Le gouvernement fait de l’autisme…

Posted on 20 décembre 2011

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Dans Libé, on peut lire ce titre de la plus haute importance, « le gouvernement fait de l’autisme la Grande cause nationale 2012 ». Bon, je sais, on ne devrait pas plaisanter de tout. Mais… Il faut bien le dire, je me marre, rien qu’à imaginer les commentaires.

Tiens, et dans Le Figaro, comment vont-ils titrer leur article sur la Grande cause nationale 2012 ? Ah non ! Ils titrent « Sarkozy va prendre la plume pour se mettre à nu »…

Ouais, il y a des jours comme ça, même pas besoin de déconner, la presse le fait tout simplement pour toi.

Ceci-dit, entre l’image d’un gouvernement autiste et celle de notre Vénéré en poils (à ne pas confondre avec à poil, ce qui serait outrangeant)… J’avoue que j’hésite. Il faudrait que je consulte ma chanteuse préférée. Et d’ailleurs, dans le même Figaro, on peut aussi lire qu’accoucher peut coûter très cher… Ils ne seraient pas un peu autistes aussi, au Figaro ?… J’imagine ma chanteuse préférée accoucher aux urgences de l’hôpital Bichat…

Bref ! Un peu de sérieux, s’il vous plait ! Tiens, parlons éco…

L’indicateur synthétique du climat, je pensais que c’était une nouvelle mesure écologique destinée à mesurer (justement) la température terrestre. Et en effet, il est bien destiné à mesurer (et re) la température… mais celle des affaires et dans l’industrie. En gros, c’est une sonde que l’on place dans la tête des industriels pour leur mesurer (et de quatre) le moral.

Et il n’est pas glop, le moral des industriels français, selon L’Expansion, il « se dégrade à nouveau en décembre ». C’est pourtant Noël dans quelques jours et l’on nous rabâche partout que les français dépenseront plus que jamais cette année. Il est vrai que les jouets de Noël sont surtout fabriqués en Chine (mais je ne sais pas s’ils fabriquent des accouchoirs).

Ceci-dit, toujours selon L’Expansion, même le moral des industriels chinois est en berne (oui, mais pas en Suisse, ce qui explique que…). Mais on ne nous dit pas à quoi elle ressemble la sonde chinoise, ni où ils se la mettent leurs industriels.

Bref… on découvre plein de trucs en période de crise. Tiens, il y a peu, j’apprenais qu’il existait un « indice de la peur ». Evidemment, je me suis immédiatement demandé ce qu’il nous avait encore enfanté, notre brave ministre des poulets dieu soit loué.

Et bien non ! Rien à voir avec ce cher Claude Guéant, l’indice de la peur. En fait, c’est un machin qui permettrait de mesurer (et de cinq) l’amplitude des hausses et des baisses des bourses. Et même qu’il atteint actuellement des sommets en Europe, l’indice de la peur, provoquant ainsi des « réactions épidermiques ». Ce n’est pas moi qui l’invente, j’ai lu ça dans le très sérieux Le Monde.

Bref, les bourses sont vraiment en branle, semble-t-il !

J’ai déjà parlé de cette étrange personnification des bourses qui tend à rendre leurs acteurs impersonnels et à nous faire prendre des vessies pour des dromadaires. Mais en fait, en grattant un peu le vocabulaire boursicoteur, l’on s’aperçoit assez vite qu’il ressemble assez étrangement à un vocabulaire d’artilleur, essentiellement fait de connotations sub-centuraires.

Le sub-ceinturaire étant, pour ceux qui ne le sauraient pas, situé tant chez les hommes que chez les femmes, au niveau du pubis (même chez les chinois).

Allez donc comprendre pourquoi cette propension à parler des bourses comme d’une partie de jambes en l’air ! Ceci-dit, cela nous donne peut-être une piste pour savoir où ils se la mettent, les industriels chinois, leur sonde synthétique.

Bon, un peu de mesure, je vous prie ! Il en faut parfois. Vous l’aurez donc peut-être remarqué, j’ai un peu démesuré sur la mesure. Mais en fait, c’est tout simplement parce que je ne savais pas quelle co… pardon sornette j’allais pouvoir inventer aujourd’hui. J’ai donc fait comme notre gouvernement, je me suis auto-proclamé Grande cause nationale, et, comme notre vénéré, j’ai décidé de me mettre à nu.

A moins que ça ne soit juste une histoire de sonde…

Dis l’atruche, c’est pour quand la révolution !

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