Des joujoux en solde…

Posted on 30 novembre 2010

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C’est étrange comme les choses vont vite parfois. Cette nuit, un homme est mort après avoir reçu deux décharges de Taser policières. Comme par hasard, il était malien et en situation irrégulière, mais… il s’agit évidemment d’un hasard… Passons…

Dans le Nouvel Obs, on peut lire, qu’interrogé par l’AFP, le directeur de Taser France a déclaré que « seule l’autopsie de cet homme permettra de dire si notre pistolet est responsable du décès ». « A ce jour, dans le monde, le Taser n’a jamais tué quelqu’un », aurait-il encore dit.

Pourquoi pas ! Allez donc le prouver de toutes façons…

Quoi qu’il en soit, il serait légitime de se taire un peu et d’attendre le résultat de cette autopsie, et surtout le résultat de l’enquête.

Mais non, à peine l’info sortie dans la presse, voilà qu’Alliance, second syndicat de police, y va immédiatement de son bla-bla pour nous expliquer que « nos collègues, victimes de l’acharnement de cet individu excessivement violent, ont fait usage du Taser dans les règles les plus strictes de la légitime défense afin de préserver leur intégrité physique ».

Et même notre Ministre à tout faire, surtout de l’intérieur, d’y aller de son speech pour justifier la légitime défense parce que l’homme aurait « pété les plombs ».

Mais qui pète les plombs en fait ?

Et je ne parle pas de cette affaire en particulier. Mais à chaque fois qu’une « affaire » implique la police, c’est la police elle-même qui s’empresse d’en faire une « affaire » en tentant par tous les moyens de s’autojustifier. C’est d’ailleurs clair dans les propos d’Alliance aujourd’hui, qui dit « redouter que certains se servent de cet événement dramatique, non imputable aux collègues intervenants, pour faire une nouvelle fois le procès de la police ».

A croire que la police se prend pour la cicatrice du monde !

Je sais, on parle beaucoup du malaise du policier, en ce moment. Mais il faudrait aussi parler du syndrome du policier qui se prend systématiquement pour la victime, en oubliant souvent les vraies victimes d’ailleurs.

On est donc en droit de s’interroger. Pourquoi la police « redoute »-t-elle systématiquement que l’on fasse le procès de la police ?

En langage usuel, on appelle ça de la paranoïa. Est-ce que je fais le procès de la police en disant cela ? Non, il s’agit d’un simple constat, voire même d’une simple question.

En cette époque où l’on nous explique que « la peur doit changer de camp », dixit Pierre Charon, il serait peut-être bon de se la poser à nouveau… Peut-être que si l’on comprenait un peu mieux d’où vient le syndrome, l’on pourrait s’expliquer plus facilement la cause du malaise….

Mais au fait, savez-vous ce que c’est qu’un joujou ? Un petit jouet d’enfant, certes, mais c’est aussi un objet dont on aime à se servir, une mécanique très perfectionnée et parfois même merveilleuse…

A suivre.

Et à propos de « la peur », à lire si vous avez le temps, « Et si la rumeur demeure…« 

 

Dis le jouet, c’est pour quand la révolution !

 

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Posted in: Raz-le-bol