A Evry, poulet soit loué.

Posted on 7 juin 2012

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Comment être payé 1700 euros nets par mois sans rien foutre ? C’est simple, suivez l’exemple de notre nouveau ministre de l’intérieur, Manuel Valse (oui, je sais). 

Bon, je sens que l’on va bien se marrer avec nos socialos à l’eau de rose au pouvoir. Presque autant qu’avec Filou 1er et ses copains.

Je résume, avant de devenir notre brave et valeureux ministre des poulets (dieu soit loué), Manuel Valse (j’insiste, je sais) était maire d’Evry. Devenu ministre, il doit donc laisser sa place de maire à son premier adjoint et devient simple conseiller municipal.

Vous avez dit simple ! 

Ben non, pas si simple ! Alors que les autres conseillers municipaux du bled touchent une indemnité d’une centaine d’euro, lui s’en est fait voter une de 1700 euros, presque équivalente à celle du nouveau maire, et, si je calcule bien 17 fois supérieure à celle des autres conseillers.

Faudra pas s’étonner si on le voit plus souvent au conseil municipal d’Evry qu’au conseil des ministres.

Euheuh ! Vous croyez mes poulets ?

Ben non, justement ! Mais suite à une baisse de 30% du salaire des ministres, le pauvre nouveau chef des volailles ne gagne plus que 9.940 euros bruts par mois. Allez donc savoir comment vivre avec ça, surtout lorsqu’on a logement, chauffeur avec voiture, bouffe… et j’en passe… gratos. Un vrai salaire de misère !

Bon allez, on se paye une valse…

Tom Waits

Contrairement à ce que laisse penser le titre, Waltzing Mathilda, n’est pas une invitation à danser avec la Mathilde (qu’est revenue). A l’origine, la Mathilda en question étant le surnom d’une simple couverture que portaient dans leur baluchon les ouvriers journaliers agricoles australiens de la fin de XIXème siècle, et qui vendaient leur force de travail au gré des rencontres et du hasard. 

Waltzing Mathilda signifierait donc plutôt, « allez, on y va Mathilda, encore un bout de chemin à faire, et tu vas valser sur mon dos ».

La chanson racontait ainsi l’histoire d’un pauvre journalier australien qui croise un mouton venu s’abreuver près d’un point d’eau. « Chic, se dit le mec, de la bouffe pour une bonne semaine ». Il pique donc le mouton. Mais voilà-t-y pas que le propriétaire de la bête arrive, accompagné de poulets (dieu soit loué). Et le journalier préfère se jeter à la flotte et se noyer plutôt que d’aller en prison.

Depuis, si vous allez près de ce point d’eau, vous pouvez entendre son fantôme chanter.

En 1972 une autre chanson du même nom fut écrite par Eric Bogle et chantée notamment par Joan Baez qui, elle, parle d’un soldat australien parti se faire allumer de pruneaux pendant la guerre de 1914/18. Tom Waits a fait sa propre version en mêlant les deux.

Rien à voir donc avec la valse de Valls.

Joan Baez


Dis Tonton, c’est quand qu’on les fait valser tous !

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