Quand les cloches…

Posted on 16 septembre 2012

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Je ne me souviens plus des mots exacts de Prévert, mais il me semble qu’il disait que dans toute église, il y a des cloches qui sonnent. Et je ne pense pas abîmer la pensée de Prévert en disant qu’il ne parlait pas des cloches en fonte qui résonnent en haut des clochers, mais de certains prêcheurs dont les sornettes résonnent au fin fond des églises, comme une clochette résonne au cou d’une vache pour que ses oilles la retrouvent.

Dis, t’es de mauvais poil aujourd’hui ? C’est dimanche, jour de messe. Qu’elle dit ma chatte.

Bien non, au contraire. Alors que des crétins de pseudos musulmans balancent des pavés et des bombes un peu partout à cause d’un film stupide qu’ils n’ont pas vu (moi non plus d’ailleurs). Alors qu’un pape s’en va se promener en papamobile pour balancer sa bonne parole crétine au Liban. Il faut que chez nous l’un des plus hauts dignitaires de la crétienté (vous mettez un « h », un « n », ou une hache où vous voulez), s’en vienne à nous causer du mariage des pédés et nous dire que… 

Bien de sacrées foutrement conneries. Serait pas un peu pédé refoulé, sa dignité ?

Je ne me prononcerai pas, mais…

Ouais, mais je sais, t’en penses pas moins !

 

Bon, disons que… Non, disons-le franchement, c’est quoi que ce crétin de donneur de leçons (j’ai failli écrire de lecon) de morale qui ne connaît rien d’autre de la vie que la branlette, la bonne du curé qui lui prépare une levrette au lapin chaque semaine, ce qui lui permet de fermer les yeux chaque foi(s) que l’un des siens s’adonne à certaines pratiques instructives sur quelques petits lapins (ou lapines) qu’il souhaite transformer en oies, en leur donnant la foi à coups de … (je vous laisse deviner, mais ne dites surtout pas lapines) !

Ben, c’est le prélat des gaules !

Ah bon, tu me rassures, je comprends mieux. Une gaule c’est bien, deux gaules c’est mieux, comme on dirait dans un film porno.

Bref, primat ou prélat des gaules, monseigneur Barabarin ferait mieux de se préoccuper de ce qui se passe sous sa soutane, plutôt que de s’occuper du comportement sexuel de ses contemporains.

Mais ne voulant pas passer pour un anticlérical primaire (ce que je suis néanmoins), j’ai décidé d’écouter l’intégralité de l’interview du curé à gaules, plutôt que de me contenter de son best of. Je ne vous la recommande pas, c’est totalement insipide, l’on y entend un personnage totalement imbu de lui-même qui passe son temps à s’écouter parler, et il faut attendre 12 minutes 30 et les questions répétées des deux journaliste pour qu’il se lâche enfin. Ainsi, après cette question, « pour vous, la goutte d’eau, ce serait l’adoption par des couples homosexuels ? »

« Euheuh, non c’est pas la goutte d’eau, euheuh, si vous voulez le fond de la question c’est qu’est-ce que c’est qu’un mariage. Un mariage, c’est un mot qui veut dire un rempart (à l’écoute, on entend rrreeempart) pour permettre au lieu le plus fragile de la société, c’est à dire une femme qui donne la vie à un enfant, que toutes les conditions soient établies pour que ça se passe, euh, dans les meilleures possibilités. Euh. Donc après cela a des milliers de conséquences, mais qui sont innnnombrablllles (c’est l’intonation qui souligne), parce qu’après ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre, ou après, un jour peut-être, j’sais pas quoi, l’interdiction de l’inceste… on sait très bien le nombre de demandes qui vont arriver après, les gens vont se faire joie. »

Dis, comment qu’il a fait pour être primat des gaules ? L’a couché tu crois ?

Demande-le lui. Mais ses prises de positions aussi stupides, intervenant juste après une rencontre avec un certain ministre des volailles, je n’y résiste pas :

«Je ne permettrai pas que des femmes voilées entièrement, que des prières de rue, que des slogans hostiles à des pays alliés, à nos valeurs, puissent se faire entendre dans nos rues. Je serai extrêmement ferme». 

Non, ne rêvez pas, notre Vénérable Sarkozy, n’est pas revenu, c’est simplement une petite phrase de celui qui se prend déjà pour Sarkozy II, notre brave ministre de la poule.

Dis Tonton, c’est demain la révolution !

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