Le diable et la Commune

Posted on 28 mai 2012

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Allez donc savoir pourquoi, mais au cinéma, le diable est le personnage le plus souvent représenté, précédant de très peu le Père Noël, et de très loin Jésus Christ, Dieu, Napoléon, et Hitler.

Bon, on s’en fiche, quoi que ! Deux jours qu’il leur faut pour fêter la pente en côte aux curés, et même qu’il leur faut déterminer l’âge de la lune pour fixer leurs jours de fête.

Tu l’as déjà dit hier !

Oui, je sais. Mais quand même, cette année, ils auraient pu choisir un autre jour, parce que les fêtes républicaines n’ont pas besoin de la lune, elles, pour se fixer. Le plus souvent, il leur suffit d’un peu de sang. Et le 28 mai, c’est le jour de l’extermination sanglante de la Commune de Paris.

Tiens, pourquoi n’ont-ils pas choisi la Saint-Barthélémy pour fêter la côte en pente ?

Bon, vous savez ce qu’ils ont fait, les curés, pour fêter la Commune de Paris ? Deux ans plus tard, à peine, ils ont décidé, avec l’aide de l’Etat, de commencer à construire la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre, sur le lieu du point de départ de l’insurrection communarde. C’était « pour expier les crimes des fédérés », qu’ils ont dit.

Il est vrai que les fédérés ont fusillé une vingtaine de curés, dont l’archevêque, curé en chef de Paris. Oeil pour oeil, dent pour dent, dit-on ! Et que ces fieffés coquins de Communards, rompant avec le concordat de 1802, avaient décrété la séparation de l’Église et de l’État, la suppression du budget des cultes et la sécularisation des biens des congrégations religieuses.

Bon allez, juste pour le fun, le 35ème et dernier article de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Aucun rapport avec le diable…

La tombe d’Eugène Pottier au Père Lachaise…

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