Les plus grosses bourses du monde…

Posted on 12 novembre 2010

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Paraît qu’il existe une « guerre des monnaies » aujourd’hui, et qu’elle fait la Une non seulement de toute la presse, mais aussi celle du G20, je cherche donc à comprendre un peu.

Donc, après avoir expliqué aux nuls dans mon genre cette « guerre des monnaies » à laquelle se livrent les 20 états qui représentent 90% de l’économie mondiale, Pascal Riché, dans Rue 89 conclut :

« Le G20 est (…) le digne héritier de ses ancêtres, G7 et G8 : il est le théâtre de réunions creuses et sans grande efficacité, qui n’ont d’autre utilité que de permettre aux grands de cette planète de se rencontrer et de papoter. Derrière les beaux sourires, chacun se fiche de ce qui arrive à l’économie des pays de ses collègues. »

J’avoue que je dois être sacrement nul, parce que je n’ai rien compris à son explication pour les nuls. Sauf qu’au final chacun se fiche de la poire de l’autre, et ne se préoccupe que de sa pomme. Au bout du compte, ce sont toujours les mêmes qui trinquent. Les uns le verre plein, les autres, vide.

Mais j’ai au moins compris un truc. Chez les ricains, c’est la consommation intérieure qui prime, pas étonnant qu’ils soient obèses. Chez les chinois, un bol de riz par jour suffit, donc ce sont les exportations qui sont prioritaires. En Europe, comme on se fiche pas mal de la gamelle du populo, on austérise.

Evidemment tout cela ne profite qu’à la poignée de zozos qui tiennent les cordons de la bourse en se foutant pas mal les uns des autres, et a fortiori du reste du monde. Les polichinelles qui nous gouvernent se Gvingtisent de temps à autre pour donner l’illusion qu’ils servent à quelque chose. Et incidemment pour papoter, se gaver de fraises au caviar, et ramasser quelques miettes du gâteau au passage. Quant à nous, le populo, circulez, il n’y a rien à voir, z’avez qu’à aller voir ailleurs si j’y suis.

Petit curieux je suis néanmoins, et cherche donc à en savoir un peu plus sur cette « guerre des monnaies » et sur l’utilité de ces G20. Boudiou, sur Gogole, il y en a des pages et des pages.

Bien obligé d’y aller un peu au hasard, je tombe en premier sur un site canadien et une déclaration du premier ministre des érables : « Est-ce que l’on va avoir une vraie résolution de ces problèmes ici? Je pense que non. Mais je pense que nous aurons au moins un dialogue important vers une résolution. »

Papoti, papoptin, trois petits tours et puis s’en vont. Je ne sais pas s’il a lu l’article de Pascal Riché, le ministre canadien, mais si je comprends bien le langage caribou, en dehors de les faire bien dîner, le G20 ne servira à rien. D’ailleurs « les réunions entre leaders » ont débuté par « un souper de travail ». Moi, on m’a appris à ne jamais parler la bouche pleine.

Je reviens donc d’outre Atlantique et tombe sur un article du Point qui nous offre une photo de notre Vénéré avec un sourire si crispé que tu comprends de suite. Soit le foie gras est mal passé, soit la fin de la « guerre » n’est pas pour demain. Pourquoi pas les deux d’ailleurs, et précisément, Le Point nous dit que le sommet s’annonçait « orageux » et qu’il a bien commencé par un « dîner de travail ». (La photo était tellement « parlante » qu’ils l’ont changée depuis)

Pire dans le Nouvel Obs, avec la photo d’un DSK en pleine crise de jaunisse, et dont tu te demandes où il va (gerber son eau de boudin, pardon) pouvoir se ressourcer ensuite. Mais là, on nous parle de « petit déjeuner de travail » qui commence à midi, pour nous expliquer que l’on arrivera « au mieux à l’esquisse d’un de ces compromis non contraignants dont le G20 s’est fait la spécialité. » C’est à dire, en langage caribou, à un truc qui ne sert à rien.

