A droate toute !

Posted on 4 octobre 2011

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Ben non ! C’est juste de la provoc !

C’est promis, aujourd’hui, je ne fais pas d’anti-sarkozysme primaire, ni même quaternaire… Quoi que… C’est tellement facile, il suffit de le laisser parler : « Qu’on soit à gauche ou à droite, il n’y a qu’une seule solution… ». C’était il n’y a pas si longtemps, en la joyeuse époque où notre Vénéré saccageait le système des retraites.

Je ne dois être ni à droite (ça, c’est sûr), ni à gauche (version droatiste), parce que des solutions, moi j’en connais, et je ne suis pas le seul. Mais évidemment, si l’on ne voit le monde que par son petit bout de lorgnette et que le seul système valide soit celui qui existe, il n’y a jamais qu’une seule solution la sienne, c’est à dire de soigner une carie avec un cure-dent.

Dans le monde de la solution unique, exit Copernic, Galilée, Newton, Darwin, Einstein, Max Planck… Exit Picasso, et même les fresques égyptiennes… Bref, la terre est plate, et doit impérativement rester le centre du monde. A la rigueur, l’on peut admettre qu’il y ait des petits bonshommes verts qui soient venus sur terre dessiner les fresques égyptiennes (Picasso devait en être un), mais ils doivent impérativement avoir été crées par dieu, et sont nécessairement inférieurs à l’homme…

Vous connaissez l’histoire du Petit Poucet qui sème des cailloux dans la forêt pour retrouver sa route ? Ben il est vraiment nul le Poucet junior, parce sa baraque n’est qu’un taudis, mais comme elle est son centre du monde, il veut impérativement y retourner…

Et le chat qui se mord la queue ? Vous lui filez du vermifuge, ça passe. Mais ça recommence une semaine ou deux plus tard. Alors que si vous laissez le chat librement brouter l’herbe, il se purge lui-même, et ne se mord jamais la queue.

Mais dans le monde de la solution unique, il faut impérativement que Poucet junior rentre dans son taudis, et filer du vermifuge au chat pour faire vivre les industries pharmaceutiques. Mais que le chat ou le Poucet soit libre, surtout pas ! La terre est plate et doit le rester !

Alors merci, monsieur mon Vénérable président, de m’avoir rappelé que la terre est plate, et que je ne dois donc surtout pas chercher à en faire le tour.

Mais au fait, la solution unique, ça ne vous rappelle pas un truc ? Le 17 juin 1940, un certain maréchal de nos logis, nous informait qu’il n’y avait pas d’autre solution que les bottes nazies sous nos fenêtres. Ce à quoi le lendemain, un certain général lui répondait qu’il aurait mieux fait de rester à l’hospice, et que le croc en bottes pouvait aussi être la règle…

Bon, je sais, je godwinine encore. Mais après tout…

Alors un petit truc pour emm…der ce monde la solution unique, faisons grève de consommation pendant deux semaines (au moins). Evidemment, il ne s’agit pas de ne rien bouffer, ni boire, ou fumer pendant quinze jours (moi, je ne pourrais pas). Mais, sans prévenir, tout le monde se rue dans les boutiques le même jour pour n’acheter que le strict minimum pour vivre deux semaines, et plus un seul achat ensuite. Du coup, les boutiquiers n’y comprenant rien, voyant leurs stocks vidés, sont obligés de se réapprovisionner… Mais plus aucune vente et perte sèche pendant quinze jours. Ca va leur dégraisser un peu le porte-monnaie. Et s’ils ne veulent pas que leurs stocks pourrissent, ils n’auront qu’à les filer aux restaus du coeur…

Et d’ailleurs, si nous cessions de consommer de l’inutile et du superflu, nos capitalistes seraient bien en bottes pour nous le faire produire (pardon, pour le faire produire aux chinois).

Alors une petite chanson pour finir, et désolé, ce n’est pas du Carla Bruni…


Sinsémilia

P.S. Vous savez ce qui s’est passé le 17 juin 1987 ? Le dernier bruant à dos noirâtre est mort, et son espèce avec lui… Et le bruant à dos noirâtre, c’était un zoziau vivant en Floride, qui ne s’est pas éteint à cause du chat, mais de l’homme qui a traité son habitat traditionnel à coup de DTT. Et pour quoi ? Pour y parquer des fusées… Ben oui, une fusée, c’est plus utile qu’un zoziau !

Et sans aucun rapport quoi que…

En 1953, un écrivain devenu célèbre par la suite, ce qui ne l’a pas empêché de mourir comme tout un chacun, se faisait connaître en publiant Le degré zéro de l’écriture.

Le 28 septembre dernier, dans un joli château parisien, un éminent président de la république des belles lettres et des accordeurs d’accordéons, ornait de la légion d’honneur quelques célébrités de notre beau monde de la culture. Parmi elles, Yvette Horner, Gilbert Montagné ou encore la philosophe Julia Kristeva.

Je ne sais trop quel discours d’honneur il a tenu à notre bien aimée Yvette – peut-être sur la couleur de sa coiffure, à faire pâlir d’envie le coiffeur de Bernadette Chirac.

Mais lorsqu’est venu le moment d’honorer Julia Kristéva, notre Vénérable président a une nouvelle fois fait preuve de sa grande culture en évoquant Le degré zéro de l’écriture et son auteur.

Un certain Roland Barthesse qui, comme chacun le sait, s’est reconverti au football à la fin de ses jours, laissant inachevée sa dernière oeuvre, Le degré zéro de la culture…

Dis zoziau, c’est pour quand la révolution !

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Posted in: Merdialisation ?