Un loft-story à New-York, ça vous tente ?

Posted on 22 octobre 2010

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C’est étrange comme le monde est petit, je lisais tout à l’heure un truc sur le milliardaire américain Georges Soros, qui vient de filer un million de dollars à une association californienne pour la dépénalisation de la marijuana et je tombe sur un personnage que je ne connaissais pas, Olivier Sarkozy de Nagy-Bosca, demi frère de notre Vénéré.

Il faut dire qu’ils ont quelques points communs, le milliardaire américain et le demi frérot, ils sont tous les deux financiers.

Le premier, que l’on surnomme « l’homme qui fit sauter la banque d’Angleterre », est notamment membre de l’un des principaux groupes financiers mondiaux, le Carlyle Group, dont le second est, depuis mars 2008, le co-directeur des services financiers.

Et savez-vous pourquoi l’on appelle Georges Soros « l’homme qui fit sauter la banque d’Angleterre » ? Tout simplement parce qu’en bousicotant sur la livre sterling, en 1992, il se serait fait en une seule nuit un milliard de dollars sur le dos des british.

Sacrement doué pour le pognon, Monsieur Soros. Mais mieux vaut ne pas trop regarder ce qu’il y a derrière.

Quand au demi frère de notre Vénérable, il ne doit pas être trop mal doué non plus, puisqu’en août dernier, sa maison new-yorkaise était à vendre pour la modeste somme de 10,5 millions de dollars. Il faut dire qu’elle à l’air sympa, la baraque du demi-frérot, on peut même la visiter sur internet. 790 m2 sur quatre étages et il paraît que son prix est « très raisonnable ». En plein coeur de New-York, elle dispose d’un jardin de 200m2.

Dommage qu’elle ne soit pas en Californie, le futur propriétaire aurait pu faire pousser ses plans de ganja.

Oui, en Californie, il y a votance le 2 novembre prochain, et l’on vote notamment pour (ou contre) la légalisation de la ganja. Même que si ça passe, tout californien de plus de 21 ans aura droit de cultiver pour sa consommation personnelle une trentaine de grammes de cannabis. Plus besoin de cultiver son herbe en cachette dans les chiottes.

Et comme Georges Soros vient de filer un million à l’association qui soutient la légalisation… Je vous laisse deviner la suite.

L’info sur le milliardaire et la marie-jeanne, on peut la lire jusque dans le Figaro. Et chose étrange, je m’attendais à ce qu’ils poussent des cris d’orfraie, les figarosiens. Mais non, ils taxent même le milliardaire de « philanthrope ». Il faut dire que dès qu’un truc peut rapporter du fric…

« Réguler et taxer la marijuana pourrait à la fois faire économiser aux contribuables les milliards de dollars dépensés en forces de l’ordre et en coûteuses incarcérations, et rapporter des milliards de dollars chaque année. » C’est ce qu’il nous explique le milliardaire.

Par contre l’info sur la vente de la maison du demi-frérot, on ne la trouve que dans quelques entre filets. Et à propos de filets d’ailleurs, on apprend qu’un spécialiste du football à main, Thierry Henry, pourrait être intéressé. Il est vrai que le foot, ça rapporte presque autant que la banque.

Et quant à l’embauche du Monsieur par le groupe Carlyle, c’est passé quasiment inaperçu, sauf dans Le Figaro, dont Carlyle détient une partie du capital.

Et dans VSD, où l’on pouvait lire que le « fonds d’investissement (Carlyle est) réputé pour être l’un des bras armés de la politique intrusive des États-Unis dans les économies européennes. Pour mémoire, Carlyle a eu comme administrateurs John Major (ancien premier ministre britannique), James Baker (ancien secrétaire d’État américain), George Bush père (ancien directeur de la CIA et ex-président des Etats-Unis), Frank Carlucci (ancien directeur de la CIA et secrétaire à la Défense américain), Karl Otto Pöhl (ex-président de la Bundesbank), la famille Ben-Laden et plusieurs chef d’État et de gouvernement. »

Et pour rappel aussi, le groupe Carlyle, gère les fortunes des familles Bush et… Ben Laden.

Juste un petit exemple des pratiques de Carlyle. En 2003 le groupe avait acheté à l’Etat français les bâtiments parisiens de l’imprimerie nationale pour la somme de 85 millions d’euros. Après 120 millions d’euros de travaux, le groupe les revendra en 2007 pour la somme de 376,5 millions… au même Etat français ! Soit un bénéfice de 83% en quatre ans et une perte pour l’Etat français de 171,5 millions d’euros ! En 2003, notre Vénéré était ministre de l’intérieur, et en 2007 son demi frère n’était pas encore chez Carlyle, aucun rapport donc.

Lors de son embauche dans le groupe, son boss se félicitait en ces termes, « Olivier a une carrière et un réseau incroyables, qui aideront Carlyle à capitaliser sur les bouleversements dans le secteur des services financiers et à étendre notre présence sur cette partie importante et croissante de l’économie mondiale ». Sauf que sur l’original de la dépêche en anglais, on pouvait lire, « on the dislocation in the financial services sector » ! Traduction = trahison, on le sait. Quoi que, une dislocation peut aussi être un bouleversement, mais rarement l’inverse.

Et pour bien nous montrer que c’est pauvre, un banquier. Lorsqu’il fait visiter sa maison à vendre, notre bon Olivier laisse même quelques toiles accrochées aux murs pour faire plus déco. On y trouve des Basquiat, Keith Hering, Dustin Yellin… Mais ils ne sont pas à vendre… Ils doivent coûter plus chers que la baraque.

Sympa le gourbi, non ? On peut même installer des caravanes dans le jardin. Georges Soros devrait l’acheter, il paraît que le milliardaire « philanthrope » a crée plusieurs associations pour améliorer la condition des roms.

Il aurait aussi dit il y a quelques temps, « stigmatiser un groupe ethnique, le présenter comme collectivement menaçant pour la société, c’est l’inverse même du respect des droits de l’Homme ». Il était en pétard sans doute, mais aucun rapport avec le pétard californien.

Oui vraiment, le monde est petit, tout petit !

 

Dis le loft, c’est pour quand la révolution !

 

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Posted in: Bof Bof...