Dans L’Express, comme dans le Nouvel Obs, la guerre des monnaies est au « menu » du G20 et dans Le Parisien, Christine Lagarde nous explique que cette guerre est « une question trop compliquée » pour être résolue en un sommet. Et sur la photo de notre grande Phinancière, même les cheveux ont chopé la jaunisse.

Bref, on l’aura compris, Pascal Riché avait raison, à part pour bouffer le G20 ne servira à rien, surtout pas à régler la guerre financière.

D’où une petite question que je me pose. Ca coûte combien un sommet du G20 ?

Celui de Londres, en avril 2009 avait coûté la modique somme de 24 millions d’euros, et celui de Toronto en juin 2010… 960 millions d’euros. Il est vrai que pour celui de Toronto, comme il n’y a pas assez de lacs au Canada, il avait fallu construire un étang artificiel.

Et comme le prochain se tiendra chez nous, un journaliste mal intentionné a osé demander à notre Vénérable combien il coûtera. Et bien il n’en sait trop rien, notre Vénéré, mais dix fois moins que celui de Totonto. C’est à dire, pas loin de 100 millions. Un peu moins que le prix de son nouveau joujou aérien (176 millions). Une bagatelle, en somme ! Espérons pour lui que le gros navion fonctionnera mieux que le G20.

Et 50,7 millions d’euros, c’est le prix que c’est vendu un vase chinois lors d’une (ventre) vente aux enchères à Londres jeudi. Aucun rapport évidemment, sauf qu’il paraît que nous sommes en crise et que c’est la guerre des monnaies… D’ailleurs, le vase chinois a été acheté par un investisseur chinois. Mais la photo ne nous montre pas s’il avait la jaunisse lui aussi.

Bertrand Russell disait, « la mathématique est la science où l’on ne sait jamais de quoi l’on parle, ni si ce que l’on dit est vrai. » S’il en est ainsi des mathématiques, pour la politique, je ne me prononcerai même pas…

Quant à l’idiosyncrasie, en soi, c’est simplement le caractère, le tempérament, voire la manière d’être de chaque individu. Bref, tout bêtement une manière savante pour qualifier l’individu. Mais si tu fouilles un peu, ce n’est pas si simple. En médecine par exemple, c’est « la réaction biologique particulière d’un individu exposé à un agent toxique étranger », qu’il dit mon Larousse, et en général, elle se manifeste par une allergie, voire par une intolérance totale.

Moi, je dois être totalement idiosyncrate à la politique. Ce doit être un effet de la guerre des monnaies, une sorte de jaunisse de la phinance risible.

Bref ! Hier, il paraît que c’était concours des super-mamies. Et que la bestiole qui a les plus grosses testicules du monde est une sauterelle.

Aucun rapport, je sais. Mais vous savez ce qu’est un sherpa ? Non, pas un pauvre tibétain condamné, pour survivre, à porter les valises des touristes visitant l’Everest. C’est juste un mec ultra bien payé pour porter les valoches de son président au G20 lorsque ce dernier dîne. Et lorsque je vois tout ce fric dépensé, alors que nos futures mamies n’auront bientôt plus qu’une retraite de sauterelle… J’ai parfois envie de me transformer en criquet ravageur.

Dans Libé, il y a quelques jours, on pouvait lire une jolie petite phrase : « moi je pense que le moyen de respecter les gens c’est de leur dire la vérité. »

Et non, ce n’est pas un bon mot de Michel Houellebecq. C’est la dernière trouvaille de notre Vénéré pour nous faire passer son saccage des retraites, en nous expliquant que puisque la moitié des lycéens d’aujourd’hui deviendront centenaires… CQFD, si vous n’avez rien compris, allez voir mon sherpa.

Quant à Michel Houellebecq, s’il y a pour lui un homme politique sincère. Ce n’est ni de Gaulle, ni Mitterrand, ni Chirac, c’est… Je vous laisse deviner qui…

Moi, je vais compter les sauterelles à bourses qui hululent dans mon jardin. Et pour les plus grosses bourses du monde, allez donc savoir qui les détient…

 

Dis jaunisse, c’est pour quand la révolution !

 


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Posted in: Merdialisation ?