Maman les p’tits drapeaux…

Posted on 12 mars 2012

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Sauf si vous n’avez pas de téloche vous n’avez pas pu échapper à l’image navrante de pétainisme d’une foule en délire hier, agitant des petits drapeaux comme le toutou agite sa queue devant son maître. Même lorsque celui-ci vient de lui balancer une taloche dans la truffe.

« Aidez-moi ! » Qu’il demande notre Vénérable ! Ben non ! Demerden sie sich ! Lui répondent les anarchistes belges !



Ouais ! Avec son « aidez-moi ! », selon l’analyse du Monde, il paraît qu’il veut faire dans le gaullisme (une gaulle, c’est bien, mais quand il  en a deux…)

Et bien, c’est raté, loupé, totalement à côté de la plaque ! Son « aidez-moi » au son de cloche(s) des petits drapeaux que l’on agite et des hululements de la Marseillaise et des sillons rougis de sang, moi, cela ne fait qu’exacerber non godwinisme primaire et mon antisakozysme quinquagénaire.

Tiens,

« Je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur… Que tous les français se groupent autour du gouvernement que je préside, pendant ces heures, pendant ses dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n’écouter que leur foi dans le destin de la patrie. »

Ben c’est à ça qu’il me fait penser son « aidez-moi ! » Et cette pleurnicherie larmoyante est d’un certain maréchal (nous voici, nous voilà) qui, le 17 juin 1940, annonçait la capitulation de la France face à l’Allemagne nazie.

Le même maréchal qui, une semaine plus tard proposait un « ordre nouveau » dans lequel « le terre ne ment pas », en nous expliquant que,

« C’est vers l’avenir que désormais nous devons tourner nos efforts… Vous avez souffert, vous souffrirez encore… Ce n’est pas moi qui vous bernerai par des paroles trompeuses. Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal… Notre défaite est venue de nos relâchements… »

Je ne vais pas vous faire du godwinisme bis repetita, non ? Si, j’ai le droit ! Alors encore une.

« Le régime nouveau sera une hiérarchie sociale. Il ne reposera plus sur l’idée fausse de l’égalité naturelle des hommes, mais sur l’idée nécessaire de l’égalité des « chances » données à tous les Français de prouver leur aptitude à « servir ». Seuls le travail et le talent deviendront le fondement de la hiérarchie française. Aucun préjugé défavorable n’atteindra un Français du fait de ses origines sociales, à la seule condition qu’il s’intègre dans la France nouvelle et qu’il lui apporte un concours sans réserve… Tous les Français… ont d’abord le devoir de travailler, ceux qui méconnaîtraient ce devoir ne mériteraient plus leur qualité de citoyen. »

C’est de qui, selon vous ? Toujours du maréchal qui nous annonçait le 11 octobre 1940 pour la première fois, par la même occasion, qu’il fallait collaborer. Et de nous le confirmer 20 jours plus tard, en nous disant incidemment,

« Je vous ai tenu jusqu’ici le langage d’un père : je vous tiens aujourd’hui le langage du chef. Suivez-moi !… »

Suivez-moi, aidez moi ! Du kif kif pour dire à peu près la même chose.

Ma comparaison s’arrêtera aux discours. Pétain souhaitait une France nouvelle et forte dominée par l’idéologie national socialiste. Notre Vénéré lui, souhaite une France forte et nouvelle dominée par l’idéologie de l’utra capitalisme.

Mais c’est bien à ce discours là que me fait penser la phraséologie sarkozyenne, plutôt qu’à celui de de Gaulle.

« Pourquoi voulez-vous qu’à 67 ans, je commence une carrière de dictateur ? » Disait de Gaulle  19 mai 1958.

Notre Vénéré n’ayant de 57 ans, il lui reste 10 ans pour s’y préparer !

Dis Tonton, c’est pour quand la révolution !

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Posted in: Raz-le-bol