Laissez-moi mon glaçon !

Posted on 10 septembre 2012

1


Si vous prenez une boule, que vous la colorez, la partie en bleu représente la glace présente à la fin de l’été sur la banquise arctique. Si vous prenez deux boules que vous colorez avec les mêmes couleurs, mais l’une dessinée avec les données de l’été 1982, l’autre avec celles de l’été 2012, et que vous les comparez, ça fout les boules, c’est le cas de le dire. 

On peut très nettement constater que cette partie en bleu se réduit comme une (p)eau de chagrin, CQFD, les glaces fondent et se transforment en flotte à une vitesse que l’on n’avait pas imaginé jusque là.

 

J’en ai déjà parlé, je ne vais donc pas faire redite. Si ? Alors disons que c’est con pour les esquimaux, ils vont devoir se fabriquer des igloos en bois et non plus en glaçons – ce qui était plus pratique pour boire le pastis. 

Mais pour nous c’est bien, plus besoin d’aller à La Rochelle pour visiter son honorable curé – oui celui qui a les boules qui pendent -, ni ses célèbres pucelles – si chères au curé sus-nommé -, ni pour voir le mer. On l’aura directement au bord de la Seine, la mer.

Bon ce qui est chiant, c’est que l’on va voir migrer vers Paris tous les habitants de Dunkerque à La Rochelle – on s’y fera, mais où c’est qu’on va les héberger tous ces migrants, déjà qu’il y a pénurie de logements à Paris.

Bref, il y en a qui s’en réjouissent pourtant de cette pollutide ambiante que nous redoublons, ce sont les pollueurs justement, qui en profitent pour multiplier leurs études afin d’exploiter le pétrole et le gaz, jusqu’à présent inabordable sous la banquise. 

Selon certaines études, l’Arctique recèlerait en effet 13% du pétrole et 30% du gaz naturel non découverts à ce jour. Il y aurait même des diamants. De quoi attiser certaines convoitises. Donc, on se bouscule à qui mieux mieux pour savoir qui va l’occuper, la banquise débanquisée.

Sauf que ce n’est pas si facile que ça et que cela coûte cher. Lorsque banquise fond, il y a des glaçons (trop gros pour entrer dans votre verre) qui se baladent un peu partout et qui risquent, boom ! de les faire péter vos plateformes pétrogazières. D’où de gros risques écologiques, mais de cela, ils s’en fichent pas mal les pollueurs. Mais aussi l’obligation de réparer la plateforme pétée, et, ça, ce n’est pas glop du tout.

Qui plus est, il y a un os (pas de baleine, ils s’en fichent aussi) qui se pointe dans leur histoire, le gaz de schiste. En quelques années, l’exploitation du gaz de schiste a tellement explosé (c’est le cas de le dire) aux Etats-Unis et un peu partout ailleurs, qu’elle a rendu les US autosuffisants en gaz. Et comme ce sont les mêmes pollueurs qui exploitent le gaz de schiste et celui de l’Arctique. Ils se posent des question de gros sous. 

Ouais ! Que dois-je polluer en premier ? Les nappes phréatiques, ou la banquise ? Ils se demandent, tu crois ! Qu’elle me dit ma chatte. M’est avis qu’ils vont saloper les deux !

Euheuh… Je crois bien que tu as raison.

Dis Tonton, comment qu’on fait un cocktail molotov ? Avec du pétrole ?

Advertisements
Posted in: Merdialisation ?