J’ai paumé mon collier

Posted on 9 juillet 2012

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Alors que nos politiciens s’escriment à vouloir tenter de sauver un système capitaliste déliquescent, celui-ci continue à pourrir le monde en accéléré. Mais, peau de zébu, ils s’en fichent nos politiques. Ils sont bien trop occupés à sauver leurs banques. (Ouais, désolé, je me suis levé tôt ce matin, et j’ai relu le premier tome du Capital).

Il y a quelques jours, je disais en effet que la biodiversité avait diminué de 28% entre 1970 et 2008 et que 33% des barrières de corail étaient menacées selon la liste noire de l’UICN.

Aujourd’hui, je lis qu’aux Caraïbes, entre 75 et 85% de la surface occupée par les coraux a disparu depuis 35 ans. En Australie, c’est 50% de la Grande barrière de corail qui a été bousillée en un demi siècle. Dans le Triangle asiatique des coraux, qui comprend l’Indonésie, la Malaisie, la Papouasie – Nouvelle Guinée, les Philippines et les îles Salomon (je ne savais pas qu’il avait des îles), ce sont plus de 85% des récifs coralliens qui sont aujourd’hui menacés…

Et pourquoi croyez-vous que le corail décline ? Parce que le bipède s’offre de plus en plus de colliers avec ? Bien non ! Tout simplement parce qu’il transforme les océans et les mers en de vastes poubelles (pour ne pas parler de la terre en général, de son atmosphère, et de ses environs).


Et puis, si, allez, parlons de la terre et de l’atmosphère. La « rétraction estivale« , contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas le nombre de gogos qui désertent les villes pour aller pisser dans la mer chaque été (et bousiller le corail s’il en reste). 

Non, c’est juste une tradition qui fait que chaque été, sous l’effet de la chaleur, une partie de la banquise fond et se transforme en flotte. En soi, il n’y a pas de quoi noyer le poisson. Sauf que cette rétraction est de plus en plus importante d’année en année pour atteindre encore un pic cette année. 

Vous me direz que cela n’est pas plus mal, d’ici quelque temps, on n’aura plus besoin de bagnole pour aller du Mont Saint-Michel à Paris, il nous suffira de prendre un bateau à voiles. Certes ! 

Qui plus est, on pourra bientôt planter des arbres au Groenland et même au pôle Nord. Certes en effet ! Ce qui sera bénéfique pour notre atmosphère puisque les arbres stockent le gaz carbonique que dégagent nos bagnoles et autres polluants. Certes encore.

Sauf que, ben non ! Cela ne fonctionnera pas comme ça. Une grande partie du sous-sol de la banquise étant faite de toundra, une sorte de poubelle à recycler, mais naturelle ; si la glace fond, cette poubelle naturelle va dégager tant de gaz carbonique que vous pourrez y planter tous les arbres que vous voudrez, ils seront incapables de l’absorber (à moins d’inventer le gratte ciel à arbres). 

Ce gaz va donc s’ajouter aux nôtres pour aller polluer un peu plus l’atmosphère, si bien que lorsque vous prendrez le bateau pour aller de Paris à Saint Malo, il vous faudra prévoir le masque à gaz.

Quant au corail ! Bien, lui non plus il n’aime pas le gaz carbonique.

Bon, ce n’est pas encore cette année que l’on va supprimer ce grotesque défilé des chaussettes à clous du 14 juillet, et consacrer l’argent qu’il nous coûte à la sauvegarde du corail, des baleines, et de la planète. Tiens, combien qu’ils émettent de CO2 nos militaires, uniquement le 14 juillet ?

Dis Tonton, t’aurais pas un peu triché avec les navions ?

Un peu, si, il y en avait tellement moins qu’ils étaient ridicules, mais polluants quand même.

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Posted in: Merdialisation ?