Breve de confoire

Posted on 15 mai 2012

4


Cette foi(s) ça y est, notre bigot de flicard de Latran a pris la porte. Notons quand même qu’en cinq ans, son patrimoine s’est vu fleurir de quelques 700.000 euros, somme négligeable, n’est-il pas (sans compter la dot d’une certaine diva des chaumières) ! Et que, s’il entre au Conseil Constitutionnel, il devrait encore nous coûter 1,5 millions d’euros par an à vie. Souhaitons lui donc une aussi longue vie qu’aux deux autres présidents encore vivants. Au Conseil Constitutionnel, il pourra leur servir les fraises à sucrer.

Personnellement, je le dis franchement, il va me manquer. Il va falloir que je trouve une autre tête à claques. Et je ne vous cause pas des Géant, Broutefeux, Bresson du Buisson, et autres Médrano… Je vais devoir aller faire un tour à la Foire du Trône, pour me défouler, voir s’il y a toujours le vilain bonhomme sur  la tronche duquel on lance des tomates. Ou non, tiens, je vais aller faire une balade en Australie, et m’inscrire au prochain championnat de lancer de nains. Bon, va quand même falloir que je fasse gaffe, comme je ne suis pas bien grand, je risque d’être pris pour le nain de service.

Bref, n’ayant que peu de temps, je serai bref. Avant donc de me trouver une nouvelle tête à claques, ce qui ne saurait tarder, mais laissons-la savourer son plaisir un instant… L’heure est aux bilans.

Notre nouveau Vénérable (va falloir que je trouve autre chose), veut une France de la réconciliation. Ben non ! Désolé, je ne réconcilie pas !

Je ne reviendrai pas sur la fracture sociétale (j’aime bien cette expression qui ne veut rien dire) que l’on nous a imposé depuis 10 ans, ce climat de mépris de l’autre, de ségrégation, de haine même… J’en ai déjà beaucoup parlé. Il s’agit d’une brisure qu’il nous faudra longtemps pour réparer. De même qu’il a fallu longtemps pour réparer la brisure du Pétainisme, et très peu de temps pour y revenir.

Je voudrais parler d’une fracture bien plus grave, parce qu’insidieuse, que ces cinq ans de présidence nous a imposé, celle de l’étatisation du capitalisme. On peut d’ailleurs aussi bien dire de la capitalisation de l’Etat.

Pendant cinq ans, nos braves UMPistes sarkoziens n’ont rien fait d’autre que de poser tous les jalons pour que tout ce qui est du domaine de l’Etat tombe entre les mains (et si possible dans les poches et les porte-feuilles) du capitalisme. Des retraites, à l’enseignement, en passant par l’assurance maladie (pour ne pas parler d’une « sécurité sociale » qui n’existe plus), la santé… J’en passe… Toutes les clés ont été posées pour que tout ce qui relevait de l’Etat (sauf les impôts, et encore, sans doute n’ont-ils pas eu le temps) finisse par être dominé par la logique du privé, du pognon, de la rentabilité, de l’intérêt… Bref, de ce que l’on nommait autrefois le capitalisme, et que, par je ne sais quelle pudeur rosière, l’on nomme aujourd’hui libéralisme.

Et j’insiste bien sur le « tout », il est important.

Mais dans cette optique du capitalisme à tout prix, un problème va se poser un jour (si tant est qu’il ne se pose pas déjà, ce que je pense), à quoi donc va servir l’Etat au final si tout est de la sphère du privé ? Et à quoi vont nous servir nos cher politiciens ? Ces cher politiciens que nous nous plaisons tant à élire, comme le troupeau de moutons se plaît à se jeter de la falaise.

Peut-être serait-il temps de se poser la question, avant d’aller tout droit vers la falaise.

Mon anarchisme chronique et irrémédiable faisant que je ne crois pas plus aux vertus socialistes de notre nouveau Vénérable (oui, je sais, faut que je trouve autre chose) qu’à celles de l’ancien, quelque chose me dit que ce n’est pas lui va va changer cela. Et lorsque je l’entends s’introniser en vénérant tout autant de Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac (tiens, il a oublié Poher), il me semble déjà que… Et allez hop ! Trois petits tours et ça recommence… 

Madame la présidente du MEDEF n’a pas grand chose à craindre… La voie ayant été tracée, d’ici une dizaine d’année, elle sera présidente de la République.

Dis Tonton… Oui ? Ben non ! Je ne réconcilie pas ! D’ailleurs, ça me fait bien trop penser à concile !

Publicités