Voltaire et la bite du Christ

Posted on 20 mai 2012

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Allez savoir pourquoi, mais en feuilletant le Dictionnaire philosophique de Voltaire, je suis tombé sur la bite de Jésus.

Quoi que, c’est quoi ce bordel, qu’est-ce qu’elle vient foutre dans un dico philosophique, la bite à Jésus ? Qu’elle demande ma chatte. Ca philosophe une bite ? Ou c’est con comme une bite, que ça, tu l’as déjà dit ?

Ben non, c’est pas ça ! Jésus était Juif avant de crétiniser les chrétiens et d’en devenir une star people. Et comme tout bon Juif qui se respecte (et tout bon musulman aussi), il s’est fait couper un bout de la bite, sans qu’on lui demande son avis. Mais lorsque les chrétiens l’ont idolâtré, vu qu’il était mort sur la croix et envoyé lécher les pieds de dieu, ils ont cherché par tous les moyens d’en retrouver des morceaux, pour pouvoir les lécher eux aussi.

Paraît donc qu’ils lui ont retrouvé le prépuce manquant, et que, de même que Jésus multipliait les pains, ils le lui ont multiplié. D’où l’article du dico de Voltaire, dans lequel le philosophe répertoriait différents lieux où l’on pouvait admirer la précieuse relique. Un bonne dizaine qu’il en trouvait alors, de Saint-Jean de Latran à Rome, en passant par Anvers, ou en faisant une escale près de Chartres, sur la route de Saint-Jacques de Compostelle. Un chemin de croix parsemé de bites en somme.

Bon, il est vrai qu’à en croire l’iconographie, Jésus l’avait grosse. Tiens, cela me rappelle une petite histoire qui s’est passée en avril 2010 aux Etats-Unis, et pour une fois qu’une histoire concernant l’église ne rime pas avec pédophilie, l’on peut bien en rire.

C’est l’histoire d’un Jésus en éruption.

Dans un bled de l’Oklahoma du nom de Warr Acres (ne me demandez pas ce que cela veut dire, je n’en sais rien), le curé avait eu la bonne idée d’installer en son église un crucifix créé par une artiste contemporaine, mais inspiré d’un original italien du XIIème siècle.

Mais le Christ en croix présente, il faut bien le dire, une certaine rigidité au niveau de la ceinture.


Rigidité qui n’a pas semblé plaire à toutes les paroissiennes du village, qui sont entrées en fronde contre leur curé. Il faut dire que le crucifix en question fait dix pieds de haut, ce qui représente un engin assez proportionné, et nettement visible, même pour les plus myopes.

Je suis donc allé voir l’original italien. Ben voui, c’est pas mieux !


Et comme les artistes italiens du XIIème siècle avaient bien du talent… N’en déplaise aux paroissiennes de l’Oklahoma, cela avait fait la Une de toute la presse à l’époque. Celles qui ne voulaient voir la bite de Jésus en furent pour leurs frais, elle fut exhibée dans tous les journaux.


Sont étranges, les paroissiennes de Warr Acres ! Depuis l’éruption, il en y en a même qui ne sont plus « membres » de l’église. Comme disait Hugo, ce doit être de la faute à Voltaire.

P.S. En tapant « taille » sur Gogole, je tombe sur un site ou l’on peut… Oui, oui ! Mais pour celle du Christ, il faut un peu extrapoler.

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