Demain est un jour qui s’efface !

Posted on 27 février 2012

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Demain est un jour qui s’efface ! 

Ben oui ! Mais aujourd’hui aussi !

Non, demain c’est le jour bissextile. Une fois tous les quatre ans qu’il nous arrive. Et que tu te dis, mince alors, pourquoi que je ne suis pas né un 29 février ? Cela m’aurait évité la corvée annuelle du bon n’anniversaire. Et que, n’en déplaise à mes rides, je n’aurais eu un an de plus que tous les quatre ans ! Ah que, j’imagine, 52 divisé par 4, ça ne me fait que 13 ans aujourd’hui. Chouette !

Ouais ! 13 ans, c’est l’âge bête ! Qu’elle me dit ma chatte ! Et qu’elle me cloue le bec !

Bon, je ne vous refais pas l’explication de l’année bissextile avec les histoires de fesse du grand Jules et de Saint Grégoire, je l’ai déjà faite avant. Et comme le dit la chanson, rien n’a changé depuis.

Ah si ! Lorsque j’écrivais cette explication, je venais de lire le programme totalement insipide du pastis (ouais) socialiste pour la présidentielle. Et ce matin, j’ai reçu dans ma boîte aux lettres un tract que j’ai failli mettre directement à la poubelle (oui, c’est crado de jeter les tracts par terre) parce que j’ai d’abord pensé que c’était un truc pour organiser mes obsèques. 

Bien oui, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais passé 50 ans, zoust ! Presque tous les jours que vous recevez un mail ou une lettre pour vous faire un joli cercueil, des dents en or, un dépistage du cancer du machin… et que… si vous les ouvrez, vous êtes déjà mort-vivants !

Bien non, c’était juste un tract politique qui te montre deux mecs avec un air totalement blafard et que le maquillage te le renforce encore, et qu’en plus on te les colle sur un fond gris que tu te dis que le cercueil est sur la seconde page. Et que… je ne parle même pas du reste. Ah si ! Le sourire des deux mecs, c’est comme s’ils venaient d’assister à l’enterrement de leur mère, et qu’ils préparaient celui de leur père et de leur petite soeur (et de la bonne avec).

Bref, n’ayant pas de poubelle à côté de ma boîte aux lettres (et n’étant toujours pas si cadro au point de…) je froissonne le papier dans ma poche.

Vais m’acheter mes clopes tranquillement. Trinque le pastis entre un abonné de l’Huma Dimanche et un autre du Figaro Magazine. Je rentre. Sors le bordel de mes poches. Défroissone le papier. Et que… C’est en fait un tract qui me dit « Vivement le front de gauche ».

Que j’ai vraiment failli en passer l’arme à gauche, tant c’est d’un look gringard !

 Je l’ai recherché sur Gogole, ils n’ont pas dû oser le mettre, uniquement dans les boîtes aux lettres.

Bref, l’est quand même tombé à pic, ce tract, j’étais en train d’écrire un billet que je voulais intituler « en rase campagne », et que je trouvais ce titre nul. Ca m’a fait changer.

Ouais, l’est vraiment sinistre cette campagne électorale. Et comme le disait mon cousin Germain, agriculteur dans le Loiret, l’est même très rase cette campagne. 

Vous avez vu les slogans qu’ils nous balancent, « la France forte », ça ne vous rappelle pas quelque chose ? « La force tranquille », qu’il nous disait Tonton Mitterrand en 1981. Bien elle n’est plus tranquille la force aujourd’hui, non, elle est française, merci mon général !

Et celui d’en face, « le changement, c’est maintenant », lui au moins, il fait dans la rime. C’est vrai que « le changement, c’est demain », c’est nettement moins porteur, surtout si demain vient après demain.

Quant au gauchiste de service, il ne s’est vraiment pas foulé la madeleine (de Proust), « prenez le pouvoir », qu’il nous cause. Désolé, j’en veux pas ! J’en ai raz la casquette du pouvoir, ou à coups de pieds que je le prends. Même qu’il a dû le trouver si ringard, son slogan, qu’il vient d’en trouver un autre encore plus gringard, « vivement le front de gauche ».

Pour la marine, c’est encore pire que rase campagne, « Oui ! la France », qu’elle nous dit. Que c’est même pas un slogan son truc, elle a dû sous-payer son publicitaire. Ou c’est papa qui le lui a écrit.

Les écolos, eux, ils ont pris la solution de facilité, « l’écologie ! la solution » qu’ils nous racontent. Ouais ! La solution à quoi, tu ne sais pas, mais c’est pas le problème.

Et pour le centriste, bien lui il a piqué un peu partout, il y a cinq ans, il nous faisait de « la France de toutes nos forces ». Aujourd’hui, c’est « un pays uni, rien ne lui résiste ». Et si j’ai pas envie d’être uni moi. Ni uni, ni uniforce !

Et que je ne vous fais même pas les autres tellement ça me fatigue. Mais comme passé cinquante ans, il faut quand même se préoccuper de son avenir, j’ouvre quand même le truc que j’ai reçu ce matin, avant de le froisser et défroisser. Et je lis… un nouveau slogan du front de gauche,

« Ensemble, nous sommes la solution. »

Dis, t’es sûr que t’as pas fumé la moquette avec le pastis ? Qu’elle demande ma chatte. Me semble avoir entendu presque la même chose y’a cinq ans. « Ensemble, tout devient possible », ça ne te rappelle rien ?

Ouais ! Je vais chercher la méthode pour fumer le pastis, et j’aurais mieux fait de garder le tire du cousin Germain, nous sommes vraiment en rase campagne !

T’aurais dû naître un 29 février ! Qu’elle répond…

Et mon neveu d’en rajouter une couche. Dis Tonton, c’est pour quand la révolution !

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