Ricard, ou pastis ?

Posted on 25 mai 2012

0


Je voulais parler de flotte hier, rassurez-vous, pas de la pluie et du beau temps, ni de celle qu’on met dans le pastis, juste de la flotte. h2o, qu’ils appellent ça, les chimistes, que ça perd tout son charme. Si au bistro je demande un ricard avec un peu d’h2o, m’est avis qu’elle va me regarder de travers, ma serveuse préférée. Et si je lui commande un pastis avec un peu de composé chimique ubiquitaire, je risque de me le prendre dans la tronche le pastaga.

Bref, je digresse encore, comme hier, où c’est qu’en parlant de flotte, j’ai fini par parler de flotte au pétrole. C’est promis, je ne recommence pas. De toute façon, les ricains ont déjà trouvé comment transformer leurs éviers en cuisinières, et ce sera bientôt idem chez nous. 

Ouais, bon, on s’en fiche de la flotte au gaz de schiste, parlons flotte, tout simplement.

Donc… Je ne sais pas si vous êtes allé faire un tour dans l’espace, moi non plus. Mais en avion par exemple, lorsque vous vous tapez un Paris – New York, vous avez l’impression que le monde est plein de flotte, il n’y pratiquement que ça en dessous du navion. Et tiens, même si vous faites un Genève – Lausanne en aéronef, vous pensez qu’il n’y a que de la flotte en Suisse (clin d’oeil, à nos ami(e)s Suisses). 

Bien non, vous vous trompez totalement. La flotte est extrêmement rare sur notre planète, et vachement extrêmement encore plus rare, si l’on ne considère que la flotte directement consommable par les bipèdes et autres animaux, c’est à dire l’eau douce (j’excepte donc les animaux marins qui adorent l’eau salée et pétrolée).

Ouais, la flotte est un élément si tant tellement rare sur terre, qu’il faudrait arrêter de la saloper avec du pétrole, du gaz de schiste, des nitrates, et autres cochoncetés que j’en passe. Et que t’arrêtes de draguer la serveuse, que tu vas vraiment te prendre le pastaga sur la tronche. Qu’elle me dit ma chatte.

En effet, mais là n’est pas le sujet, c’est toi qui digresse. Revenons donc aux faits.


Sur l’infographie ci-dessus, vous devriez distinguer quatre boules. 

La plus grosse, en vert, avec une Amérique qui nous casse les pieds, représente la terre, si elle était privée d’eau. 

La plus grosse des boules bleues, représente toute l’eau présente sur terre, y compris l’eau imbuvable des océans où les poissons pissent dedans et qu’elle est bourrée de pétrole et autres saloperies. Y compris aussi la flotte contenue dans nos organismes qui, elle est polluée par le pastaga et autres produits chimiques que l’on ingurgite chaque jour. Elle ne représente que 0,023% de la masse de la terre. C’est chouia pas beaucoup.

Juste à côté, figure une autre boule bleue, bien plus petite. C’est la quantité d’eau douce que contient la terre, celle que vous mettez dans le pastaga. Sauf que la plupart de cette eau douce nous est inaccessible, congelée au fin fond des glaciers polaires, ou, bien planquée aux tréfonds de la terre.

Et enfin, il y a une troisième boule bleue. Mais là, il faut que j’agrandisse la photo, tant elle est minuscule.


Elle représente la quantité d’eau douce qui nous est facilement accessible aujourd’hui, à nous, 7 milliard de bipèdes, ainsi qu’aux quelques milliards d’espèces d’animaux et de plantes qui peuplent nos jardins (chiffre donné à la louche, je n’ai pas compté).

Sachant que cette quantité de flotte, contrairement à l’espèce bipède, a peu de chances croître, je vous laisse deviner la fin de l’histoire…

Mouais, c’est ça, tu ne mets plus d’eau dans ton pastis ! Qu’elle dit ma chatte.

On s’en fiche, je n’aime pas le pastis, me file mal au foie…

Bon, une petite pensée pour nos amis du Québec qui s’en prennent plein la poire parce qu’ils on trouvé une bonne manière de se faire entendre. Cogner sur une gamelle vide !

Dites, si tous les gars et les filles du monde voulaient se cogner la gamelle…

(Crédit photo : Jack Cook, Woods Hole Oceanographic Institution.)

Publicités
Posted in: Merdialisation ?