En pente, ou en côte ?

Posted on 27 mai 2012

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En cherchant pourquoi les curés avaient associé une pente à une côte, ce qui n’a aucun sens, puisque aussi bien la pente que la côte, vous pouvez la prendre dans le sens de la montée ou de la descente, je suis tombé sur une autre malformation curotine, le comput.

Rien à voir avec l’engin sur lequel je tape ces mots et que les ricains ont nommé computer. Non, c’est juste une histoire de lune (à ne pas confondre avec une autre).

La lune, c’est le machin protéïforme qui se balade dans le ciel et dont on a longtemps cru qu’elle éclairait nos nuits, ce qui est totalement faux, puisqu’elle n’émet pas la moindre lumière. On a aussi cru qu’elle servait de logement à Pierrot et sa Colombine, ce qu’a formellement démenti un certain trompettiste du nom d’Amstrong, en mettant pour la première fois le pied dessus et en s’écriant, « Y’a quelqu’un ? » Ben non, y’a personne, qu’on lui a répondu.

Bref, la lune, allez donc savoir pourquoi, c’est aussi un truc qui sert au bipède à fabriquer ses calendriers. 

Des calendriers, il y en a de toutes sortes. Moi, je choisis de préférence celui où il y a un chat dessus (c’est pour faire plaisir à ma chatte), mais vous pouvez très bien choisir celui qui vous montre un ours, un pompier ou une jolie fille à poil. A chacun ses goûts.

Ceci-dit, il faut quand même faire attention au calendrier pour ne pas rater ses rendez-vous, parce que si vous choisissez un calendrier julien, un grégorien, un orthodoxe, un juif, un musulman, ou un maya, ou que sais-je encore, vous risquez fort de vous tromper de date. A chacun sa date.

Tiens, une fois, j’ai voulu en prendre un avec un ours dessus. J’aime bien les ours et ma chatte aussi, mais c’est trop petit chez moi, alors juste en calendrier.

Quoi c’est que ce truc ? Qu’elle m’a dit ma chatte. Tu fais dans l’anticipation maintenant, on n’est pas en 5772 !

J’avais pas fait gaffe, il était juif, le calendrier. Vu que j’avais plein de rendez-vous le lendemain, j’étais mal barré si j’attendais 3760 ans.

Bref, revenons à nos pendules. Je ne sais toujours pas pourquoi l’on a basé nos calendriers sur la lune, mais c’est comme ça, le bipède a parfois d’étranges coutumes que l’on retrouve un peu partout.

Un calendrier donc, quel que soit le jour où vous le faites débuter, ce doit être régulier, comme une marche militaire. Et c’est là que c’est le bordel, parce que la lune, elle, n’a pas un cycle régulier. Si vous basez donc votre calendrier sur les cycles lunaires, soit il finit toujours par se décaler par rapport à elle, soit l’inverse (ce qui revient au même).

Mais le bipède ayant d’étranges coutumes (je me répète, mais tant pis, comme le dit si justement la vache), en dépit de la régularité de son calendrier, il fixe souvent ses fêtes en fonction de la lune qui, elle, n’a rien de régulier. D’où un gros bordel dans la régularité de l’irrégulier (ou l’inverse, on s’en fiche), puisque ses fêtes finissent toujours par se décaler, elles aussi, par rapport à son calendrier (mais pas l’inverse, quoi que).

Bon, vous suivez, ou je vous prépare l’aspro ?

Pour mettre ses pendules à l’heure à la fois du calendrier et de la lune, le curotin catho a donc trouvé une ruse (il faut bien qu’il s’occupe, lorsqu’il ne s’occupe pas d’enfants), le comput, qu’il a donc inventé.

Si vous cherchez « comput » sur Gogole, il vous dira que cela vient du latin computus, ce qui vous fait une belle jambe si vous n’entravez que pouic au latin. Puis il vous explique que c’est le mode de calcul que les chrétiens ont inventé pour déterminer les dates de leurs fêtes mobiles. Et que, pour déterminer ces dates, ils ont créé une lune fictive, qu’ils ont nommée lune de comput.

L’aspro est prêt, si vous voulez.

Bon, on savait qu’ils avaient inventé plein de trucs les curés, mais la lune fictive, je ne savais pas. Peut-être qu’ils ne se sont jamais remis de devoir admettre que le terre n’étais pas plate, ni au centre du monde et que le bipède descendait d’un arbre et non d’une côte, (qui, suivant le sens dont vous l’abordez, peut aussi être une pente, oui, je sais, je me répète encore).

La lune fictive du comput des cathos donc, elle débute à pâques, et là, tout se complique, parce qu’il faut déterminer la date des pâques. Mais pas n’importe comment, selon l’âge de la lune, qu’il faut la calculer. 

Vous le connaissez-vous, l’âge de la lune ? Moi non ! Mais les chrétiens connaissent des choses que le commun ignore, dont l’âge de la lune. Bon, vous me direz que les Juifs connaissent l’âge de la terre, et les Mayas la date de la fin du monde. Chacun fait ce qu’il peut.

Bref, je ne sais plus où j’en suis du coup. Ah oui, l’âge de la lune ! Et là, ça se complique tant et tellement que j’y vais direct à l’aspro. 

Il faut calculer une lettre dominicale et un nombre d’or astronomique, qui vous donneront une épacte, qui elle même vous indiquera l’âge de la lune, mais non pas en années, en siècles ou en millénaires, mais en jours. Et que même après trois aspros, je n’ai rien compris. Je vous fais donc une simple copie d’écran.


Et quand j’ai dit que ça se compliquait démesurément, ce n’est pas prêt de finir, parce que sur la copie d’écran, on peut lire qu’à partir de 2100, si les cathos continuent de compter ainsi l’âge de la lune, le dimanche aura lieu un samedi.

Alors ne me demandez surtout pas pourquoi ils ont associé une côte à une pente, que c’est le mal de crâne assuré jusqu’à pâques prochain. Et rupture de stocks chez les fabricants d’aspro.

Dis Tonton, t’oublies pas un truc ?

Ouais, je sais, mais c’est dimanche aujourd’hui, alors je me repose !

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