Le retour de Flipper…

Posted on 18 septembre 2011

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Tout le monde connait le dauphin à gros nez. Enfin, tous ceux au moins qui se sont purgés les neurones avec la très moralisante série Flipper le dauphin dans laquelle un petit mioche blondinet jouait les redresseurs de torts avec la complicité de son pote le dauphin. 

Et bien l’on vient de découvrir que Flipper n’était pas le seul dauphin à peupler les côtes australiennes. Génial, non ?

Une toute nouvelle espèce de dauphin vient en effet d’être découverte. Tursiops australis, qu’ils les ont appelés les chercheurs australiens, ou, en traduction aborigène, dauphins Burrunan, du nom désignant un grand animal de la famille des marsouins – le marsouin n’étant pourtant pas à confondre avec le dauphin.

Si le marsouin, aussi nommé sac à mars, ou encore souac à mouars chez les espagnols, et même cochon de mer chez certains latins, ressemble vaguement (et vu de loin) à un dauphin, voire même, pour un daltonien, à un béluga, il ne s’en distingue pas moins très nettement du dauphin en ce qu’il lui arrive parfois de porter des lunettes, ce que le rostre du dauphin ne lui permet pas. On nomme alors ce marsouin bigleux austrolophocaena dioptrica, à ne pas confondre non plus avec l’australopithèque – qui d’ailleurs a disparu depuis qu’il a perdu ses lunettes.

Quant au béluga lui, il est blanc, comme l’ont très remarquablement compris les soviétiques qui l’ont tout simplement nommé… blanc, c’est à dire beloye en russe. Et, contrairement à ce que pensent certains, le fait d’être blanc n’est pas toujours un avantage, cela rend le béluga extrêmement repérable sur un fond de mer bleu, et… massacrable très facilement.

Bon, pourquoi je vous raconte ça, moi ? Tout le monde s’en fiche.

En fait, c’est parce que ce soir, sur une chaîne de TV que je ne regarde jamais, et que je ne regarderai donc pas, va se produire un événement exceptionnel. La tentative de sauvetage d’une espèce que l’on croyait en voie de disparition – ce dont je me réjouissais, je dois bien le dire, cette espèce étant particulièrement (nuisible, désolé, je m’autocensure). Surtout lorsqu’elle sort de la douche. A la manière d’un gremlins, au contact de l’eau, elle a tendance en effet à se transformer en bestiole (féroce qui saute sur tout ce qui passe à proximité, désolé, je m’autocensure encore).

Bref, je n’assisterai donc pas à cette tentative de sauvetage, et j’en reviens à mon dauphin burrunan. Il paraît que cette espèce nouvellement découverte ne compte que 150 individus. On  a donc bien fait de la découvrir avant qu’elle ne s’éteigne.

Tiens, en Australie toujours, où elle côtoye les frères de Flipper, jusqu’en 1788, en dehors des kangourous, il n’y avait que des aborigènes – qui ne vivent pas nécessairement dans les arbres, rassurez-vous. Ils ne connaissaient pas le coca-cola et ne s’en portaient pas plus mal. Etaient environ 1 million d’individus, et parlaient plus de 250 langues différentes.

Mais à partir de 1788, toc ! De joyeux colons sont arrivés par bateaux entiers. Ont croissé et se sont multipliés, comme disait mon copain Jésus. Et ont croassé tant et si bien, qu’aujourd’hui, il n’y reste plus que 470.000 aborigènes et que près de la moitié des langues autochtones ont disparu pour laisser la place à un anglais criard (et mitigé de kangourou) que même un britannique a du mal à comprendre.

Ce doit d’ailleurs être en leur hommage que l’on a décidé de qualifier le dauphin nouveau d’un nom aborigène.

Bon allez, j’arrête mes sornettes. Il y en aura bien assez à la TV ce soir. Et demain si j’y pense, je vous dirai pourquoi j’ai boycotté le Fête de l’Huma cette année… Il y avait beaucoup trop de roses !

Pourraient pas nous passer un épisode de Flipper, ce soir ?

Et pour la révolution ? Flipper vous le dira peut-être !

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Posted in: Merdialisation ?