Dont knock at my porte, je suis en colère !

Posted on 20 juillet 2011

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Je viens de lire que des mecs ont dépensé 300 kilos de gaz pour préparer une saucisse ! Est-ce que c’est vraiment écolo, ce truc ?

Pas vraiment, et d’ailleurs ils s’en foutent pas mal, les préparateurs de saucisses, leur but n’était que de figurer dans le livre Guinness des records. 203,8 mètres qu’elle mesure leur saucisse, et elle n’est même pas de Strasbourg, elle est paraguayenne. Bon, j’aurais au moins appris que l’on sait faire des saucisses même au Paraguay.

Ouais, je sais, on s’en fiche pas mal ! Et bien non ! Moi, je ne m’en fiche pas ! J’en ai marre que l’on dépense du gaz rien que pour préparer des saucisses sans doute imbouffables, alors que le nombre de crève-la-dalle en Afrique (et s’il n’y avait que…) devrait lui aussi figurer au livre des records !

Bon, voilà ! J’ai fais mon quart d’heure écologiste. Et d’ailleurs, mon histoire de saucisses, elle est aussi valable pour les militaires, un truc qui ne sert à rien, quoi ! Mais il faut quand même nous en fabriquer !

Bref, raz-le bol des militaires aujourd’hui, tout autant que des saucissiers !

En fait, j’avais plutôt envie de parler de trucs sympas. Du genre la polygamie des tigres de l’Amour, l’infidélité comme norme sociale chez les diables de Tasmanie, l’homosexualité obligée des lézardes Cnemidophorus, ou encore les subterfuges des bonobos pour résister à leur disparition humainement programmée. Bref, des choses sans aucun rapport avec l’actualité, lointaine ou proche.

Mais je suis tombé sur un truc réellement crado. Comment faire disparaître les moustiques à l’aide de… vos chaussettes sales.

Bon, je vous explique le truc, assez simple en fait. Il faut que vos chaussettes soient vraiment dégueulasses. Le genre que vous gardez au moins huit jours en pleine savane, si possible en période de mousson. Lorsque vous les ôtez, vous pouvez vous munir de pinces à linge, non pour les étendre ou pour épater le voisin, mais pour vous boucher le nez ainsi qu’à vos proches.

La seconde étape consiste à se trouver une boite, ce qui n’est pas toujours facile au fond de la savane et, si possible des gants, la manipulation risquant d’être extrêmement délicate et de laisser quelques traces odorantes sur vos doigts.

Une fois la boite trouvée, vous disposez vos chaussettes bien fumantes dans icelle, dont vous avez préalablement aspergé les parois internes (de la boite, je précise pour certains) avec l’insecticide que vous trouverez facilement à proximité (chez Mamadou, meilleur mercier de la savane, pub gratuite, c’est un pote à moi). Puis vous percez des trous dans le couvercle de la boite, vous refermez, et le tour est joué.

Il paraît qu’au lieu de se repaitre de vos pieds et des vos aisselles, les moustiques seront immanquablement attirés par votre boite à chaussettes.

Attention, cela ne marche qu’avec des chaussettes bien odorantes, les chaussettes propres n’intéressant strictement pas les moustiques.

Sauf qu’il y a un hic paraît-il. Les moustiques étant nettement moins cons qu’on ne le pense, au bout du quinzième mort, le seizième a pigé le truc, et fi de la boite, il se rejette sur vos pieds.

Comme quoi, de même que le bonobo, le moustique trouve rapidement des parades pour la survie de l’espèce. Ce qui n’est semble-t-il pas le cas des macaques à grande queue.

Les macaques à longue queue en effet, appelés aussi crabiers, sont en voie de disparition en Asie du Sud-Est pour cause de destruction des forêts et de la multiplication des captures sauvages. Plus de 260.000 macaques auraient été ainsi vendu par des trafiquants entre 2004 et 2008.

Il paraît que c’est bon dans la soupe, la queue d’un crabier. Que le reste peut servir à fabriquer toutes sortes de médecines. Et que lorsqu’ils sont entiers, ils peuvent être utilisés comme cobayes de laboratoires. Et comme ils sont nettement plus cons que les moustiques, même après le 250 millième, ils n’ont toujours pas compris.

Ouais, tout le monde s’en fout !

Bon, vous savez ce qu’est c’est qu’un sarcophilius ? Non, ce n’est pas un amoureux passionné de notre Vénérable Vénéré (j’en rajoute une couche aujourd’hui, j’ai envie de me faire légion d’honnoriser avant mai 2012). C’est tout simplement un diable de Tasmanie qui est, comme chacun le sait, le plus grand marsupial carnivore australien, depuis la disparition du tigre de Tasmanie un jour de grande déprime.

