De l’art de traire les mûres…

Posted on 6 avril 2012

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Ma parabole a bougé. Et comme je ne suis ni acrobate, ni muni des outils adéquats, j’ai du faire venir un antenniste pour la remettre en place.

Ce matin donc, après les délais d’usage de la France qui ne travaille pas assez pour gagner moins, je vois débouler devant ma porte une camionnette dont peine à s’extirper un humanoïde du genre croisement entre un joueur de rugby, un CRS body builder et un catcheur catégorie poids super lourds.

Bref, le genre de personne que tu n’as pas intérêt de lâcher dans ton jardin lorsque ton gorille est en rut, il serait capable de bouffer le gorille.

Le personnage se décapsule donc de la camionnette qui pousse un ouf de soulagement et grandit d’un bon demi-mètre, et j’entends un « bonjour, monsieur », d’où je déduis qu’il doit bien s’agir de mon antenniste, et non du fils de King-Kong habillé en homme.

Il faut bien le dire, vu l’ampleur du bonhomme, j’ai eu un peu peur pour ma toiture où se trouve logée ma parabole. Mais non, presque aussi agile que King-Kong, le monsieur grimpe sur son échelle comme une danseuse, et c’est à peine si j’ai entendu mes tuiles frémir. Et hop, parabole remise en place et retour à la civilisation télé.

Comblé de joie par cet exploit, et non sans avoir réglé une facture dont la France qui travaille plus pour gagner moins se serait bien passée, j’offre donc le café à ce colosse déguisé en humain… (J’ai oublié de vous dire qu’au travers de son Marcel, il était tatoué de partout, le mastodonte)… Et je m’entends répondre, « non merci, monsieur, je ne bois jamais de café, uniquement du… chocolat avec du lait »…

Ca tombait bien, j’avais envie de pisser, et je me suis réfugié aux toilettes pour éclater de rire en imaginant une pub pour nesquick avec King-Kong, du haut de l’Empire State Building, buvant d’une main son chocolat au lait, de l’autre effeuillant la rose, et une pluie d’hélicoptères déchirant la campagne.

Bref, je puis donc rallumer ma télé, et comme c’est l’après-midi, je pensais tomber sur une série à l’eau de rose, du genre Derrick déguisé en jolie jeune fille comptant pâquerette avec un âne.

Mais non ! Je tombe direct sur notre Vénéré… Que  je zappe la TV de suite.

Pas de poulitique, qu’elle a dit ma chatte !

Bon, je vous livre un conte tiré pourtant de la réalité, il s’est passé en août 2010.

En Polynésie, il y a des pêcheurs qui n’ont vraiment pas de bol. Leur bateau prend la flotte et ils réussissent à se réfugier sur leur canot de sauvetage avant de se faire bouffer par les requins. Les requins se cassent, la nuit tombe, et boom, ils se font attaquer par des calamars géants… Ceci-dit, ils ont au moins une compensation, les pêcheurs, ils peuvent entrer dans le livre des records. C’est la première fois que l’on assiste à une telle attaque de calamars, et l’on ne sait même pas comment l’expliquer.

Bien moi, je sais, ils ont dû se casser de Roumanie, les calamars géants. Et comme la Polynésie, c’est la France, ils ont pris les pêcheurs pour des poules.

Bon, je sais, c’est un peu embrouillé mon histoire, et quel rapport avec ma parabole ?

L’histoire du record ?

Tiens, pourquoi pas ! Ceci-dit, une parabole, ça peut aussi se prendre en plusieurs sens, et les calamars agressifs ne sont pas toujours ceux que l’on croit… Mais bon, ça, c’est une autre histoire…

Enfin bref, ma parabole, j’aurais peut-être mieux fait de la laisser déplacée. Cela m’aurait évité de regarder les grands mères se déguiser en gros méchants loups dans une série si Z que même le New York Times la trouve « aventureuse ».

Dis, t’es sûr que t’es pas limite poulitique, là ? qu’elle me dit ma chatte !

Ben euheuh !

Et quant à l’art de traire les mûres, ce sera aussi pour une autre histoire…

Dis poisson, c’est pour quand la révolution !

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