A la pêche à la baleine…

Posted on 5 juillet 2012

1


La recherche scientifique sud coréenne marque un point, elle va se mettre à l’étude des baleines. Prenant l’exemple sur ses voisins Nippons, la Corée du Sud vient en effet d’annoncer qu’elle allait reprendre la pêche à la baleine… pour des raisons scientifiques. Il est en effet nécessaire de pécher les baleines pour en étudier l’estomac… La seule partie qui n’en soit pas consommable (et encore, je n’en suis pas sûr). Bon, il y a des fois où je confonds les verbes pêcher et pécher…

Ceci-dit, étant donné que les pécheurs (oui, je m’est encore trompé) sud coréens en pêchent déjà une centaine par an… mais accidentellement… Alors une de plus, une de moins…

Ouais, je vais me faire végétarienne. Qu’elle dit ma chatte. Dis, t’as vu, ils l’ont trouvé le boson de Higgs. Mais pas en Corée du Sud.

Boson toi-même, c’est encore un truc de curés pour nous faire croire que le bon-dieu a créé le big-bang.

Bon, revenons à nos baleines. Dans L’Expansion, on pouvait lire il y a quelques jours que la biodiversité avait diminué de 28% entre 1970 et 2008 (et cela ne s’est sans doute pas amélioré depuis). Exit donc de 28% des mammifères (on ne compte pas les bipèdes, mais les baleines par contre, si), des zoziaux, des reptiles, des amphibiens, des poissons…

Ca, c’est dans le monde en général. Mais la grosse cata, c’est dans les écosystèmes tropicaux, où la diminution est de 60% pour la même période (et de 30% depuis 1992, ce qui montre que cela ne s’améliore pas). Et si je ne m’abuse, la Corée du Sud est située entre les deux tropiques… D’ailleurs, tropique du cancer s’écrit 뒤 암 en coréen.

Selon la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 41% des espèces amphibies sont menacées (on ne compte pas les maîtres nageurs), 33% des barrières de corail, 25% des mammifères (là non plus), 20% des plantes et 13% des oiseaux…

Quant à la pêche, « avec des prises de poissons multipliées par 5 de 1950 à 2005, la surpêche a réduit certains stocks de poissons de plus de 90% ». 


Bon, si vous ne le saviez pas, il y a un truc qui s’appelle Commission Baleinière Internationale (à ne pas confondre avec une commission bancaire). C’est un machin plein de bonnes volontés où des gens sont payés à… ne rien faire (il en existe plein, je sais).

Ils se sont donc réunis il y a quelques jours à Panama (il y fait beau en ce moment) pour redire pour la xième fois STOP, il faut protéger les baleines ! Non mais !… Et c’est là que les Sud Coréens ont annoncé qu’il allaient recommencer à les pêcher…

On ne nous a pas communiqué les menus des dîners, mais, lors de la réunion de cette commission, ils avaient entre autres choses à causer de la création d’un sanctuaire pour protéger les baleines dans l’Atlantique Sud (ce n’est pas grand chose, mais c’est mieux que rien). Et bien niet ! Il n’y aura pas de sanctuaire ! Il faut en effet au moins 75% des voix pour qu’une telle résolution soit votée… Autant dire que… Bien oui, ils sont payés à ne rien faire !

D’ailleurs, je n’ai parlé que des Sud Coréens et des Nippons, mais il n’y a pas qu’eux qui poursuivent la pêche à la baleine en dépit d’un moratoire l’interdisant depuis 1986. Il y a aussi les Norvégiens, les Islandais, le Danemark, la Russie, Saint Vincent des Grenadines (qui, comme chacun le sait, crèche dans les Caraïbes), ou les Etats-Unis. Pour la Chine, on ne sait pas trop, ils ne donnent les chiffres que 10 ans plus tard, et en version « officielle ».

Depuis l’interdiction de pêche de 1986, la International Whaling Commission (c’est la même, mais en ricain) a ainsi autorisé officiellement la pêche de 14.583 baleines. Et évidemment, ils ne publient pas les chiffres de celles pêchées officieusement, ni accidentellement.

Ce que l’on sait par contre, c’est que la pêche à la baleine a causé l’extermination d’au moins (c’est évidemment une approximation) 2 millions d’entre elles au XXème siècle.

Dis, avec de tels chiffres, on ne pourrait pas parler de baleinocide ?

Si mais pas en Norvège, ni en Corée du Sud, ni… Et encore moins au Japon. Sur le blog du Monde d’Audrey Garric, on peut lire en effet que le lobbying des pêcheurs de baleines japonais achète le vote de certains des membres de la Commission baleinière en leur finançant leur adhésion à la-dite commission, en leur payant leurs billets d’avion pour se rendre aux réunions annuelles du machin qui ne sert à rien, et s’il y a lieu en développant des infrastructures portuaires dans leur pays, ou encore en leur offrant des coopérations techniques.

Bon, vous allez me dire que c’est sujet à caution, Audrey Garric cite un mec de Greenpeace, François Chartier. Ben non, moi, j’aurais plutôt tendance à les croire les mecs de Greenpeace. Bien plus en tout cas que les pêcheurs et bouffeurs de baleine.

Ouais, c’est bien ce que je disais. Elle est bien mieux dans son bocal ma baleine. Et moi, je me fais végétarienne dès demain.

Bien oui, c’est plutôt sympa une baleine, il y en a une qui a avalé Jonas et une autre Pinocchio, mais elles ne les ont même pas bouffé.

Advertisements
Tagué: ,
Posted in: Merdialisation ?