Rendez-moi mon nounours, s’you plait !

Posted on 13 juillet 2011

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Paraît que la France a été condamnée par la Commission européenne pour ne pas avoir assez bien protégé le grand hamster d’Alsace. Moi, un hamster, je croyais que cela ne vivait qu’en cage. Mais le hamster alsacien doit être trop gros.

Bon, je me documente. Ca ressemble à quoi un grand hamster d’Alsace ? D’abord, si l’on veut faire dans le sérieux, on doit le nommer Cricetus Cricetus (la répétition étant obligatoire), ou encore marmotte de Strasbourg (à ne pas confondre avec la saucisse).

Même qu’en 1774, le grand médecin naturaliste et pote de Goethe, Frédéric Gabriel Sulzer a écrit un Essai qui fait encore référence aujourd’hui sur l’histoire naturelle du hamster dans lequel on peut lire, « la terre est mère de toutes les espèces, aussi bien de l’homme qui la cultive que du hamster qui la creuse ».

J’avais donc tout faux en pensant que le hamster vivait dans des cages. Comment qu’il ferait pour y creuser la terre ?

 

Ouais, pourquoi je vous raconte cette histoire de hamster, moi ? En fait, je recherchais un article que j’ai lu l’autre jour sur la prolifération des méduses, et je suis tombé sur un article sur les ours des Pyrénées. 

Il n’y a plus que des ours mâles, dans les Pyrénées. Donc si l’on veut conserver l’espèce, il faut bien trouver des femelles. Les femelles les plus proches logeant en Slovénie, on a deux solutions. Soit envoyer nos ours mâles chez les slovènes, ce qui est la solution prônée par les bergers pyrénéens (lorsqu’ils n’ont pas de fusil sous la main). Soit faire venir des femelles dans les alpages pyrénéens, ce qui est la solution des défenseurs des ours, de la Commission européenne, et, théoriquement, celle de la France. 

Mais comme notre état est un joyeux adepte de la théorie sans pratique, une femelle slovène devait arriver il y a peu… Mais non, grande reculade pour ne pas fâcher les anti-ours, elle restera en Slovénie. Nos ours mâles n’ont plus qu’à devenir pédés (désolé, je ne sais pas comment on dit « homosexuels » en ours).

Bref, c’est dans cet article sur les ours que je suis tombé sur la condamnation de la France à propos de la disparition des hamsters. Et comme pour ces derniers, si la France ne protège pas ses ours, elle pourrait bien être condamnée par l’Europe.

Mais revenons à nos hamsters d’Alsace. En dépit du fait qu’ils soient grands, contrairement aux ours, ils ne bouffent pas de moutons, et comme ils sont trop gros pour entrer des nos cages, ils ne devraient donc rien avoir à craindre des bipèdes. 

Et bien si, plus les bipèdes prolifèrent en Alsace, plus les grands hamsters disparaissent. Je connais pas le nombre de la population bipède alsacienne, mais celle des hamsters n’y est plus que d’environ 450 individus (et j’espère qu’il y a des mâles et des femelles).

Donc, les hamsters subissent le même sort que les ours. Ce qui n’est pas le cas des méduses !

Bien oui, les méduses donc ! je les ai finalement retrouvées. et j’apprends qu’il n’y a plus besoin de tsunamis pour faire péter les centrales nucléaires, la prolifération des méduses s’en charge.

Non, ce n’est pas une blague ! Au japon, en Israël, et même en Ecosse – pour ne parler que des endroits où les joyeux bipèdes ont décidé de construire leurs centrales nucléaires près des plages – les méduses prolifèrent tant, qu’elles en arrivent à boucher les systèmes de refroidissement des centrales. D’où une extinction nécessaire de celles-ci avant qu’elles n’explosent.

Ouais, je ne sais pas si vous avez déjà vu une centrale nucléaire exploser, mais si en plus elle nous balance des déchets de méduses nucléaires à la gueule… Je préfère ne même pas y penser…

Et vous savez pourquoi les méduses prolifèrent ? Et bien contrairement aux ours et aux hamsters, elles prolifèrent pour cause de… prolifération humaine. (Les cafards aussi d’ailleurs, mais c’est un autre sujet.)

En effet, dès lors qu’un humain se commet à péter, il produit du CO2, et je ne vous parle pas lorsque sa vache domestique se lâche. Plus vous multipliez donc le nombre d’humains, de leurs vaches domestiques, et des toutes les cochoncetés dont ils s’accompagnent, plus vous multipliez de taux de CO2 dans l’atmosphère. Ce qui, presque tout le monde le sait, contribue allègrement au réchauffement climatique. 

Or, les méduses affectionnent particulièrement l’eau chaude, ce qui explique non seulement leur prolifération, mais aussi leur affection pour la proximité des centrales nucléaires. (De même que l’affection des cafards pour la proximité des poubelles, mais c’est encore un autre sujet.) Les émissions de CO2 ayant atteint un niveau record en 2010 (en attendant celui de 2011), CQFD…

Si je ne suis pas reçu premier à l’agrégation d’écologie après toutes ces explications méritoires, je n’ai plus qu’à me faire curé.

Oui, je sais, j’élucubre un peu. Mais lorsque je vois que les pseudos zanars de la droite populaire s’offrent un apéro saucisses à l’Assemblée nationale, je me demande tellement à quoi ça sert que mes impôts payent des députés, que je préfère nettement parler de la surpopulation des méduses.

Ou lorsque je lis qu’un maire UMPiste souhaite priver les enfants de chômeurs de cantine scolaire, j’ai une réelle envie de comprendre la démographie des cafards.

Quant au vote de la « règle d’or » par l’Assemblée Nationale, ainsi qu’a l’approbation de la guerre en Libye par nos députés… Je préfère ne même pas en parler…

Entre 250.000 et 300.000 euros, c’est le prix d’une seule bombinette tirée en Lybie.

160 millions d’euros, c’est ce que nous aurait déjà coûté cette guerre en Libye.

470 millions d’euros, c’est le budget français prévu pour la guerre en Afghanistan pour la seule année 2011.

Et 40 milliards d’euros, c’est le budget de la « défense » française.

Il y a vraiment du pognon qui passe par les fenêtres.

Tiens, combien va nous coûter le défilé du 14 juillet ?

En fait, j’avais prévu de me faire une petite marrade aujourd’hui sur le fait qu’il n’y même plus besoin de talibans pour décimer nos joyeux troupiers en Afghanistan. Ils se déciment entre eux. Mais elle est tombée à plat, un taliban s’étant fait péter au milieu de soldats français. Et toc, cinq morts.

Alors, oui, je préfère très nettement parler de la dépopulation des ours et des hamsters. Et peu importe si je rate mon agrégation d’écologie, au moins aurais-je eu l’illusion de faire un petit truc pour la planète.

Et tiens, à propos d’écologie. Les algues vertes ne sont toxiques que lorsqu’elles pourrissent. Mais la putréfaction se produit très rapidement, à peine dans les 48 heures… Aucun rapport avec ce qui précède bien sûr !

S’il vous plaît, rendez-moi mon nounours que je rêve un peu !

PS Dans l’huma, on peut lire que même les gardes champêtres se suicident pour cause d’abus de travail ! Où va le monde ? On se le demande !

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Posted in: Merdialisation ?