre de se conduire en vrai lansquenet. »

Bien oui quoi ! Madame la néologiste s’est fait un cerveauquake pour inventer le mot à faire rire. Et pan, son ministre en chef passe derrière, et il emploie le mot qui tue… C’est « la rigueur »…

Non mais, ça sert à quoi qu’elle innove, Madame la ministre ! Et comme son innovation tombe à l’eau, même si elle fonde un nouveau sous-parti politique, elle ne pourra pas se le faire financer.

Un vrai lansquenet, ce ministre en chef !… M’enfin, ce n’est pas moi qui le dit ! Je ne fais que parodier Balzac…

Et d’ailleurs, moi aussi, je vais me faire un cerveauquake. Et je lance le truc sur facebook… Bof, sur facebook, faut que je le mette en anglais, et ça donne brainquake, pas terrible le truc… Tant pis, je me le fais en privé, juste avec mon banquier.

Oui, c’est vrai, j’ai oublié de vous dire, mon cerveauquake, ce n’est pas un secouage de méninges pour dire « y en a marre, arrêtez de m’enfoncer le clou ».

Non, c’est une danse que je pratique avec mon banquier. Vous connaissez le truc Orangina, « secouez-le, secouez-le… » Et bien, lorsque je le fais avec mon banquier, il y a plein de bulles qui sortent de ses poches, et ça me fait une drôle de sensation… comme une grande évasion fiscale…

Et tiens, ça me donne une idée. Demain, je vous fais le porte-monnaiequake…

Et d’ailleurs, vous voulez le scoop du jour ? Bien c’était une blague belge, le coup du rebouchage de la fuite. Selon Bp, « ce n’est pas encore l’heure de crier victoire », et comme c’est dans Le Parisien, moi j’y crois sans réserves ! Mais comme tous les journaux avaient déjà crié « victoire », les actions de BP ont augmenté de 7,57% hier. Et ça, si ce n’est pas du porte-monnaiequake, je ne sais pas ce que c’est.

P.S. Si vous voulez voir d’un peu plus près l’état du monde, allez faire un tour sur la page du Post du Ch’timi, en buvant un Coca et mangeant un Macdo. Rien de tel pour vous nettoyer l(a)e foi(e) après une soirée bien arrosée…

Bon, allez, comme c’est pas encore pour demain, la révolution, moi, je retourne à mon cerveauquake…

Et un second P.S. pour ceux qui ne le sauraient pas : un lansquenet, c’est un tout vilain, tout méchant, un peu teutonesque sur les bords, qui venait jusque dans nos champs égorger nos filles et nos compagnes… rien à voir avec un ministre en chef. Non ! Plutôt un expert en sinistres.

Dis le cake, c’est pour quand la riz-volution !

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Posted in: Merdialisation ?