19 juillet 1942…

Posted on 19 juillet 2012

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Pour une fois, je ne vais pas faire dans l’anti-flicquisme primaire. Non, il est arrivé parfois (rarement certes, mais quand même) que certains flics se comportent bien et méritent même le titre de « justes ». C’est ainsi le cas de quelques poulets de Nancy, membres du service des étrangers qui, apprenant le 18 juillet 1942 qu’une rafle allait toucher les 385 Juifs de la ville le lendemain, s’organisèrent pour les sauver.

Ils étaient seulement sept flics au service des étrangers de Nancy, sous la direction d’Edouard Vigneron et de son adjoint Pierre Marie, et ils réussirent à protéger de la mort plus de 350 Juifs. 

32 d’entre eux seront néanmoins arrêtés, mais le train qui devait  emporter 400 personnes vers la mort devra être annulé.

Et il faut ajouter à la hardiesse de ces condés que, contrairement aux zones dites libre ou occupée, Nancy faisait alors partie de le « zone réservée », c’est à dire était considéré comme territoire allemand et directement sous l’autorité nazie, et non sous celle de Vichy.

On peut donc citer ces sept, outre André Vigneron et Pierre Marie, il y avait Henri Lespinasse, Charles Thouron, Emile Thiébault, François Pinot et Charles Bouy. Cinq d’entre eux recevront la médaille des Justes parmi les nations de Yad Vashem.

Edouard Vigneron sera néanmoins démasqué, démis de ses fonctions, et incarcéré à Fresnes. Par chance, il ne sera pas déporté.

Bon, cela ne dédouane pas de leur vilénie (je suis sympa aujourd’hui) la très grande majorité des poulets français qui, en arrêtant les Juifs, en les parquant dans des camps où ils les gardaient jusqu’au départ des convois de déportation – certains même accompagnant ces convois jusqu’à la frontière allemande. Non, cela ne les dédouane pas de leur collaboration et de leur part active dans la Shoah.

Simplement, cela fait du bien de savoir qu’il y eût quelques justes.

(d’après Lucien Lazare, le Livre des justes, ed JC Latès 1995)

Un autre exemple,

Mais… Il ne faut pas oublier…

A partir de demain, j’ai décidé de mettre régulièrement en ligne des extraits d’interview inédites qui m’ont servi à réaliser le film Illusions perdues, 1941 -1942. Mais il va falloir que je trouve quelque chose pour les distinguer de mes petits billets débiles, si quelqu’un a des idées à m’offrir, je prends.

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