La croix de la dette (ou l’inverse)

Posted on 5 juin 2012

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Il y a parfois des bonnes nouvelles. Alors qu’on nous emmerde (désolé, mais c’est bien le mot) chaque jour avec les dettes publiques, et qu’au même moment l’on nous répète inlassablement que les riches sont toujours plus riches… mais que l’on ne sait pas où aller chercher le pognon… Ben oui ! Touchez pas à mon riche ! On apprend que l’église aussi est dans la cake.

Si, c’est on ne peut plus sérieux, j’ai lu ça dans Le Point, magazine que l’on ne peut pas qualifier de gauchiste, qui relaie d’ailleurs une info parue dans La Croix, journal que l’on peut difficilement appeler matérialiste. 

L’église est en crise donc, et pas seulement à propos du sexe des anges, ou de la trouble affaire du vaticanleaks, où le valet du pape aurait dévoilé d’étranges secrets sur les moeurs benoîtes et celles de ses potes. Non, c’est une crise financière bien réelle qu’elle doit affronter.

Tiens, si vous créchez dans l’Allier, ou si vous avez son téléphone, demandez-le donc à l’évêque de Moulins, il vous le confirmera. 

Il a en effet procédé à une enquête sur le sujet où il apparaît que non seulement les curotins de l’Allier sont de plus en plus rares. Ils sont en effet à peine 2,2% de la population du bled à fréquenter les messes, mais il faut dire que la plupart des prêtres ayant plus de 75 ans, les messes doivent souvent y ressembler à des sucrages de fraises – ce qui explique peut-être aussi que la moitié des fidèles ait plus de 60 ans. 

Mais son enquête montre qu’en plus, ils sont radins, ne consacrant que 1,46 euros à la quête du curé. A ce rythme, l’église de l’Allier, dont le budget annuel est de 4 millions d’euros (ouais, quand même) sera en déficit de 500.000 d’ici trois ans.

Bon, dans L’Expansion, on peut apprendre les dividendes (à ne pas confondre avec les salaires, c’est juste un cadeau bonux) de quelques patrons du CAC 40. Le mieux loti a eu droit pour 2011 à un bonux de plus de 1,65 euros, pardon de 1,65 millions d’euros. le suivant à un bonux de 1,11 millions… Ils ne vont pas à la messe dans l’Allier les CACeurs ? Faut les appeler au secours monsieur l’évêque.

Mince alors, le patron de Pernod Ricard n’est que sixième de la liste, et avec un dividende ridicule de 254.600 euros, il ne pourra pas sponsoriser le vin de messe.

Dis Tonton, c’est prévu ce soir le grand soir !

 
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