M’en vais à confesse

Posted on 21 septembre 2012

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« Le principe d’égalité ne s’oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes, ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général ».

Ce n’est pas moi qui ai pondu une telle connerie totalement contraire à notre constitution. Non, c’est le conseil constitutionnel qui, pour cette raison, vient de déclarer la corrida constitutionnelle.

Ouais, et avec ça, on va pouvoir dégager les Roms sans déroger. Qu’elle dit ma chatte. Doit être heureux notre ministre des charters et adepte de la corrida.

En effet, il doit être heureux. Et d’ailleurs il est aussi ministre des cultes, et à ce titre, il sera présent lors de la cérémonie de béatification du père Louis Brisson qui aura lieu samedi 22 septembre à Troyes. Tu le connaissais le père Brisson, toi ?

Euh, non !

Et bien notre ministre non plus, ou alors il en rajoute une couche pour sa future adhésion au fhaine. S’il n’était pas né et mort trop tôt (1817 – 1908) le père Brisson aurait très certainement fait partie des intégristes si chers à monsieur Le Pen, à feu monseigneur Lefèbvre, et à notre brave Benoït (dieu ait bientôt son âme)

Ce cher père Brisson, fondateur des « oblats et oblates de saint François de Sales » et d’écoles qui ses vices (bien oui) encore, outre qu’il était notoirement antisémite, anti franc-maçons et assez peu adepte de la laïcité, a écrit en 1896 à ses adeptes un petit texte assez édifiant sur la pédophilie et les femmes. Je cite :

« Vous aimez un enfant plus que de raison, vous avez à son égard des tendresses féminines. Vous êtes sot. Vous vous mettez ainsi au‑dessous d’une femme. Cela dénote un mauvais fonds, si vous vous laisser aller à ce penchant. La femme est fourbe, naturellement, et vous, vous serez dix fois plus fourbe. La femme est menteuse, naturellement, et vous, vous serez dix fois plus menteur. La femme est traîtresse, et vous serez dix fois plus traître. Si donc vous sentez ces faiblesses de cœur, dites-le à votre confesseur. (…) Résistez donc à cette tentation. Tout le monde l’a plus ou moins éprouvée un jour dans sa vie. Mais celui qui s’y laisse aller diffère du tout au tout de celui qui résiste, car lui, il fait un acte de vertu, quelquefois héroïque. »

Je vous laisse méditer.

Bref ! Passons ! Mais pour en revenir à notre cher ministre de la fermeté et de la corrida réunies, si tant est qu’il existe un ministre de la laïcité, ce n’est sans doute pas lui.

Dis Tonton, tu crois qu’il va a confesse, Nounours Poisson d’avril 1er !

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