De l’usage du peut-être et du superflu…

Posted on 28 décembre 2011

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La Chine est la première puissance importatrice de déchets dans le monde, peut-on lire dans Slate. Et dans Le Monde (non, l’autre, celui en papier), on découvre les premiers effets positifs du tsunami japonais et du pétage des centrales nucléaires, Tepco, l’opérateur de la centrale de Fukushima va (peut-être) être nationalisé.

Décidément, on n’arrête pas le progrès !

Mouais ! En fait, ce sont encore des coups de l’effet papillon. Oui, celui qui fait que lorsque vous voyez une lanterne, c’est que quelqu’un a allumé la lumière en Australie.

Si la Chine est le premier importateur de déchets au monde, ce n’est pas parce qu’elle vient de détrôner les Etats-Unis au rang de premier pollueur mondial. Mais simplement parce que ceux-ci ne savent plus quoi faire de leurs poubelles. Et comme ils sont toujours prompts à faire du fric, les ricains, ils les vendent aux chinois, leurs résidus.

Du coup, les chinois, toujours prompts à faire du pognon eux aussi, recyclent la gabegie ricaine. Et comme on ne sait pas trop avec quelles méthodes, l’effet papillon se transformant parfois en effet chenille, cela explique peut-être que, tout en recyclant, ils soient devenus les premiers pollueurs. D’autant plus que les ricains ont nettement moins de résidus. C’est clair, non ?

Bon, les japonais, eux, ils sont beaucoup plus économes. Ils construisent des îles avec leurs poubelles. Normal, ils n’ont pas assez de place sur la leur. Devraient donner des leçons aux chinois, et aux ricains aussi.

Ouais, les japonais donc, ils vont (peut-être) nationaliser Tepco. Bonne nouvelle non ? Pourraient pas nationaliser les banques aussi ?

Bien non ! En fait, ils vont simplement (peut-être) nationaliser Tepco parce qu’une centrale nucléaire en fusion, non seulement cela ne génère pas de pognon, mais que cela en fait perdre, et un sacré paquet, au moins 13 milliards d’euros qu’ils vont balancer, les nippons, pour nationaliser (peut-être) Tepco. Sauf que… ça ne suffira pas !

D’après un « panel d’experts » (j’aime bien cette expression), c’est au moins 42,5 milliards d’euros qu’il leur faudrait d’ici 2013 aux Tepcoistes, et rien que pour indemniser les victimes de la centrale fuyante. Et l’on ne sait même pas combien cela va encore coûter pour colmater les brèches centraliennes. M’est avis que les japonais vont devoir les nationaliser plusieurs fois, les Tepcoiens.

Et tiens, à propos des victimes du tsunami, sur le site des bergers de la mer Sea Shepherd, on peut lire le petit texte suivant :

« Indignation internationale suite à l’utilisation frauduleuse des fonds d’aide aux victimes du Tsunami par le Japon.

Le 30 septembre 2011, le Gouvernement japonais annonce une augmentation du budget alloué à l’industrie baleinière de presque 600%, somme qui est retirée du fonds destiné la reconstruction du pays suite au tremblement de terre et au tsunami survenus le 11 mars dernier. Cette action a provoqué la colère de groupes de citoyens au Japon, ainsi qu’une protestation officielle de plus de soixante organisations internationales. »

L’industrie baleinière japonaise, contrairement à ce que l’on pourrait croire, n’est en rien destinée à faciliter la reproduction des baleines (sauf pour les baleines en plastique, ou celles de parapluie).

Non, elle consiste à armer (c’est le mot con-sacré) de gros bateaux pour aller pêcher des baleines, les découper en tranches, étudier scientifiquement et très méthodiquement leurs gênes. Gênes que, par on ne sait trop quel miracle, les Japonais retrouvent ensuite dans leurs assiettes sous forme de steaks de baleines.

Bien oui, la pêche à la baleine étant strictement réglementée (merci Prévert) pour cause d’extinction des espèces, les Nippons ont trouvé un truc pour contourner le règlement, l’étude scientifique.

Mais qu’est-ce que vous allez faire d’une baleine une fois étudiée ? Et bien pourquoi pas faire du fric avec et la transformer en steaks ? Pas bêtes les Nippons !

Du coup, c’est 900 petits rorquals (qui pèsent néanmoins 10 tonnes), et 90 rorquals communs (qui, malgré leurs 50 tonnes, sont quand même une espèce menacée), qu’il s’en vont aller étudier les bateaux japonais.

Evidemment, cela ne plait pas à tout le monde, et en particulier aux bergers de la mer de l’organisation de sauvegarde Sea Shepherd qui, chaque année, s’amusent à envoyer leurs bateaux contrecarrer les plans des baleiniers japonais. L’an dernier, les Nippons n’ont ainsi réussi à pêcher que 20% de leurs quotas de baleines scientifiques.

Du coup, ça râle dans les assiettes scientifiques japonaises. Ben quoi, j’ai pas droit à ma baleine, ce soir !… Et toc, cette année, ils vont envoyer des bateaux de sécurité pour sécuriser (bien oui) les bateaux de pêche scientifique.

Mais armer un bateau, cela coûte cher (surtout scientifique), alors pourquoi ne pas rogner un peu sur le fonds d’indemnisation des victimes du tsunami ? S’ils râlent, on leur filera un steak de baleine, et hop, finie la râlerie !…

Mouais, à ce rythme, ils vont devoir la privatiser un paquet de fois la Tepco !

Ah moins que… Ouais, ils peuvent toujours revendre les os de baleines aux Chinois, ils trouveront bien un moyen de les recycler.

Bon, toujours dans Le Monde, on peut lire un article sur « le meilleur d’une année de ping-pong ». Ah que ! Je fonce le lire.

Dis Tonton, j’ai le droit de jouer avec toi ?

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Posted in: Merdialisation ?