Sur la une, la deux… et même…

Posted on 30 janvier 2012

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J’avais lu il y a quelque temps que l’évêque de Soisson (pas celui qui a cassé le vase) avait inventé un nouveau truc, la twittomélie. En gros, comme Nadine Morano, monsieur l’évêque (qui ne s’appelle pas dupont, enfin je crois) s’amuse à balancer ses sermons sur twitter.

Je l’ai déjà dit, il me semble, j’ai aussi un compte twitter que je n’y vais jamais. Je me suis ouvert ce machin parce que j’avais lu un jour qu’Eric Besson y étalait sa prosaïque, mais néanmoins très haute philosophie, et comme à l’époque Twitter limitait les messages à 140 caractères, je me suis dit, hop ! on va aller à l’essentiel du transcendantal de la philosophie bessonniène. Oups ! Je me suis retrouvé abreuvé d’au moins 200 messages bessoniques, qu’il m’a fallu deux jours pour comprendre comment les supprimer.

Bon, on s’en fiche ! C’est juste pour dire que quand j’ai allumé ma télé hier soir, sur la une il y avait Sarko, sur la deux, il y avait Sarko, et sur la trois… ben il y avait Zorro. Mais comme la tévé est nettement plus facile à éteindre qu’un compte Twitter, j’ai simplement appuyé sur le bouton stop. Et je suis allé voir mes dessinateurs préférés sur Urtikan. Merci à eux, ils m’ont évité une soirée de déprime. Nous devions d’ailleurs être beaucoup à déprimer face à notre Vénéré sur la télé, le serveur d’Urtikan a été saturé hier soir.

Bref, un serveur, tout le monde sait ce que c’est. Dans un film américain, c’est généralement un gros nègre au regard idiot et avec un tel accent que tu ne sais même pas comment l’imiter. Et s’il s’agit d’une serveuse, c’est le plus souvent une pépée avec une robe si raz les miches que ses fesses te donnent envie de voir la lune.

Mouais, et pourquoi que tu racontes ces inepties sans intérêt ?

Ben, c’est tout simplement que je n’ai pas écouté notre Vénérable hier. Mais en lisant les commentaires dans la presse… Tiens, je n’ai pas encore lu celui d’Eric Zemmour… Bon ! Je ne le lis pas !

Non, en fait, je suis tombé sur le neuf-quinze de Daniel Schneidermann à propos du comptage du temps de parole des potentiels (ou impétrants et impétrés) présidentiables.

Je résume. Depuis quelque temps certains amuseurs de l’information et même certains journalistes pestent contre cette règle qui leur impose, disons pour faire simple, de formater leurs émissions (ce qui n’est pas vraiment nouveau ni original) pour donner aux candidats le temps de parole adéquat.

Et en effet, Daniel Schneidermann le précise, c’est un peu stupide. Bon, il ne le dit pas comme ça, lui il dit que cette réglementation est « absurde, inefficace, inutile » et il l’écrit en gras (c’est à son style que l’on reconnaît un journaliste).

Et de fait, saucissonnage en tranches de l’information oblige, en matière de politique, l’on nous balance le plus souvent un amalgame de petites phrases sans intérêt, ponctuées de commentaires, et commentaires de commentaires, quitte à nous faire perdre l’essentiel, le propos (lorsqu’il y en a…).

Mais n’en est-il pas de même tout le temps, même hors campagne électorale ?

Sauf qu’hors campagne électorale, qui voit-on à la tévé en dehors des cinq ou six politicard(e)s les plus facilement médiatisables ou médiatisés (lorsqu’ils sont en procès, par exemple, ce qui arrive parfois).

Quid des « ringards » médiatiques du style Eva Joly (sauf pour moquer son accent et ses lunettes), Dupont-Aignan (beau gosse, mais un peu pedzouille IIIème république), Philippe Poutou (c’est qui celui là, un facteur ?), Nathalie Arthaud (euheuh, la navigatrice ?), et des autres que je ne connais même pas d’ailleurs. Ah si ! il doit bien y avoir un chasseur-pécheur-et-cueilleur de mûres.

C’est simple, si cette réglementation sur le temps de parole n’existait pas, sauf à être leur voisin de pallier, nous n’aurions même pas l’occasion de les connaître ! Et encore, connaissez-vous bien votre voisin de pallier ?

Et d’ailleurs prenons l’argument dans l’autre sens. Des qu’un candidat nous balance une … ineptie (et je suis poli), elle lui est décomptée de son temps de parole restant. Non ?

Lors donc que j’entends Jean-Marie Le Pen dire qu’un bal de fachos autrichiens, c’est la Vienne du XIXème siècle, avec les Strauss, mais sans les Kahn… et que je vois la marine nationale commenter cette ineptie incurable, chic alors ! C’est toujours ça qui lui sera retiré de son temps de parole !

Allez Jean-Marie, dépêche-toi de nous en dire plein d’autres, que fifille commente à tour de bras (et de moulinets), au final, elle n’aura plus droit à la parole !

Ah que ! Il y a quand même des règlements que j’aime bien ! Na !

Dites l’évêque, le twittage, c’est compté comme un temps de parole ? Et lorsque notre Vénéré nous encombre huit (ou neuf, je ne sais même plus) chaînes de tv, c’est décompté par huit( ou neuf), son temps de parole ? Et dites, il ne toucherait pas des droits d’auteur ? Ah non ! J’oubliais, ce doit être son nègre !

Et pour la révolution, dites l’évêque…

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Posted in: Raz-le-bol