Mouais ! Je vais finir par déprimer, moi aussi. En fait, de toutes les bestioles dont je vous ai parlé, seul le moustique n’est pas en voie de disparition. Comme le cafard et les méduses, le moustique se développe proportionnellement à l’humanoïde. Mais ça, j’en déjà déjà parlé ailleurs.

Quant au bon petit diable lui, il est menacé d’extinction, non pas pour cause de sarkophilie, mais à cause d’un cancer qui lui ronge la face.

Et cela n’arrange pas mon histoire, ce foutu cancer ! Parce que des cancers, il y en a qui nous bouffent sacrément la tronche, en ce moment. Tiens, le xénophobus crabus, vous connaissez ? Ou l’islamophobicus bipedus ? Ou le racistus imbecilicus ? Généralement d’ailleurs, les trois se développent de conserve (mais pas nécessairement en boite). Et contrairement au cancer du diable de Tasmanie dont on ne sait pas d’où il vient, pour ceux-là, on le sait parfaitement.

Bref, passons… Tiens, j’ai une bonne nouvelle. J’ai lu quelque part que l’on avait retrouvé des traces d’oursons nés récemment dans les Pyrénées. Mais on ne sait pas trop comment ils sont nés, parce que j’avais lu l’autre jour qu’ils n’y avait plus d’ourses femelles dans les mêmes Pyrénées. Peut-être que les ours mâles font comme les lézardes Cnemidophorus, qu’ils se parthénogénèsent, comme l’on dit chez les savants, ou qu’ils se auto-reproduisent sans tirer un coup comme l’on dit chez moi.

Ouais, ça me rappelle vaguement un truc, ça ! Non pas les militaires, ni les saucisses !…

Et d’ailleurs j’ai une autre bonne nouvelle. Au Vietnam, l’on vient de découvrir une colonie de Gibbons à joues blanches, alors qu’on les croyait presque disparus, les gentils barbus. 80% de l’espèce s’étant éteinte en l’espace de 45 ans.

Bon, c’est pas vraiment jour de fête chez les bestioles !

Et chez les humain ? Et bien chez eux tout va bien !

Il y a vingt deux ans jour pour jour, deux américains commençaient à coloniser la lune !

Yeah ! Joyeux anniversaire !

Il y aura bientôt 60 ans, la première centrale nucléaire poussait aux Etats-Unis. Moins de trois ans plus tard, on en trouvait une chez les soviets. A peine deux ans plus tard, on pouvait en admirer une sur la Côte d’Azur. Et en Angleterre à peine un an plus tard, boum !

Il aura suffit de moins de sept ans entre l’ouverture de la première centrale aux Etats-Unis et la première explosion d’une autre en Grande Bretagne. Il est vrai qu’à l’époque, l’on ne parlait pas d’explosion, mais d’incendie, ce qui est nettement plus propre. Et l’on n’en parlait pas au public, et surtout pas des jolis nuages l’accompagnant.

Et il paraît qu’à « partir de 2015, un nouveau réacteur entrera en activité chaque mois quelque part dans le monde. »

Yeah ! Joyeux anniversaire !

En Afrique 12 millions de personnes sont victimes de la sécheresse depuis plusieurs mois, et c’est aujourd’hui que l’ONU se réveille ! Bien oui quoi, c’est la plus grande famine en Afrique depuis 1991 ! 20 ans, tu parles, ça se fête !

Yeah ! Joyeux anniversaire !

Dites, ça peut nourrir combien de personnes une saucisse de 200 mètres ?

Et en France, puisque l’on est infoutus de lutter contre le réchauffement climatique, autant s’y préparer, non ! Le ministère de l’écologie vient de lancer un catalogue de 230 mesures pour s’y faire. Génial non ! Ca va faire vachement plaisir aux sans abris.

Ah non ! J’oubliais un truc, le réchauffement climatique, c’est très bon pour les sans abris. Bientôt, ils n’auront même plus besoin de tentes en hiver, on pourra les envoyer se réchauffer sur la banquise. Et plus besoin de Samu Social.

Quand aux ours blancs… Bon, ça, c’est encore une autre histoire…

Dis bonhomme, tu ne serais pas un peu en colère ?

Ben non quoi !

Ah bon ! Je croyais…

Et pour la révolution,  tu ne m’en parles même pas ! Sinon je t’en colle une ! Non mais !

Comme tu dis !

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