Chauffe Marcel, chauffe, c’est baloche !

Posted on 15 juillet 2012

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Fait-divers banal, samedi, c’était baloche de 14 juillet. Résultat, deux morts, un Marcel et un Lucien. L’un bossait chez France-Télécon-orange, l’autre chez Pigeot-Citron-vert.

Bref ! Tous les Luciens sont-ils des imbéciles ?

Oui, je l’affirme et signe. Autrement, ils changeraient de nom, de sexe, et même de planète. Et cela ferait du bien aux autres ! Surtout aux Marcels, ceux qui exhibent leurs poils sous des tee-shirts crasseux et ouverts à tout vent, uniquement pour marquer que leur intelligence se trouve dans le poitrail et dans le poil !

Et d’ailleurs, pour en revenir aux Luciens, comment et où situer l’intelligence d’un Lucien ? Dans le fait qu’il se bouffe un Caprice des Dieux sur une plage d’algues vertes, aux côtés d’une jolie blonde déteinte, style poupée Barbie fannée version germanique ?

Et celle du Marcel, dans celui qu’il hume l’odeur aseptisée d’un camembert Coeur de Lion avec quelques joyeux quarantenaires en mal de mauvais bandage ?

Décidément oui ! Il faut vraiment être con pour se dire Lucien, ou Marcel !

Le Lucien, il pleurniche tous les jours chez France-Télécon ou Pigeot-Citron-vert parce qu’un crétin de plus gradé l’emmerde à longueur de seconde pour bien lui montrer qu’un chef est un chef, et que sa place à lui, Lucien, n’est que celle du sous-fifre, du souffre douleur. Et tous les ans il se rend au défilé du 14 juillet, pour faire la preuve de sa puissance.

Le Marcel, il parade chaque année, drapeau rouge aux dents, en défilant le 1er Mai au côté d’autres Marcels qui, des le lendemain, reprennent leur boulot à la chaîne et vont pleurer parce que les actionnaires de France-Télécon et Pigeot-Citron-vert délocalisent à qui peut mieux fric, et que les Marcels et autres Luciens, se retrouvent à faire concurrence à Tamanrasset pour vendre leurs gaufres* et gagner leur smic.

Le Lucien, il se suicide parce que son plus con que lui de chef le harcèle tellement que lui même ne peut plus harceler son moins con que lui de sous-chef, qui finit même par le prendre pour un niais !

Le Marcel, il menace de mettre le feu à “son” usine – pardon, à l’usine de France-Télécon ou de Pigeot-Citron-vert -, mais ne le fait jamais parce que l’actionnaire et son délégué cégétiste lui ont lâché un petit morceau de carotte, histoire de saupoudrer le smic !

Au final, en dehors du poil, la différence entre le Lucien et le Marcel n’est même pas celle du Jean qui rit et du Jean qui pleure, ou du J’en ai marre et J’en ai ma claque, elle n’est que dans la manière de suivre le troupeau. L’un s’écrase, l’autre gueule – mais juste dans les manifs ou dans les stades – et c’est toujours France-Télécon et Pigeot-Citron-vert qui gagnent !

 

Comme le disait Brecht, quand les petits poissons mangeront les grands… Et bien ce n’est pas pour demain !

Au fait, vous connaissez la différence entre l’orgasme chez les animaux et chez l’homme ? Les premiers n’en ont pas besoin, ce n’est qu’une histoire de nature. Les seconds s’y efforcent et s’y affabulent la plupart du temps, ce n’est qu’une histoire de culture !

Quel rapport direz-vous entre le Lucien, l’animal et l’orgasme ? Cherchez vous-mêmes ! Pour moi, il est évident ! Et plus encore avec le Marcel !

D’ailleurs, les Luciens et les Marcels ont un autre point commun, ils se retrouvent au baloche du 14 juillet, histoite de se fendre la pipe, de s’arroser la poire, et de se foutre sur la tronche ensuite.

 

*errare humanum est : pardon, pas “leurs” gaufres, celles de France-Télécon ou de Pigeot-Citron-vert !

Dis le poil, c’est pour quand la révolution !

Et si on nationalisait Pigeot-Citron-vert et qu’on renationalisait Télécon-orange, tu crois que… Qu’elle demande, ma chatte.

 

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