Grenoble bis répétita

Posted on 9 août 2012

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Pas besoin d’un discours de Grenoble pour recommencer comme en 40. Enfin, non, tout simplement pou continuer. 150 poulets et CRS mobilisés pour expulser 200 Roms de leurs campements près de Lille. Il est vrai que c’est l’été et qu’ils n’ont rien à foutre, les poulets, faut bien les occuper.

On s’en doutait un peu, les slogans de campagne électorale, c’est du pipeau pour faire mignon. Tiens, « le changement, c’est maintenant », par exemple. Si l’on avait dit « le changement, c’est demain », moi, j’y aurais peut être cru. Bien oui, demain, cela peut aussi être le demain du demain de demain, et même de l’après-demain de l’après-demain du demain… Ca au moins, c’eût été plausible. Mais « maintenant », ben non ! Maintenant, c’est maintenant, point barre !

Bref, Poisson d’avril 1er, nous a vraiment fait le coup du poisson d’avril au mois de mai. Si quelqu’un a vu l’ombre d’un changement depuis mai… Moi pas ! 

Et je ne parle pas de contenu de mon assiette ou de mon porte-monnaie, du prix du gaz ou de l’essence, ou de la note d’impôts que nous allons recevoir d’ici quelques jours et qui, oh surprise, aura sans doute encore augmenté.

Je ne parle pas des entreprises qui ferment leurs sites à tours (oui, je sais, mais c’est métaphoriquement plus fort que moi) de bras, uniquement pour faire plus de fric, et rien à secouer du nombre de chômeurs. Ni des banques qu’il faut continuer à renflouer pour qu’elles aussi, enfin leurs actionnaires, fassent, etc, etc… mais qu’il vous faut avoir au moins la légion d’honneur pour pouvoir emprunter.

Je ne parle pas de la situation lamentable des hôpitaux où il faut trois mois minimum pour obtenir un rendez-vous, sauf si vous êtes en phase terminale d’un cancer, et que vous tombez sur un médecin tellement débordé et blasé qu’il vous envoie direct aux catacombes.

Je ne parle pas des écoles, elles sont en vacances, heureusement pour elles. Ni de la justice, ah si, ils ont quand même réussi à virer une courroie grippée. Ni de… bon allez, je passe ou j’y reste la semaine.

Non, juste de la situation des Roms, par exemple. 150 poulets pour virer 200 personnes ! Ca fait quand même beaucoup de poulet par personne, surtout quand on connaît la taille moyenne d’un CRS. 

Ouais, il vont avoir à bouffer pour tout l’été, les 200 Roms virés de leurs campements. Qu’elle dit ma chatte.

 

Oui, mais moi, je ne sais pas pourquoi, c’est viscéral, mais je n’aime pas le poulet, même très cuit à la marmite et englué de paprika.

Dans Libé d’ailleurs, on peut lire que c’est entre 150 et 200 personnes qui ont été virées. Ca fait vraiment beaucoup de poulets par personne, de quoi se taper une sacrée indigestion.

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