De mémoire d’âne

Posted on 18 juin 2012

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Si quelqu’un s’avise un jour à limiter la liberté d’expression des ânes, il passera sans doute pour un âne lui-aussi ! 

De même que mon histoire de jonglage et de théorie de la crêpe d’hier, cela fait partie des petites phrases sans queue ni tête que j’écris parfois sur des morceaux de papier, et que je retrouve au hasard de mes rangements.

Bon quelques mots sur les résultats de ces élections législatives.

Près de 44% d’abstention ! Rien à secouer ! Pourtant, cela devrait ébranler quelque peu la légitimité de nos politiques, mais il faut croire que non. Certes, on nous a tellement répété pendant une semaine que les dés étaient jetés, que certains n’ont sans doute pas jugé utile d’aller voter. Mais quand même ! Se faire élire avec 50 (et parfois moins) de quelques de 44 %, d’un côté ou de l’autre, c’est plutôt minable, je trouve. Mais passons…


La stratégie d’extrêmisation de l’UMP a plutôt bien fonctionné, résultat : trois députés (ouvertement fachos, pardon) Front National. Et pas des moindres, la troisième génération Le Pen, l’avocat Co…ard, et Jacques Bompard, maire d’Orange.

Là où elle a nettement moins bien fonctionné, c’est que sur la quarantaine d’UMPistes députés et ex (pas tout à fait fachos, mais presque, pardon) de la droite populaire, 21 se sont faits sortir. Comme quoi, ce n’est pas à l’UMP que le racollage (facho, pardon) extrêmiste a profité, mais bien au fhaine, comme je le pensais.

Majorité presque absolue au PS, et absolue avec ses alliés. Mais au moins quelques bonnes nouvelles. Deux grossiers parachutages qui sont tombés directement à la flotte. Jack Lang qui, après avoir été un excellent ministre de la culture, est devenu un très bon sucreur de fraises. Et Miss Royal, bien fait pour elle, elle n’avait qu’a être loyale avec son Poitou–Charentes.

Suite à quelques petites magouilles, dont le parachutage de Miss Ducrot dans ma rue (beurk !), Europe Ecologie aura un groupe à l’assemblée. Mais ni le Front de Gauche (sauf s’ils récupèrent certains députés d’Outre-Mer), ni le Modem (qui n’en avait d’ailleurs pas).

Je ne parlerai pas du Front de Gauche. Si ! Bon, qu’est-ce qu’il est allé jouer les matamores à Hénin-Beaumont, le Mélenchon ? Il a presque failli faire élire la marine nationale.

Quant au Modem, je m’en fiche. Mais ils auraient quand même pu faire un truc pour Bayrou, les socialissss. ben non, il fallait l’éliminer celui-là. Trouble fête va, qu’il aurait fait en notre royaume dubipartiste.

Bon un petit truc amusant quand même, dans la presse, ils ne sont pas fichus de s’entendre sur les chiffres. Dans Libé et le Nouvel Obs, on lit qu’ELLV a obtenu 17 sièges, Le Monde leur en ajoute un, et L’Huma les fait passer à 19 (je n’ai pas regardé Le Figaro).

Ouais, revenons aux trois élus fhaine (en attendant les résultats du recours de la marine pompon).

Commençons par le moins connu, Jacques Bompard, maire d’orange (à ne pas mettre au féminin). Vu les résultats du 1er tour il était pratiquement sûr d’être élu, certains le créditaient même d’un possible score de 65%. Il fait partie de la vieille garde du Front, ayant été élu sous ses couleurs de 1986 à 1988. Mais pour brouiller un peu les cartes, il avait créé sont propre micro parti, la Ligue du Sud (à l’image de la Ligue du Nord italienne). Au 1er tour, il se trouvait donc second à moins de 2% du candidat socialiste, mais devant la candidate officielle du fhaine qui réalisait un score de 16%. Celle-ci s’étant désistée pour lui et lui même ayant fait un petit retour au front, allez hop ! Elu avec 58,77 %.

Mais pour les deux parachutés, bébé Maréchal Le Pen et Maître Co…ard, s’ils étaient en ballotage plutôt favorable, c’était nettement moins évident. Ils ont été élus grâce à une triangulaire, l’une du fait du maintien d’une candidate socialiste (merci Madame), l’autre de celui d’un candidat UMP (merci Monsieur). Bien oui, oeil pour oeil dent pour dent, tu ne te retires pas, moi non plus (il faut dire qu’ils ont été parachutés presque voisins. L’une dans le Vaucluse, l’autre dans le Gard).

Quant à ma petite phrase sur les ânes, je ne sais toujours pas pourquoi elle m’est venue. Mais si quelqu’un s’avise un jour à limiter la liberté d’expression des cruches, il passera sans doute pour une cruche lui-aussi !

Dis, Tonton, et la révolution, c’est pour quand ?

Mince alors, j’allais oublier un truc, le 18 juin, ça ne vous rappelle pas un certain appel ? Je parle pas de la vague rose, évidement, mais de ces petits points noirs que je découvre sur ma carte de France.

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Posted in: Raz-le-bol